lundi, 11 septembre 2006
Valeo condamné à payer plus de 4 millions d'euros pour licenciements abusifs
Le conseil des prud'hommes a rendu son jugement. Lundi 11 septembre et a condamné le groupe Valeo à payer près de 4,3 millions d'euros de dommages et intérêts à 260 de ses anciens salariés du site de Labastide-Saint-Pierre, en Tarn-et-Garonne, qui contestaient leur licenciement de l'usine fermée fin 2003.
Les prud'hommes ont reconnu le motif économique des licenciements en raison de la situation "périlleuse" au sein de l'activité câblage de l'équipementier automobile, mais ils estiment que ce motif "ne suffit pas à [les] justifier" et que les informations sur les reclassements possibles n'ont pas été suffisantes.
Chaque salarié se voit attribuer de 12 000 à 21 000 euros. Le cas de trois des 270 salariés qui avaient porté plainte est renvoyé devant le juge départiteur – un magistrat du tribunal d'instance –, et sept salariés protégés (délégués syndicaux, délégués du personnel) voient leurs demandes déclarées irrecevables. A l'annonce du jugement, l'avocat et le délégué syndical ont annoncé leur souhait de faire appel.
Les anciens salariés de cette usine de câblage automobile, qui employait 450 personnes jusqu'à fin 2003, avaient engagé en 2004 une action aux prud'hommes pour contester le motif économique des licenciements. Ils dénonçaient la volonté du groupe de délocaliser les emplois en Tunisie et en Turquie, alors que, selon Me Bedoc, "la marge brute de Valeo n'avait cessé d'augmenter entre 2001 et 2003". L'affaire avait été examinée le 6 février dernier et le délibéré, fixé au 22 mai, avait été reporté au 11 septembre.
Lors de l'examen de l'affaire, l'avocat de Valeo, avait pour sa part défendu le caractère "précurseur" de la méthode du groupe."Plutôt que décider une fermeture rapide et abrupte au début 2002, Valeo a mené des discussions pendant dix-huit mois pour essayer de trouver des solutions de reclassement et ainsi 238 salariés ont pu être reclassés, soit 58 % des employés", avait-il expliqué.
23:35 Publié dans Actualité juridique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : licenciement économique, syndicat
jeudi, 07 septembre 2006
Le chèque transport!
Dès le 1er janvier 2007, les entreprises devraient pouvoir proposer des chèques transport à leurs salariés. Elles y seront incitées par des exonérations fiscales et sociales. Pour pallier la hausse du coût du carburant pénalisant les ménages, le gouvernement a décidé de lancer un chèque transport au 1er janvier 2007. Ce dispositif restera facultatif (la CFDT aurait préféré obligatoire, le terme facultatif, n'existant pas dans le code du travail!)pour les entreprises, qui pourront décider d’en faire bénéficier ou non leur salariés.( ce sera toujours les plus forts qui en bénéficieront, les plus grosses entreprises et merci pour les autres...) Des exonérations fiscales et sociales devraient les y encourager.Dans les zones à transports collectifs, qui restent à définir, le salarié pourra être remboursé de la moitié de son abonnement, soit environ 200 euros par an. Ailleurs, pour compenser le coût de l’essence, l’aide au salarié se portera à 100 euros par an.
Les modalités plus détaillées de ce chèque transport devraient se profiler dans les jours prochains, les discussions se poursuivant encore avec les syndicats. La mesure devrait être intégrée dans le projet de loi « pour le développement de la participation et de l’actionnariat salarié » débattu à partir du 3 octobre prochain
23:30 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chèque transport, syndicat
jeudi, 03 août 2006
Créé il y a un an, le CNE suscite toujours la polémique
RÉSULTATS CONTESTÉS
L'engouement des premiers jours s'est cependant un peu tari : le nombre d'intentions d'embauche en CNE n'a cessé de diminuer au fil des mois, alors même que le marché du travail retrouvait des couleurs. Confronté à un chômage supérieur à 10 %, Dominique de Villepin avait lancé dès son arrivée à Matignon l'idée d'un contrat de travail offrant "plus de souplesse" aux employeurs et de "nouvelles sécurités" aux salariés. Au coeur de l'été, il avait choisi la voie des ordonnances pour le mettre en oeuvre dans les plus brefs délais, malgré une opposition unanime des syndicats et de la gauche et quelques réticences chez ses ministres sociaux. Désormais, le premier ministre estime que "son" contrat est un des facteurs essentiels de la décrue du chômage, repassé à 9 % en juin. Le CNE "a permis de débloquer l'embauche dans les très petites entreprises", s'est-il récemment félicité, affirmant que "la moitié des créations d'emplois en France" lui sont dues. Mais ces résultats affichés sont contestés. Dans une étude publiée en juin, l'Insee estime que seuls 10 % des CNE correspondent à des créations d'emplois, 70 % s'étant substitués à des CDD ou à des CDI classiques et 20% correspondant à de simples anticipations de recrutements.
LA PEUR DU "SALARIÉ KLEENEX" L'Union professionnelle artisanale (UPA) estime de son côté que 28 % des artisans n'auraient pas embauché et 9 % auraient retardé leur recrutement sans le CNE. Parallèlement, les craintes des syndicats de voir émerger une nouvelle catégorie de "salariés Kleenex" - attisées cet hiver par la tentative de transposer la formule chez les jeunes à travers le CPE - sont toujours vives. Selon l'Insee, 30 % des CNE ont été rompus six mois après la création du dispositif, mais ce taux élevé résulte plus souvent d'une décision du salarié que de l'employeur. Les experts estiment qu'il faudra attendre l'été 2007 pour savoir si les employeurs auront joué le jeu en transformant les CNE en CDI au bout de la "période d'essai" de deux ans ou auront licencié leur salarié juste avant le terme.
En attendant, les recours de salariés en CNE estimant avoir été licenciés abusivement, se sont multipliés devant les prud'hommes. "Surmédiatisés" selon le patronat, ces cas ont conduit les syndicats, à afficher leur détermination à "avoir la peau" du CNE, sans pour autant lancer de mobilisation comparable à celle ayant abouti au retrait du CPE. Ils misent sur l'action juridique - l'Organisation internationale du travail doit rendre à l'automne un avis sur la validité du CNE - et semblent compter sur les échéances électorales. A quelques mois de la présidentielle, la crise du CPE pourrait quoi qu'il en soit avoir refermé pour un temps le débat sur la réforme du contrat de travail, que le CNE avait ouvert il y a tout juste un an.
10:00 Publié dans CNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, Syndicat, emploi, CFDT
vendredi, 28 juillet 2006
Négociation pénibilité au travail
Une rencontre avec le Medef a permis d’examiner les positions de chaque organisation. La CFDT veut parvenir à la mise en place d’une cessation anticipée pour les salariés ayant subi des conditions de travail pénibles.
Pour la CFDT, la négociation doit se poursuivre en prenant en compte ces éléments. Elle estime qu’un rapport de forces plus favorable devrait être recherché à la rentrée.n
10:20 Publié dans Syndicat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pénibilité, CFDT, syndicat
mardi, 25 juillet 2006
Information sur l'entreprise par le net...Cour d'appel Paris 15 juin 2006
La justice reconnaît aux syndicats le droit de donner par le biais d'internet des informations sur l'entreprise...
La Cour d'appel de Paris dans un arrêt rendu le 15 juin par la 18e Chambre reconnaît qu'un syndicat est autorisé à donner sur Internet des informations sur l'entreprise dans laquelle il exerce son activité sans qu'« aucune restriction » ne puisse lui être apportée. Cet arrêt rendu dans une affaire opposant la société TNS Secodip, spécialisée dans les études sur la publicité, la consommation et la distribution, à un syndicat des sociétés d'études constitue une grande première. Il indique qu'un syndicat « comme tout citoyen a toute latitude pour créer un site Internet pour l'exercice de son droit d'expression directe et collective ». « Aucune restriction n'est apportée à l'exercice de ce droit et aucune obligation légale de discrétion ou de confidentialité ne pèsent sur ses membres à l'instar de celle pesant, en vertu du Code du travail, sur les membres du comité d'entreprise et représentants syndicaux, quand bien même il peut y avoir identité de personnes entre eux », souligne la décision.
« Si l'obligation de confidentialité s'étend également aux experts et techniciens mandatés par le comité d'entreprise, force est de constater qu'aucune disposition ne permet en revanche de l'étendre à un syndicat de surcroît, comme en l'espèce, syndicat de branche n'ayant aucun lien direct avec l'entreprise, et ce, alors même que la diffusion contestée s'effectue en dehors de la société », poursuit l'arrêt. Il s'agit d'« un arrêt de principe important qui reconnaît aux organisations syndicales la liberté de s'exprimer et de diffuser des informations sur Internet », se félicite le syndicat. « C'est également satisfaisant dans la mesure ou nous avons l'habitude d'ouvrir des sites Internet syndicaux qui sont souvent le seul moyen de communiquer avec les salariés ». L'arrêt contribue à « l'établissement d'une véritable démocratie dans les entreprises » et donne un « droit à la citoyenneté que le patronat n'a jamais cessé de combattre avec une volonté manifeste de dicter aux organisations syndicales ce qu'elles étaient en droit de dire ou non ». La fédération précise néanmoins qu'il « n'est pas dans ses intentions de diffuser des informations préjudiciables aux entreprises », ajoutant qu'il faudrait « déjà s'accorder sur ce qui est préjudiciable ou non ».
15:45 Publié dans Actualité juridique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicat, internet, CFDT
jeudi, 08 juin 2006
Contre le tout sécuritaire
CONTRE LA STIGMATISATION ET LE TOUT SÉCURITAIRE

Nous refusons que sous couvert d'une prévention de la délinquance soient mis en avant une logique et un dispositif sécuritaires
La fédération CFDT santé-sociaux déplore une fois de plus l'inexistence de dialogue social, de concertation, en amont de tout projet de loi qui aura des incidences, tant pour les citoyens que pour les professionnels.
Le gouvernement s'apprête à présenter un projet de loi de prévention de la délinquance dans la lignée du projet de loi de 2004.
La CFDT santé-sociaux s'inquiète des propositions relatives à la prévention de la délinquance. Elle s'oppose au fait que la réponse sécuritaire prenne le pas sur la réponse éducative et de prévention.
Pour la fédération santé-sociaux, la protection de l'enfance et la prévention de la délinquance doivent être politiquement mises au premier plan.
Les mesures répressives doivent venir en complémentarité de cette politique, le cas échéant.
La fédération santé-sociaux conteste la place prédominante du maire et la remise en cause du secret professionnel. Le maire est un élu et, par définition, non soumis au secret professionnel. Toute atteinte à la confidentialité rend impossible l'établissement de la relation nécessaire à la mission du travail social.
La soumission des travailleurs sociaux à de nouvelles obligations professionnelles à l'égard du maire aurait pour effet de faire endosser au travailleur social une mission de police, puisque, dans la tradition du droit public français, le maire exerce une autorité de police générale.
Une des règles du travail de prévention - la libre adhésion - est de fait totalement rendue impossible.
La mission du travail social est de mener une action sociale et éducative, préventive et curative, dans le respect des personnes aidées. Pour cela, les professionnels ont besoin d'avoir la confiance des personnes et d'assurer la confidentialité.
La logique sécuritaire n'est pas la réponse adéquate aux problèmes sociaux, familiaux et de délinquance. Elle met en danger la logique de relation d'aide, d'accompagnement et d'insertion, que mettent en œuvre au quotidien les professionnels de l'action sociale, de l'éducation, de la justice, du soin et de l'animation.
La fédération CFDT santé-sociaux réaffirme la nécessité de développer :
- la coordination des différents dispositifs de protection de l'enfance, de prévention de la délinquance et la concertation entre intervenants dans le respect des missions et des rôles de chacun ;- les actions de prévention exercées par les équipes spécialisées, en milieu ouvert
ou à domicile, dans le respect des règles déontologiques.
Dans l'immédiat, nous demandons le retrait du projet de loi Sarkozy, ainsi que l'ouverture d'un dialogue social sur ce thème, avec les organisations syndicales.
23:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
Soutien aux élèves sans papiers


La CFDT, la CGT et l’UNSA
appuient la pétition du Réseau Education sans Frontières (RESF) sur le soutien aux élèves sans-papiers.
La mobilisation contre les expulsions des jeunes étrangers scolarisés a conduit le ministère de l’intérieur à envisager la régularisation pour une toute petite partie des familles concernées. Pour les autres, l’échéance de suspension des expulsions du 1er juillet est proche. Les menaces d’expulsion pèsent encore sur de nombreuses familles.
Pour nos organisations, ces situations dramatiques et inhumaines sont le fruit d’une législation sur l’immigration qui a renvoyé nombre d’étrangers dans la clandestinité. L’actuel projet de loi sur « l’immigration choisie » débattu au Parlement, que nos organisations ont déjà qualifié d’inutile et dangereux, ne fera que renforcer cette logique d’atteinte aux droits fondamentaux.
Nos organisations réaffirment leur soutien aux élèves sans papiers qui pourraient être expulsés dès la fin de l’année scolaire. La CFDT, la CGT et l’UNSA appellent toutes leurs structures syndicales à signer massivement la pétition du Réseau Education Sans Frontières (RESF) qui vise à apporter aux élèves menacés d’expulsion soutien, parrainage et protection.
23:25 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
lundi, 05 juin 2006
Politique salariale CC66

"La FNSE (Employeurs) nous fait trois propositions :
Avenant 302 : transposition des mesures Fonction Publique. Cela se traduirait par une augmentation du point de 0,5 % au 1/07/06 soit un point à 3,60 € auquel s’ajouterait 1,25 point de coéfficient.
Avenant 303 : rattrapage de la modération salariale.
- Au 1/01/06 : 3,58 x 1,0234 = 3,66 €
- Au 1/07/06 : 3,60 x 1,0234 = 3,68 €
Les avis sur la stratégie à avoir sont partagés. Après discussion, une autre formulation non plus en point mais en pourcentage de l’avenant 302 auquel on ajouterait 0,6 % prévus pour des mesures catégorielles nous sera proposée à la prochaine réunion...."
Il faut que nous commencions sérieusement à envisager des actions pour montrer notre colère!
Faites nous des propositions originales pour la manifester sur le Rhône...
17:45 Publié dans Convention Collective 66 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
vendredi, 02 juin 2006
Lundi de Pentecôte - 5 juin 2006
La CFDT maintient le cap
Le lundi de pentecôte doit être non travaillé
Comme l’an passé, la CFDT s’oppose à la suppression du lundi de Pentecôte de la liste des jours fériés. Ce mode de financement de la dépendance est injuste parce qu’il repose essentiellement sur la contribution des salariés. De plus ce choix était motivé par une posture idéologique de remise en cause de la réduction du temps de travail.
La CFDT défend un financement solidaire de la dépendance sur l’ensemble des revenus.
Pour le 5 juin 2006, la CFDT maintient sa position : tout faire dans les entreprises pour que cette journée ne soit pas travaillée sans que cela coûte aux salariés.
Faute de revoir la loi pour instaurer un financement plus juste, les inégalités perdureront entre ceux qui ont cette journée prise en charge par leur employeur, ceux dont les organisations syndicales ont pu négocier la mise en œuvre et ceux qui n’auront que le choix de travailler ce jour.
L’objectif de la CFDT reste bien la mise à plat complète des conditions de financement de la dépendance.n
Déclaration de Rémi Jouan, secrétaire national © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 1er juin 2006)
21:20 Publié dans Lundi de Pentecôte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
lundi, 29 mai 2006
Défendre l’Echappée ....(Rhône)

Aucun prétexte financier ne peut autoriser à dégrader la qualité de l’accompagnement des personnes handicapées mentales. La situation dans le Rhône devient particulièrement critique pour ces personnes dépendantes.
En tant que citoyen, nous refusons que l’idéologie d’une compétition mondiale renverse comme un tsunami, toutes les autres valeurs. Les résidants de l’Echappée et des autres établissements ne seront jamais compétitifs.
Quelle place leur reste-t-il dans une telle logique ?
Que signifie le refus aux équipes éducatives d’élaborer l’accompagnement de ces personnes ?
Que signifie un projet produit par un responsable de la tarification du département ?
Il faur stopper cette réduction des coûts incessante. De tels choix sont contre-productifs, même au regard de l’idéologie économique dominante. Ces destructions sociales permanentes démoralisent la population et ne sont en rien motrices de projets créateurs de richesses, ni monétaires ni humaines.
La cause nationale sur le handicap serait-elle seulement le paravent de la dégradation de l’existant ?
L’Echappée doit continuer à construire son projet dans des limites budgétaires raisonnables, mais dans la continuité d’une expérience lentement élaborée par les équipes. Il en va de même pour tous les services et établissements de la Sauvegarde et des autres associations du département du Rhône.
Téléchargez le tract et distribuez le...
Appel à l'action le 13 juin 2006:
assemblee_generale_du_13_juin.doc
Pour plus de détails allez sur leur blog: http://collectifechap.skyblog.com/

18:25 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
mercredi, 24 mai 2006
Eaux troubles!....
22:54 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
Manifestation des salariés de la Sogerma
| "Les salariés de la Sogerma donnent de la voix à Paris Des centaines de salariés de la Sogerma ont manifesté à Paris pour marquer leur détermination à s'opposer à la fermeture de la filiale maintenance aéronautique du constructeur européen EADS. François Chérèque venu défiler aux côtés des salariés a estimé qe l'État était co-responsable de cette situation. Venus de Mérignac (Gironde), plusieurs centaines de salariés de la Sogerma se sont rassemblés mercredi 24 mai devant le siège d'EADS à Paris (XVIe) pour manifester contre la fermeture programmée du site de maintenance aéronautique, annoncée le 12 mai dernier. « EADS-Sogerma : contre les suppressions d'emplois - pour le développement de l'emploi », pouvait-on lire sur la banderole de tête de l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et FO. François Chérèque venu manifester aux côtés des salariés a dénoncé l'attitude du gouvernement qui « était au courant » du projet de fermeture de l'usine Sogerma en tant qu'actionnaire d'EADS et qui « fait comme s'il découvrait le problème ». Sur ce point « le Premier ministre nous ment », a-t-il déploré. « L'État est co-responsable de cette situation. En tant qu'actionnaire à 15 % d'EADS, il ne peut pas dire qu'il ne connaissait pas l'état de l'entreprise et, en tant que client de la Sogerma, il a décidé de transférer la maintenance de ses avions militaires au Portugal », a déploré le secrétaire général. Au-delà de ces suppressions de postes, « ce sont 4 000 à 5 000 emplois qui sont en jeu chez les sous-traitants de l'entreprise » a-t-il regretté. Plus tôt dans la matinée le secrétaire général avait rappelé sur Europe 1 : « Monsieur de Villepin nous fait, depuis des mois, des leçons sur les délocalisations : là, l'État vient d'organiser une délocalisation réelle, qui supprime un millier d'emplois ». « Et maintenant l'État va devoir investir dans la réindustrialisation du site, et cela va coûter au final plus cher que cette délocalisation ». « Le Premier ministre a oublié de présenter les responsabilités qui sont les siennes », a-t-il ajouté. Dans l'après-midi, a l’issue d’une réunion à Matignon, Arnaud Lagardère, actionnaire d’EADS, a déclaré vouloir « essayer de maintenir 500 salariés, et non 300 comme annoncé la veille ». À suivre..." © CFDT (mis en ligne le 24 mai 2006) |
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22:35 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
lundi, 22 mai 2006
Dernière analyse CFDT sur heures d'équivalence

Lorsque le Conseil d’état décide d’annuler « le décret en tant qu’il ne respecte pas les mesures de la directive européenne », cela veut dire qu’il n’annule ce décret que partiellement et que cette annulation ne concerne pas les calculs d’heures par rapport à la loi française, ni la rémunération de ces heures.
Le Conseil d’état demande ensuite au gouvernement français de prendre un nouveau décret en Conseil d’état afin de mettre celui-ci en conformité avec le droit européen.
2. Conséquences
Désormais, c'est-à-dire depuis la date d’annulation partielle, soit le 29 avril 2006, les employeurs ne peuvent plus outrepasser les durées maximums prévues par la directive européenne et pour les calculs de ces maximums européens, ils doivent prendre en compte les heures de manière intégrale.
Rappel des durées maximums européennes :
- 48 heures hebdomadaires,
- 8 heures quotidiennes en moyenne pour les salariés de nuit,
- 11 heures de repos entre 2 journées de travail,
- pause toutes les 6 heures,
- respect des notions de repos hebdomadaires.
A chaque dépassement de ces maximums, les employeurs sont passibles de poursuite pour non-respect de ces règles.
Les poursuites ne peuvent se faire sur la base de demandes de paiement d’heures (complémentaires ou supplémentaires), ni sur des demandes de repos compensateurs d’heures supplémentaires.
Les demandes en justice ne peuvent porter que sur des demandes d’indemnités pour préjudice subi pour non-respect des règles européennes relatives à la protection des salariés.
Pour le passé, qui est responsable ? C’est-à-dire depuis la parution du décret entaché d’illégalité, soit en janvier 2002, et jusqu'à son annulation partielle, soit le 28 avril 2006.
La première réflexion logique de tout salarié est de dire : « c’est l’employeur ! ». Et bien NON !
Le droit ne permet pas d’attaquer les employeurs puisque, durant cette période, ils se contentaient d’appliquer la loi édictée par le gouvernement français.
Le responsable, c’est donc le gouvernement (ou les personnes publiques), seul attaquable en justice, au Tribunal Administratif, pour mauvaise transposition de la directive européenne.
Les demandes en justice à l’encontre de personnes publiques ne peuvent aller au-delà de quatre années (2002). Là encore, elles ne peuvent porter que sur des demandes d’indemnités pour préjudice subi pour non-respect des dispositions concernant la protection des salariés du fait de la mauvaise transposition de la directive.
3. Conduite CFDT
La Confédération a d’ores et déjà interpellé le ministère du Travail sur ce dossier. Dans le courant de la première semaine de juin, elle décidera de la forme d’action à entreprendre, les répercussions de ce dossier dépassant largement notre seul champ fédéral puisque, aujourd’hui, 70 décrets sont potentiellement concernés.
La décision de la Confédération vous sera communiquée dès que nous en aurons eu connaissance.
07:23 Publié dans Convention Collective 66 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
dimanche, 21 mai 2006
Refonte de la convention collective 66
Voici le compte rendu des travaux régionaux:
Premières grandes tendances qui ressortent des travauxPour chaque question nous avons demandé
D’avoir un retour sur les orientations de congrès (2.7 Pour une véritable politique de rémunération à 2.7.7 Négocier les classifications).
D’argumenter chacune des réponses aux questions, quelles soient affirmatives ou négatives.
Question 1
La refonte des classifications pour tous les salariés où seulement les non cadres ?
Tendance
Unanimité avec pour principal argument sur la cohérence du système, la construction des filières.
Question 2
Le nombre de filières et leur définition ?
Tendance
Garder les trois filières CFDT déjà travaillées en 2003 et proposée en conseil fédéral en 2004 avec toutefois une interrogation sur la pertinence de la troisième (personnel d’enseignement et pédagogique).pourquoi ne pas l’intégrer dans la première filière
Par contre refus de la filière production commercialisation préconisée par les employeurs. L’argument avancé porte sur la dérive de la mission première qu’est l’accompagnement social et non la production qui ne doit être que le support à cet accompagnement.
Question 3
A l’intérieur des filières, faut-il avoir des sous filières (champs d’intervention) ?
Si oui jusqu’à quel niveau de découpage ?
Tendance
Une majorité se dégage pour ne pas introduire de sous filière. L’argument avancé porte sur le risque de réintroduire des annexes et découpage par lieu d’exercice.
Question 4
Les métiers doivent-ils faire référence aux référentiels des métiers ou bien faire référence au champ d’intervention en priorité ?
Tendance
Une majorité se dégage pour que le référentiel reste la référence.
Question 5
Il y a quasi unanimité sur les fiches métiers déjà travaillées en 2002, et 2003.
Surveillant de nuit : est-ce un métier ou une fonction à un métier existant comme ex : AMP et AS.
Question 6
L’avenir de moniteur éducateur ?
Tendance
Pour ces deux questions (5 et 6) il faut vraiment que nous prenions le temps d’analyser les réponses des groupes, car des contradictions apparaissent.
Exemple : dans le même temps qu’ils précisent que c’est un métier ils disent aussi qu’il faut avoir un métier de base autour de l’éducation ou soin ?
Ou encore pour moniteur éducateur le constat majoritaire est de dire qu’il n’y a pas de distinction entre éducateur et moniteur éducateur dans le travail, mais s’il n’y a plus le niveau de moniteur éducateur cela pose problème d’évolution de carrière.
Question 7
Quelles durées :
De carrière ?
Dans les coefficients ?
Tendance
Concernant toutes les questions de durée, carrière, dans coefficient puis les mécanismes autour de l’évolution de l’ancienneté sont des points qui demandent encore beaucoup de travail dans les syndicats et régions avant de pouvoir en ressortir des grandes tendances.
Question 8
Lister les sujétions de travail ou les missions particulières.
Les sujétions de travail ou les missions particulières doivent elles : donner lieu à un régime indemnitaire, faire partie intégrante du salaire, donner lieu à d’autres formes de compensation ?
Tendance
Il faut reprendre les travaux des groupes car tous ne connaissaient pas forcément les sujétions de travail existantes, mais c’est à travers cette question qu’ont été soulevés les congés supplémentaires et les inégalités de traitement d’une annexe à une autre.
Question 9
Le système de rémunération doit-il continuer à être uniquement fondé sur le niveau de qualification et l’ancienneté ?
Tendance
Il apparaît une contradiction, car si la majorité dit qu’il faut garder uniquement le niveau de qualification et l’ancienneté, dans le même temps ils souhaitent que soit pris en compte la reconnaissance du poste occupé et la formation professionnelle (continue, VAE, etc…).
Question 10
A quel niveau cette ancienneté doit elle ou peut elle être fixée ?
Tendance
Les groupes n’ont pas étudié cette question.
Question 11
Peut il y avoir des primes individualisées dans le système de rémunération en fonction : de la réalisation des objectifs convenus, (qualité du travail, assiduité, efficacité). ?
Tendance
Unanimité d’opposition à ce système de prime.
21:30 Publié dans Convention Collective 66 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat
vendredi, 19 mai 2006
Historique de la journée dite de "solidarité"
Le 03 novembre 2003, après la canicule meurtrière de l’été 2003, le premier ministre décide que les salariés devront désormais travailler le lundi de pentecôte pour financer les aides aux personnes dépendantes et aux personnes handicapées. Compte tenu des délais de mise en œuvre cette loi est annoncée pour le premier juillet 2004.

Nous agissons pour formaliser une déclaration commune des organisations syndicales, elle s’est concrétisée le 20 novembre 2003.
Dans le même temps nous avons tenté de lancer une initiative commune pour réagir sur cette journée. Sans réponse, nous avons alors lancé notre propre pétition sur le sujet,
Le 27 novembre. Une expression de François CHEREQUE, « Pentecôte, l’injuste suppression », est diffusée dans le journal Libération du 11 décembre 2003. Il y dénonce le principe et la méthode.
Le 16 décembre 2003, une déclaration commune des organisations syndicales sur le sujet est diffusée,
Le 17 décembre une réaction commune des organisations syndicales et de la mutualité française. La même chose a été faite par les conseils d’administration de la CNAM, de la CNAV, de la MSA, de l’ACOSS.
Puis le débat parlementaire s’est déroulé, malgré autres interventions, articles, le retour de nos 50 000 pétitions nationales, le 30 juin «la loi relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées», est votée.
Le début d’année 2005, est marquée par les nombreuses manifestations sur les 35 heures (l’exemple de la suppression du lundi de pentecôte est à chaque fois évoqué) les 5 février, 10 mars, 4 avril.
Déclaration du BN le 22 février 2005 ;
Le 12 Avril 2005, La CFDT appelle ses militants, ses adhérents, à faire du lundi de la pentecôte, une journée d’initiatives et d’actions pouvant aller jusqu’à la grève.
A l’approche du 16 mai, la réalité de cette loi se concrétise pour les salariés, les déclarations se durcissent et les positions se cristallisent de nouveau.
Le 16 mai 2005, connaît un tel succès, que le premier ministre décide de mettre en place une commission parlementaire destinée à faire le bilan de cette journée.
Le 19 juillet 2005, présentation du rapport LEONETTI. Il reconnaît la nécessité de rechercher un effort mieux réparti sur l’ensemble des citoyens sans en tirer les conclusions nécessaires. La loi ne sera pas changée, seules les modalités d’applications seront assouplies.
Le 22 novembre 2005, la DRT édite une circulaire permettant le fractionnement de ces 7 heures de travail supplémentaires.
23:10 Publié dans Lundi de Pentecôte | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat















