dimanche, 22 octobre 2006

Réponse du sénateur du Rhône....à la CFDT

myspace layouts, myspace codes, glitter graphics Madame, Monsieur,

Vous avez exprimé vos inquiétudes, voire votre désaccord sur le projet de loi de prévention de la délinquance. Je partage votre analyse quant au contenu de ce texte qui légalise une politique ultrasécuritaire, une société qui enferme sa jeunesse plutôt que de donner les moyens de son éducation, de son insertion et de la réalisation de ses projets d'avenir.
Le projet de loi soumis à la discussion propose la mise en œuvre d'un arsenal tout répressif à l'encontre des populations les plus fragiles et érige la répression en modèle de société.
Plus d'accompagnement social mais du contrôle social, des objectifs d'incarcération, particulièrement des mineurs, revus à la hausse, transformation des maires en "shérif", levée du secret professionnel, tolérance zéro, couvre-feux et suppression des allocations familiales, tels sont les réponses apportées par ce gouvernement.
Bien entendu, le groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat a voté contre ce texte et je me permets de vous adresser, ci-joint, l'ensemble des arguments que nous avons développés tout au long de la discussion.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments dévoués.
Guy FISCHER
Vice-président du Sénat
sénateur du Rhône

jeudi, 14 septembre 2006

Prévention de la délinquance

La CFDT dénonce la confusion des genres;

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Le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance, présenté fin juin par le ministre de l'Intérieur, est débattu au Sénat aujourd'hui et demain.

Ce projet de loi entraîne la confusion des genres entre travail social et rôle de police. De plus, il établit un lien contestable entre les difficultés sociales, financières ou éducatives et la délinquance ; entre la santé mentale, l’assiduité scolaire et la délinquance.
Dans le projet de loi, les politiques d’aide sociale, de logement et d’urbanisme sont délégitimées au profit d’une volonté appuyée de pénalisation, dont le maire devient le pivot moral et judiciaire.
Avec l’alignement du traitement judiciaire des mineurs sur le régime des majeurs, les mesures répressives prennent le pas sur la démarche éducative.

La CFDT accueille favorablement la coordination proposée entre les différents acteurs de la prévention. Elle est, en revanche, attachée au respect des identités professionnelles, comme au respect de la vie privée des familles et des personnes et de leur droit à l’information et au recours.
Les réponses à apporter aux évolutions de la délinquance relèvent d’abord d’une évaluation des dispositifs existants (police, justice, travail social), préalable à leur nécessaire redéploiement territorial en fonction des réalités locales très contrastées, en impliquant les professionnels concernés. La CFDT souhaite un débat sans tabou sur les questions de délinquance dont les évolutions sont indéniables et préoccupantes.
La CFDT demande à être entendue par les parlementaires pour démontrer l’inefficacité de nombreuses mesures largement inspirées du « profilage » des individus, démarche qui a déjà prouvé son inefficacité dans d’autres pays (Canada, Grande Bretagne, États-Unis).