mardi, 08 juin 2010
La CFDT soutient le CRAETS

Travail social en danger !
Nous pouvons tous avoir besoin de travailleurs sociaux à un moment
précis de notre vie, DONC nous aurons toujours besoin de professionnels
qualifiés et donc formés aux réalités du terrain pour garantir une véritable
qualité dans l'accompagnement.
Éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants, assistants de
services sociaux...
Il faut que l'on se batte aujourd'hui pour défendre le principe d'
ALTERNANCE (au moins 50% du temps de formation) :
école <=> terrains de stage
théorie <=> pratique
Nos formations sont menacées !
Le décret 2009-225 du 21/07/09 prévoit une gratification (environ
30% du SMIC) pour les étudiants effectuant un stage à partir de deux
mois.
Ce décret est inapplicable car la quasi-totalité des établissements
nous accueillant ne disposent pas d'enveloppes budgétaires prévues à cet
effet.
Nos revendications :
➢ DÉFENSE de l'alternance dans des centres de formation nonuniversitaire.
➢ APPLICATION de la gratification avec un financement assumer par
le gouvernement et gérer par un organisme tiers public et d'état.
➢ OPPOSITION ferme à la proposition de loi About-Demarescaux
gelant la gratification jusqu'au 31/12/2012.
11:06 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gratification stagiaires
jeudi, 06 mai 2010
La CFDT soutien les étudiants....

SAUVEGARDER LE SENS DE L'ALTERNANCE DANS LES FORMATIONS PROFESSIONNELLES EN TRAVAIL SOCIAL
Le 6 Mai 2010 un certain nombre de centres de formation en travail social suspendent les cours en raison des menaces qui pèsent sur le principe de l'alternance pour les formations professionnelles en travail social de niveau 3. Le manque de moyens budgétaires concernant la gratification des stages de plus de 2 mois, entraîne une précarisation des étudiants.
Les équipes pédagogiques soutiennent l'action des étudiants.
Cependant, les équipes pédagogiques, par ce manquement, sont aussi contraintes dans l'organisation des mises en stage : recherche de plus en plus longue de stage, négociations pieds à pieds avec les institutions, montage de solutions avec les étudiants. D'année en année la galère s'accentue : une association qui a voté une ligne budgétaire une année pour le stage ne le fait plus l'année suivante, des administrateurs demandent aux équipes d'utiliser une partie des budgets pédagogiques pour la gratification etc., etc....
Pour nous, formateurs, la préoccupation principale est de garder le sens que donne à la professionnalisation le principe de l'alternance entre des sessions théoriques et des stages. Le cursus pédagogique de la formation se fait en grande partie à travers les choix opérés par les étudiants, en concertation avec les formateurs qui les accompagnent et leur permettent de pousser plus loin des compétences en élaboration. Ce sont bien dans les stages, avec les équipes professionnelles et un référent qualifié que les étudiants concrétisent des compétences, intègrent la dimension théorique, se confrontent aux réalités du secteur social et socio éducatif. Pour cela le processus intégratif nécessite une relative sérénité. Or comment construire des choix, lorsque celui-ci n'existe pas, qu'il faut quémander des stages auprès des équipes des secteurs publiques territoriaux et hospitaliers (exemptés de l'obligation de gratification) qui sont sollicitées en permanence, qu'il faut trouver des stages dans la géographie proche de l'habitat des étudiants par manque de moyens financiers pour se payer des transports ?
Et ce n'est pas tout.... En effet, pour nous formateurs, une autre préoccupation s'annonce concernant des changements dans les formations professionnelles en alternance. En effet un mouvement « d'universitarisation » s'approche avec des formations agréées par l'université, sur le modèle de la formation de professeur des écoles. Qu'en sera t il de la singularité des formations en travail social ? Qu'en sera-t-il alors de l'alternance ? Qu'en sera-t-il des formateurs issus en majorité des terrains professionnels, qui s'appuient en partie sur leur expérience pour élaborer des programmes et des outils pédagogiques de formation, pour accompagner les étudiants? Qu'en sera-t-il de la place des professionnels qui participent et collaborent à des sessions pour les étudiants ? Qu'en sera t il de la collaboration avec les terrains ?
C'est pour l'ensemble de ces questions que nous nous mobilisons aujourd'hui.
07:34 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gratification stagiaires
vendredi, 04 avril 2008
Gratification des stagiaires - Position CFDT

Les formations en travail social se déroulent dans des organismes de formation, régis majoritairement par la loi de 1901. Ils sont sous contrôle État pour leur partie pédagogique et agréés par les conseils régionaux depuis la loi de décentralisation.
Ces formations sont basées sur une alternance qui favorise l’immersion au cœur des institutions et permet aux étudiants de développer des compétences opérationnelles. C’est ce principe d’alternance qui dote ces formations de pertinence et qualité. Elles sont sanctionnées par des diplômes d’État, délivrés par les représentants de l’État après passage devant un jury organisé par ces derniers.
La décision prise par les pouvoirs publics de rendre applicables les dispositions du décret du 31 janvier 2008[1], aux formations en travail social de niveau III, pose un problème sur l’organisation de ces formations. Déjà, certains lieux de stage relevant du champ UNIFED refusent les étudiants ou annoncent l’arrêt de l’accueil pour septembre, au motif que le financement de la gratification n’est en rien résolu par la circulaire DGAS /4A/5B/2008/67[2].
Cette circulaire ne vise que la tarification du médico-social relevant de l’État et ne donne pas d’assurance pour ce qui ne relève pas de sa compétence. Or, les budgets des établissements relèvent de différentes autorités de tarification : Conseil régional, DDASS, département, ville, Protection judiciaire de la jeunesse, etc.
La fédération CFDT Santé-Sociaux est favorable au principe de la gratification qu’elle souhaite même voire étendue. Pour autant, nous considérons que cette décision, et l’attitude de certains employeurs qui – au motif qu’ils n’ont pas toutes les garanties – menacent de ne plus accueillir de stagiaires, met en péril l’accueil des étudiants. Il y a risque pour la rentrée prochaine et la bonne fin des cursus entamés à ce jour, pour cause de désengagement des terrains de stage. Si cela se généralise, ce peut être une remise en cause de tout le système de formation.
Pour nous, cette attitude n’est pas acceptable, ni responsable. Les employeurs instrumentalisent les étudiants en leur faisant porter les revendications patronales de prise en charge par l’État ou les différentes autorités de tarification. Nous considérons que la contribution des établissements à la formation des futurs professionnels est un impératif auquel ils ne peuvent se soustraire.
Dès lors, cette gratification s’impose et est, pour la CFDT Santé-Sociaux , opposable aux financeurs. Il appartient aux directions des établissements concernés d’ester, si besoin, devant le tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale, sans prendre en otage les étudiants.
Les régions, en raison de leurs compétences en matière de prise en charge des formations, devraient à terme être elles aussi sollicitées. Fondées à demander la compensation de cette
Du 27 février 2008.
charge qui n’était initialement pas prévue dans le périmètre du transfert, nous ne doutons pas qu’elles sauront vers qui se retourner.
Autour de ce décret, diverses questions sont à travailler :
Le champ d’application du décret vise les établissements d’enseignement supérieur. « Jusqu’à ce jour, les instituts de formation en travail social n’étaient pas considérés comme tels », dit l’UNIFED. Cet argument est pour le moins fallacieux. Certes, les centres de formation du secteur ne sont pas universitaires et ne relèvent pas de l’enseignement supérieur. Pour autant, la formation est de niveau BAC + 3, ce qui les positionne d’emblée dans l’enseignement supérieur. Elles ne relèvent pas de la DGESCO[1] mais bien du CNESER[2]. Ceci légitime, comme nous le soutenons depuis 1999, que cette formation soit inscrite, à l’instar de toute profession sociale, médico-sociale, paramédicale et réglementée de même niveau, dans le dispositif LMD[3].
Ne sont concernés par les dispositions du décret que les diplômes d’État ou titres nationaux de niveaux III à I. Les autres formations du secteur sanitaire ou du travail social de niveau V et IV, obéissant au même principe méthodologique de l’alternance, pouvant comprendre des périodes de stages obligatoires fixés réglementairement, doivent-elles être définitivement exclues du principe de la gratification ? Pour la CFDT Santé-Sociaux , la réponse se doit d’être négative. Nous souhaitons, qu’à terme, ces étudiants puissent bénéficier des mêmes principes de gratification.
L’article 6-2 du décret introduit l’obligation, faite aux associations et aux entreprises publiques à caractère industriel et commercial, de verser la gratification mais en dispense les établissements publics administratifs et les fonctions publiques. Ce traitement discriminant est injuste et inéquitable car il exclut de l’obligation nombre d’établissements et services qui sont des lieux de stage, pour certains quasi-obligatoires. Cette exclusion risque, entre autres, de générer des choix de stages par défaut dans la mesure où les étudiants – compte tenu de leur fragilité financière – n’auront pas, pour la plus grande majorité, la possibilité de choisir des stages non rémunérés. De plus, cet article crée ainsi une disparité entre étudiants, certains percevant 398,13 € par mois et d’autres rien. Pour la fédération CFDT Santé-Sociaux , cette gratification doit être appliquée dans tous les champs.
Enfin, une réflexion ne serait-elle pas nécessaire sur le bénéfice de cette gratification aux stagiaires dont les stages - rythmés en 4 ou 8 semaines - sur les mêmes principes d’alternance, se répètent sur des formations longues comprenant des stages obligatoires qui, là encore, représentent au final des volumes importants. Nous pensons ici aux stages du secteur sanitaire.
Pour mémoire, dans notre secteur, sont concernés à ce jour par la circulaire les stages de plus de trois mois consécutifs pour un diplôme de niveau III, hors voies d’apprentissage, de professionnalisation ou de formation professionnelle tout au long de la vie. L ’effet porte sur toutes les conventions de stage signées depuis le 2 février 2008 pour les certifications suivantes :
Diplôme d’État d’assistant de service social,
Diplôme d’État d’éducateur spécialisé,
[3] Dispositif dit de Bologne : Licence, Master, Docteur.
Diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants,
Diplôme d’État d’éducateur technique spécialisé.
Textes de référence :
Loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 sur l’égalité des chances, Décret du 31 janvier 2008, Circulaire DGAS/4A/5B/2008/67 du 27 février 2008.
16:32 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gratification stagiaires, cfdt, étudiants






