jeudi, 08 juin 2006
Problèmes à la Sauvegarde du Rhône
Lettre aux journalistes
Le Président de la République déclare depuis 4 ans, que le handicap est une des 3 priorités de son mandat.
Le ministre de l’intérieur promet rigueur et calme dans les quartiers.
Mais, derrière ces effets d’annonce :
- les services d’Etat organisent la pénurie dans tous les secteurs sociaux.
- le Conseil Général mène depuis 15 ans une politique dans laquelle, l’aide aux plus faibles ne représente qu’une enveloppe à diminuer par tous les moyens.
- l’association Sauvegarde s’évertue à gérer l’ingérable et elle y perd son âme.
Résultat :
- le personnel éducatif et administratif ne peut plus remplir ses missions (intégration, écoute, soutien, accompagnement, soin),
- pressions, avertissements ou sanctions pleuvent sur certains salariés,
- les établissements sont sans cesse obligés de concentrer les lieux de vie et d’augmenter les effectifs de personnes accueillies.
- diverses menaces répondent à toute résistance : déficits artificiels, refus de réfection de locaux insalubres, renvoi des équipes de cadres, menace de fermeture définitive, etc.…
Conséquence ultime :
- dans les quartiers, le dialogue social fait place « la guerre aux pauvres ».
- les personnes porteuses d’handicap, de difficultés sociales ou psychologiques n’ont plus leur place dans la société ; des personnes en grande dépendance
sont en danger.
Pour la prise en compte des personnes que nous accompagnons,
pour la nécessité professionnelle de penser cet accompagnement,
pour dénoncer l’égoïsme porté en valeur suprême,
nous exprimerons notre colère Mardi 13 Juin.
Nous vous invitons à suivre notre action. A tout moment de la journée, certains d’entre nous se tiendront à votre disposition pour vous donner de plus d’amples informations sur la réalité de notre situation professionnelle.
CGT Collectif des salariés de la Sauvegarde du Rhône CFDT

07:50 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
mardi, 06 juin 2006
Rassemblement contre projet Sarkozy

Passage à l'état totalitaire c’est possible !
avec le projet « prévention de la délinquance » de Nicolas SarkozyDepuis 2002 nous n’arrivons plus à comptabiliser les textes sécuritaires présentés par Sarkozy, Perben et le syndicat des commissaires de police.
Le nouveau projet Sarkozy intitulé" prévention de la délinquance" qui doit être présenté en conseil des ministres en juin est d'une autre nature, il jette les bases d’un Etat totalitaire... Ce texte est une véritable déclaration de guerre à l’ensemble de la société !
Sont modifiés : Le code général des collectivités territoriales, Le code de l’action sociale et de la famille, La loi de 1982 d’orientation des transports intérieurs, Le code de procédure pénale, Le code de l’éducation, Le code de la santé publique, Le code de l’urbanisme, La loi de 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, Le code de la route, le code civil, La loi de 2003 pour la sécurité intérieure, Le code pénal et bien évidement l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante
le maire devient le coordonnateur et animateur de la prévention de la délinquance sur sa commune.
Le maire doit être informé de toute intervention d'un professionnel au bénéfice d'une personne présentant des difficultés sociales.
Le maire doit être informé par I'inspecteur d'académie de la liste des élèves domiciliés dans son ressort pour lesquels un avertissement a été adressé.
"Le secret professionnel partagé est la régie de fonctionnement".
Le maire dans les communes de plus de 10000 habitants met en place un "conseil pour les droits et les devoirs des familles" qui peut adresser des recommandations et remontrances diverses à la famille, ce conseil peut mettre sous tutelle les allocations familiales.
Le maire peut proposer un contrat de responsabilité parentale à la famille et si des troubles à l'ordre public sont signales sans que cela ne constitue une infraction le Maire peut obliger la famille à suivre, à ses frais, un stage, de responsabilité familiale !
Le maire devient ainsi le nouveau délégataire de la puissance publique pour ce qui concerne la prévention et l’application de certaines mesures de contrôle des familles et de répressions.
Fichiers : Quatre de plus !
- création du nouveau fichier municipal du conseil pour les droits et les devoirs des familles
- au niveau municipal un fichier du versement des prestations familiales incluant les données nominatives relatives aux enfants en age scolaire (article 10)
- un fichier, après décret en Conseil d’Etat, fixera les modalités de suivi sanitaire des élèves et des étudiants (article 11)
- un fichier dépendant du ministère de la santé concernant les personnes hospitalisées d'office consultables par les autorités judiciaires, la police, le préfet…
Plus d’aménagement urbain sans étude de sécurité, mais sans communication…
"Lorsque l’opération est réalisée dans le cadre d’une zone d’aménagement concerté, l’étude de sécurité est adressée par l’aménageur à la commission compétente en matière de sécurité publique avant le commencement des travaux …L’étude de sécurité n’est pas communicable, en application du I de l’article 6 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal"
création d’une "milice" !
C’est un air de vichy 39-45 que nous joue le ministre de l’intérieur. Après la création dans les communes de plus de 10000 habitants d’un conseil "conseil pour les droits et les devoirs des familles" l’article 17 instaure un drôle d’objet à faire frémir….
« Il est créé un service volontaire citoyen de la police nationale dont la mission s’inscrit dans le renforcement du lien entre la nation et la police nationale…Il est constitué de volontaires agréés qui se verront confier des missions de solidarité, de médiation sociale et de sensibilisation au respect de la loi, à l’exclusion de toutes prérogatives de puissance publique» Quid des adjoints de sécurité, les médiateurs ?
De nouveaux pouvoirs pour la police
En matière de stups, extension des perquisitions dans les lieux à usage professionnel de transports publics et dépistage et possibilité d'infiltrations, de provocation aux délits, d'acquisition de stupéfiants
L'extension des méthode troubles de travail des policiers s'étend et se généralise, après la bande organisée (Perben Il) voilà l'infraction à la législation des stupéfiants catégorie pénale fourre tout, autant dire extension sans fin des pleins pouvoirs de la police.
Enfermer les mineurs….
La législation applicable aux adultes se déclinera pour les mineurs, l’ordonnance de 1945 est ainsi vidée de sa substance :
- Le juge des enfants, le juge d'instruction ou le juge des libertés et de la détention, selon le cas, peuvent décider de placer sous contrôle judiciaire les mineurs de moins de seize ans,
- Instauration de la comparution immédiate pour les mineurs…
- La procédure de composition pénale prévue peut être appliquée aux mineurs âgés d’au moins treize (une sorte de peine négociée….)
- placement dans un internat
- Mesure de TIG à l'égard des mineurs de 13 ans pour ne pas dire TIG ils disent activité de jour….
- Incarcération des mineurs de moins de 16 ans par le mécanisme du contrôle judiciaire pour les peines encourues de 7 ans
- Centre éducatif fermé pour les mineurs de mineurs de moins de 16 ans
- Placement dans un internat
Il y en a comme cela sur 9 chapitres, 54 articles……
POUR DIRE NOTRE REFUS: RASSEMBLEMENT le mardi 20 Juin devant la préfecture du Rhône.
23:20 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
vendredi, 02 juin 2006
Excellent article sur les Bloggeurs!
Le billet de Pierre Chappaz
Bloggeurs ou journalistes ?
La chronique de Pierre Chappaz pour Libération.fr • Chaque semaine, le fondateur de Kelkoo décrypte la nouvelle frontière de l'Internet appelée 2.0 •
par PIERRE CHAPPAZ

La semaine dernière, une cour d'appel de l'Etat de Californie a rendu un verdict dont j'hésite à dire qu'il est étonnant ou qu'il est historique, dans une affaire opposant Apple à trois bloggeurs, Appleinsider , PowerPage, et MacNN, poursuivis pour avoir publié des informations confidentielles sur des produits en cours de développement. Steve Jobs est réputé pour la politique de silence absolu sur les futurs produits qu'il impose en interne. On comprend que Steve, dont la force principale est l'innovation, se méfie du risque de se faire piquer ses idées. Qu'il fasse un procès à des bloggeurs pour obtenir les noms des sources qui les ont informés ce n'est pas très sympa, c'est sûr, mais finalement, à son corps défendant, le patron d'Apple a fait avancer la réflexion sur les nouveaux medias en ligne.
Si ces bloggeurs avaient eu une carte de presse, la cause aurait été entendue d'avance : un journaliste a droit à la protection de ses sources. Mais quid des bloggeurs, ces « pseudo-journalistes amateurs » ?
La procèdure a débuté il y a deux ans, Apple demandant carrément aux juges d'autoriser l'accès aux messageries des bloggeurs poursuivis afin de repérer leurs sources, probablement des employés de la société. D'après Apple, il y avait violation de secret commercial, et les bloggeurs n'auraient pas dû publier cette information « illégitime ».
Un premier jugement, l'an dernier, avait conclu dans le sens d'Apple, mais la cour d'appel, sollicitée par les avocats de l'Electronic Frontier Foundation (une association réputée, créée en 1990, pour la défense des individus et de leurs droits pour tout ce qui touche aux nouvelles technologies), en a jugé autrement. Les bloggeurs n'ont pas à révéler leurs sources, et le jugement, qui fera jurisprudence, est définitif. La cour se réfère au premier amendement pour conclure : « Nous ne pouvons pas imaginer de test ou de principe applicable pour distinguer l'information “légitime” et l'information “illégitime”... tout tentative d'établir une telle distinction mettrait un péril l'une des règles de base du Premier Amendement".
Reporters sans frontières, qui publie, par ailleurs, l'excellent blog leblogdesmedias, salue une décision « historique ». Historique pourquoi ? Parce qu'en accordant aux bloggeurs la protection des sources, la cour californienne reconnaît en fait leur statut de... journalistes... ou faut-il dire média ? Quoi qu'il en soit, ce jugement témoigne d'une (r)évolution : journalistes et bloggeurs, malgré leurs différences, appartiennent bien au même monde, celui de l'information.
Justement, qu'est-ce qui différencie un journaliste d'un bloggeur, un bloggeur sérieux j'entends : la notion de métier (le journalisme est un métier, peut-il être aussi un hobby ou une pratique citoyenne ?), la formation (il existe des écoles de journalisme, mais les bloggeurs ne les ont pas fréquentées), la pratique (le journaliste doit écrire son papier quoi qu'il arrive, le bloggeur écrit selon son bon plaisir), et le rapport à l'Internet (l'un est né avec le Net, l'autre souvent avant). Et d'autres choses encore auxquelles je ne réfléchis pas dans un premier temps.
Il y a bien là deux générations de sources d'information qui ont vocation à se mélanger, se complèter, s'interpénétrer : car l'Internet est le monde de l'interaction, et journalistes et bloggeurs ont vocation à s'y rencontrer.
La quasi-totalité des bloggeurs écrivent sans être payés, pour le plaisir, et parfois, rarement, avec l'espoir, qu'un jour, leur audience leur permettra de gagner quelques sous. Mais il faut bien admettre que ce qu'écrivent les bloggeurs est souvent lié, de près ou de loin, à leur activité professionnelle, ce n'est donc pas de l'art pour l'art. Mais s'il y a parfois un peu de mélange des genres, il n'en reste pas moins que les bloggeurs ne touchent pas de salaire pour écrire. Ce n'est évidemment pas le cas des journalistes, qui écrivent pour gagner leur vie et qui ont une quasi-obligation de résultat : il se doivent de publier leur article à l'heure dite. Cette notion de rythme de publication des articles est d'ailleurs une contrainte si fortement ancrée dans les esprits que la plupart des bloggeurs singent les journalistes : ils sont stressés quand ils n'écrivent pas assez, si si, croyez-moi... ils préviennent leurs lecteurs en s'excusant platement quand ils partent en vacances... ce genre d'attitude n'a pourtant pas beaucoup de sens sur le Net à l'époque du Web 2.0, car, aujourd'hui, les lecteurs RSS sont précisemment là pour gérer l'asynchrone. Une source Web 2.0 émet quand elle a quelque chose à dire et on la reçoit quand elle est pertinente !
Les bloggeurs ne sont généralement pas passés par une école de journalisme. Enquête, recoupement des sources, déontologie : leur pratique est avant tout empirique, alors que ces notions sont au cœur du métier du journaliste. Le journaliste est un professionnel, le bloggeur n'a que sa crédibilité à défendre. Comme le dit, à sa manière, nippo sur mon blog, « Loic le Meur, Versac et quelques autres étaient fiers d'avoir eu leur entrées aux conférences de presse du PS ».
Et puis, il y a le fameux carnet d'adresses : pour beaucoup de journalistes, il ne se partage pas. C'est le nerf de la guerre, le réseau de contacts personnels qui permettra de sortir, avant les confrères, l'info privilégiée, le scoop. Il s'agit essentiellement de numéros de téléphone. Pour les bloggeurs, le réseau c'est l'échange, ouvert par nature, et enrichissant. Un réseau qui rassemble des individus qui partagent les mêmes centres d'intérêt, les mêmes passions. Les bloggeurs se passent l'info (par le biais de posts, de commentaires ou d'e-mails plutôt que de téléphone), se copient, commentent et invitent les lecteurs à visiter d'autres sites pour complèter leur information. Est-ce que ces deux pratiques ne devraient pas se rapprocher à l'avenir ? pour peu que davantage de journalistes ouvrent aussi des blogs...
Les bloggeurs animent des conversations, alors que les journalistes s'expriment le plus souvent sans savoir ce que leurs lecteurs ont à dire. Un post sur un blog s'accompagne de commentaires, alors qu'un article dans un journal traditionnel est fermé. Rares sont les journaux qui ont, d'ores et déjà, mis en place une fonction commentaires associée à chaque article. L'un des tous premiers est le « Jerusalem Post », mais je me suis laissé dire récemment qu'un journal français y pensait très fort... Il est clair qu'aller dans le sens d'un dialogue entre journalistes et lecteurs, ce sera un sacré changement dans la pratique des journalistes : une fois le papier bouclé, il n'est pas fini, c'est une conversation qui s'engage... Le point de vue de Gunther Hermann, publié également sur mon blog, mérite d'être mentionné ici : « Pour avoir été journaliste et être aujourd'hui bloggeur, je peux dire que les deux fonctions se différencient par l'infrastructure. Un journaliste écrit son article. Ensuite quelqu'un vérifie la cohérence du contenu, la véracité des sources, les fautes d'orthographe. Un bloggeur n'a pas cette infrastructure et son travail est d'autant plus ardu. Quand je rédige un article (j'utilise par ailleurs le terme article et non billet), je passe un temps fou à vérifier les informations et les données car un autre élément de différenciation est l'interaction donnée par les commentaires. Un journaliste écrit puis reçoit quelque temps plus tard une lettre ou un e-mail. Mais cette communication reste privée entre le journaliste et l'auteur du message. Avec les commentaires, le bloggeur s'expose a la critique en public. En ce sens, le bloggeur prend personnellement plus de risques et il doit être sûr de ce qu'il écrit ou il sera lynché dans les commentaires. »
Je crois, néammoins, que comme les bloggeurs, beaucoup de journalistes sont prêts à prendre ce risque, pour le plaisir du dialogue avec leurs lecteurs. Je prends donc le pari que, d'ici quelque temps, la plupart des médias en ligne autoriseront les commentaires sur tous leurs articles ! Nous pourrions aussi parler ici de la « gestion des conversations étendues (sur plusieurs blogs) » qui constitue la nouvelle frontière du Blogging... Mais ce sera pour un autre post, pardon, article.
Le journalisme est déjà profondément touché par l'Internet, qui est devenu dans bien des domaines la principale source d'informations. Le journalisme 2.0 est en train de s'inventer... enquêtes sur Internet, y compris par recoupement des sources (pas facile quand on a affaire à des sources qui se copient souvent), conversations (les lecteurs contribuent à la production de l'information), e-distribution (les médias deviennent des producteurs d'infos et des marques, et non plus des canaux exclusifs de distribution).... j'ai voulu jeter ces quelques idées sur l'écran pour contribuer au débat.
Par bonheur, l'internaute est un lecteur de plus en plus capable d'esprit critique, ce qui lui est nécessaire pour s'y retrouver dans « une gamme d'éditeurs encore plus étendue et diverse que sur les sites traditionnels », comme le disent Véronique Mesguich et Armelle Thomas co-auteures du « Guide Net recherche » (éditions ADBS). Faisons-lui confiance: il saura faire le tri.
P.S. A connaître, la Charte des droits des bloggeurs publiée par l'EFF comporte « le droit de s'exprimer de manière anonyme », « le droit à la protection des sources » (déjà), le « droit de laisser les lecteurs publier librement leurs commentaires »...
20:15 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
jeudi, 01 juin 2006
Loi Sarkozy....Lyon.......
Un rassemblement devant la préfecture du Rhône est prévu le 20 juin à 18 h. Un tract est en cours d'élaboration ainsi qu'une réunion préparatoire. Nous vous tiendrons au courant.

Voici l'analyse CFDT et le positionnement de notre organisation:
« Immigration et intégration »
Une mauvaise loi
Le texte proposé durcit les conditions de la régularisation.
Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, en proposant une loi intitulée « Immigration et intégration » (1) oriente le projecteur de façon populiste sur une question de nature à soulever les passions. Il explique son objectif: « Nous ne voulons plus d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie, voilà le principe fondamental de la nouvelle politique que je préconise. »
Autrement dit, il y a les « bons immigrés » ceux dont on a besoin, et les autres. Le visa long séjour serait donc délivré « en tenant compte du projet de l’étranger, de la promesse d’embauche dont il dispose… de son âge, de sa qualification, de son expérience professionnelle... » L’autorisation serait accordée pour dix-huit mois renouvelables sauf s’il s’agit d’une mission temporaire. Seraient créées d’autres nouvelles catégories : « commerçant », dix-huit mois renouvelables, « travailleur saisonnier », accordée uniquement pour un CDD de trois ans non renouvelables, une carte de « détaché interne » qui permettrait à un étranger de travailler pour une entreprise française située hors du territoire français. En cas d’arrivée en France, ce salarié pourrait bénéficier d’une carte de trois ans.
La super carte. Est également instituée une nouvelle carte portant la mention « compétences et talents » de trois années renouvelables. Celle-ci est accordée à un étranger « susceptible de participer, du fait de ses capacités et de ses talents, de façon significative et durable au développement de l’économie française ou au rayonnement de la France dans le monde ou au développement du pays dont il a la nationalité ». À l’issue de dix-huit mois d’attente (et non douze comme aujourd’hui) le titulaire de la super carte pourra faire venir sa famille. Pour les autres, le regroupement familial doit répondre à une série de conditions qui tiennent des revenus, du logement, de son confort, de son habitabilité... et de sa localisation.
La carte de résidence n’est plus octroyée au bout de deux années mais de trois années pour les conjoints et enfants d’un titulaire de la carte de séjour. Même chose pour un étranger parent d’un enfant français ou d’un conjoint de Français marié depuis moins de deux ans.
Une stigmatisation. Un nouveau critère a fait son apparition : « l’intégration républicaine dans la société française. » On peut comprendre que pour vivre en France, mieux vaut connaître les lois, la langue du pays. Mais sur quel critère le maire de la commune pourra-t-il juger de « l’intégration républicaine » d’un travailleur immigré ? Déjà le traitement au cas par cas par le préfet n’élimine pas, loin s’en faut, les risques d’arbitraire mais une décision par le maire relèvera parfois plus de l’idéologie.
Ce projet de loi, en parlant « d’immigration subie » stigmatise nombre de salariés immigrés ou d’origine étrangère. Il sous-entend que la France serait « occupée » d’une population indésirable. Le côté très « utilitariste » de cette « immigration choisie » instaure de fait la précarité. Tout cela n’est pas de nature à engager un débat sain et serein.
(1) Le projet de loi Sarkozy sur l'immigration et l'intégration a été adopté par l'Assemblée nationale mercredi 17 mai. Examiné en urgence (une seule lecture par assemblée), le texte doit être débattu les 6 et 7 juin au Sénat.
18:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
lundi, 29 mai 2006
Soutien à famille avant expulsion!
La famille Kraja est arrivée d’Albanie en France en 2001. Elle a deux enfants, Eleda scolarisée depuis 2001 à l’Ecole Gilbert Dru et Esselda née en France et scolarisée dans le troisième arrondissement. M. Kraja a déjà reçu un arrêté de reconduite à la frontière et est passé devant le tribunal administratif il y a deux mois. C’est maintenant le tour de Mme Kraja, enceinte de son troisième enfant : elle a reçu le même arrêté et qui est convoquée au tribunal administratif mardi prochain. Cette famille a besoin de votre soutien. Merci de venir nombreux :
Mardi 30 mai 2006 à 10h30 au tribunal administratif (Rue Duguesclin, Lyon 3ème, salle 3)
pour soutenir Mme Kraja
La CFDT Santé Sociaux du Rhône apporte son soutien...
17:45 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
lundi, 22 mai 2006
Réflexion pour la défense des libertés
Rencontre - débat de soutien à Albert LEVY:

Le mercredi 24 mai au CHRD,
14 avenue Berthelot 69007 à 18H30.
Albert Lévy Magistrat au Parquet de Lyon (membre du Syndicat de la Magistrature et de la Ligue des Droits de l’Homme) est renvoyé de nouveau devant la 17e chambre (chambre de la presse) du tribunal de grande instance de Paris à une date indéterminée à ce jour.
Albert LEVY est mis en examen pour violation du secret de l’instruction dans une affaire qui remonte à 1998 !
A l’époque, Albert Lévy était substitut à Toulon, chargé notamment du grand banditisme dans le Var, marqué par les liaisons entre la pègre et certains personnages politiques, et ce dans le contexte d'une municipalité tenue par le Front national; cible régulière de l'extrême droite, Albert Lévy avait également fait l'objet de menaces de mort qui n'avaient eu aucune suite judiciaire.
L’annulation, en 1999, par la cour d’appel de Paris, de la plus grande partie du dossier d’accusation et, par voie de conséquence, de la mise en examen d’Albert Lévy, a été suivie d’une nouvelle mise en examen par la juge d’instruction, parfaitement arbitraire puisque intervenant dans un dossier vide de toute substance. Apres cette ordonnance de renvoi en 2003 - sanctionnée par une annulation partielle par le tribunal correctionnel de Paris en mai 2004 que confirmera en partie la cour d'appel - Une nouvelle ordonnance de renvoi vient d’être prise à l’encontre d’Albert LEVY le 20 mars dernier !
Sous la Présidence de Madame Sabiha AHMINE
Présidente du CHRD
Adjointe au maire de Lyon
Conseillère régionale
La justice traverse une crise profonde dont l’affaire d’Outreau n’est que le pâle reflet.
A travers cette crise, c’est également
le fonctionnement d’une justice inégalitaire qui doit nous interroger.
Modérateur : Bertrand SAYN
[Président du Syndicat des avocats de France de Lyon]
Albert LEVY : " Il était une fois la magistrature ….. à Toulon"
[Magistrat membre du Syndicat de la Magistrature]
Come JACQMIN : " L’affaire Albert LEVY : quel fonctionnement de la justice ? "
[Secrétaire Général du Syndicat de la Magistrature]
Avec la participation de :
Anne CRENIER [Magistrate - S.M.]
Christiane DEMONTES [Sénatrice PS du Rhône]
Bruno GUICHARD [C.I.R.D.E.L.]
Noël MAMERE [Député VERT de la Gironde]
Evelyne Sire Marin [Magistrate - Fondation COPERNIC]
Michel TUBIANA [Président d’honneur de la LD.H.]
Philippe VAL [Rédacteur en Chef de Charlie Hebdo]
Les organisations membres du CIRDEL :
Ligue des Droits de l’Homme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, MRAP, UD CFDT, FSU, G10 Solidaire, A Gauche Autrement, LCR, Les Alternatifs, Les Verts, MJS, PS, Ras le Front, UNEF, SOS Racisme, FCPE 69, ATTAC-Rhône, Témoins, CIRC Lyon, Cabiria, mouvement Le Nid, ARTAG.
"La liberté, dans son sens le plus vrai, n’existe
que si la notion de droits est pondérée par celle
de responsabilités et si la notion de choix résulte
d’une pleine conscience des possibilités. Le pouvoir
le plus efficace pour mettre un terme aux luttes internes
et externes est la conscience humaine"
14:15 Publié dans Actualité juridique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
dimanche, 21 mai 2006
Journée de solidarité...

L' Association loi 1901, membre du comité français ONG/ONU, "Femmes 3000" rassemble les femmes .
Celle-ci à le plaisir de vous convier à deux évènements les 24 et 25 Juin 2006:
Samedi 24 Juin à partir de 19 heuresLANCEMENT d’une NOUVELLE revue féminine de prestige ADA, autour d’un cocktail
en présence de sa créatrice, l’écrivain parisienne Elisabeth REYNAUD
- Dimanche 25 Juin à partir de 13h30
Journée familiale, TOURNOIS de TENNIS, FOOTBALL, PETANQUE
et CONCOURS de KARAOKE , même pour le farniente, chers spectateurs, vous êtes invités.
Pour ces deux manifestations, le LOU met à notre disposition son club house
* 419 avenue Jean JAURES – 69007 LYON plan sur www.lou-omnisports.com
ð http://femmes3000ra.zeblog.com
Une tombola est organisée au profit de l’Association ARC en CIEL.
22:20 Publié dans Actualité Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise
jeudi, 18 mai 2006
Le président du Conseil des Prud'hommes de Lyon

Le Président, Monsieur Augier, répond aux questions des journalistes sur les raisons de la manifestation des conseillers CFDT, CGT.... du Conseil de Lyon sur la proposition de loi qui remet en cause les principes même d'une justice équitable.

00:35 Publié dans Syndicat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité lyonnaise









