jeudi, 04 mars 2010

COMPTE RENDU CMP CCN 66 3 mars 2010

CC661.jpg 

Ordre du jour :

 

  • Compte rendu de la conférence annuelle salariale du 17 février 2010, politique salariale
  • Organisation, fonctionnement et restitution des travaux du sous groupe sur les métiers.

 

1. Compte rendu de la conférence annuelle salariale du 17 février 2010, politique salariale

 

 

La présidente de séance demande aux employeurs de faire le compte rendu de la conférence salariale, et aux organisations syndicales de compléter si nécessaire.

 

Comme annoncé dans notre compte rendu du 1er mars, pour la CCN 66, le taux d'évolution fixé par la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS ex DGAS) est de 1.2%, y compris le GVT 2010 estimé à 0.6%.

 

Dans leur présentation les employeurs restent très évasifs sur le financement de la rénovation de la CCN, la CFDT a du intervenir pour préciser que les 1.2 % sont « tout compris » :

 

  • Valeur du point
  • Mesures catégorielles
  • Rénovation des conventions
  • Accords inter professionnels...

 

Cette précision faite, les employeurs conviennent qu'ils vont devoir rencontrer la DGCS sur ce sujet. Madame Bidet leur suggère de le faire rapidement afin de ne pas bloquer les négociations.

 

La FEGAPEI informe les partenaires sociaux qu'elle conteste le taux du GVT retenu par la DGCS. Pour elle, il est de 0.8 %  dans les établissements du  « secteur du handicap ». Alors que le SYNEAS, lui ne conteste pas ce chiffre.

 

Un débat s'engage sur le mode de calcul du GVT, et sur la fiabilité des chiffres annoncés qui divergent suivant les chambres patronales.

 

Pour la CFDT, le taux du GVT à prendre en compte pour toute la CCN 66 est celui annoncé officiellement par le ministère, et sur lequel nous devons nous appuyer pour les négociations.

De plus, l'outil de calcul de la FEGAPEI et du SYNEAS n'a pas été validé, semble t il, par les pouvoirs publics.

 

Suite à ce débat chacun présentent ses propositions en matière de politique salariale :

 

  • FEGAPEI: 0.4 % au 1er janvier 2010.
  • SYNEAS: 0.6 % au 1er janvier 2010.
  • CGT: un point à 4 Euro (soit 7.5 %) au 1er janvier 2010.
  • CFDT: OK pour 0.6 % au 1er janvier (proposition SYNEAS).
  • CFTC: serait plutôt favorable à une mesure bas salaire, mais sans faire de proposition concrète.
  • CGC un point à 3.75 Euro (proposition 0.6 % arrondie au centime supérieur).
  • FO: 2 % au 1er janvier 2010.

 

La CGT demande aux employeurs de prendre une mesure unilatérale.

 

La CFDT réagit, en rappelant qu'une des dernières mesures unilatérales (décembre 2008) s'est convertie en une prime et que nous préférons négocier, même si c'est à minima, mais pour une mesure pérenne.

 

Pour la CFDT, la proposition des employeurs est inacceptable. Proposer deux avenants de politique salariale pour une même convention collective est une première. Les employeurs nous demandent, par cette proposition, de cautionner des écarts de salaire en fonction du syndicat employeur auquel adhère l'Ets.

 

Les employeurs, après débat, nous propose un avenant à 0,6 % avec une application au

1er janvier 2010 pour le SYNEAS et au 1er avril 2010 pour la FEGAPEI.

 

Pour la CFDT, c'est blanc bonnet et bonnet blanc.

 

Voyant qu'aucune organisation syndicale ne s'engagerait sur la signature d'un tel avenant, les employeurs prennent la décision de se rencontrer à nouveau et de faire une nouvelle proposition à la CMP du 26 mars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Organisation, fonctionnement et restitution des travaux du sous groupe sur les métiers (réuni le 16 février 2010)

 

 

Le SYNEAS fait le compte rendu : « le travail a bien avancé, tout n'a pu être vu. Il reste un certain nombre de questions en suspend. Les échanges ont porté sur les « positions  A », les parcours de formation, les passerelles entre filières.

 Un certain nombre de métiers ont été classés par niveaux. Le résultat devant être acté en CMP.

Interprète en langue des signes  niveau I, codeur LPC niveau II, interface en communication niveau III. Ces métiers changent de regroupement, ils sont désormais classés dans la filière « Enseignement »

La Maîtresse de maison est positionnée en A dans la filière logistique.

Reste en suspend le mandataire judiciaire, le moniteur  d'atelier, l'assistant familial, etc. ... »

 

 

  • * Suite à cette présentation, l'intersyndicale CGT, CGC, FO et CFTC lit une déclaration:

 

Cette dernière remet en cause  une grande partie des conclusions formulées par l'ensemble des participants au groupe de travail.

 

  • Demande que la maîtresse de maison soit  positionnée dans la « filière éducative ».

 

  •  affirme la nécessité que tous les métiers de la CCNT 66 correspondent au moins à un niveau V. Ainsi  les surveillants de nuit et les maîtresses de maison devront dans cette logique être embauchés au moins avec une qualification d'AMP ou d'AS.

 

Pour la CFDT, il est impératif que les représentants des organisations syndicales participants aux groupes de travail aient un mandat. Sinon nous prenons le risque de reproduire ce qui s'est passé en 2005 c'est-à-dire « faire du sur place »

 

La CFDT est arrivée à la conclusion suivante concernant les maitresses de maison :

 

Commencer par établir la fiche métier, ce qui permettra de définir si c'est une fonction particulière d'un métier existant ou  un  nouveau métier ?

 

Seulement face au changement de position des organisations syndicales (sauf la CFDT) entre le groupe de travail et la CMP d'aujourd'hui, nous n'avancerons pas plus...

 

Les employeurs font une proposition sur la Professionnalisation des salariés sans qualifications.  Pour eux Il s'agit là de la fonction sociale et solidaire de notre secteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le but étant :

 

  • - De qualifier les personnels actuellement sans qualification.
  • - D'ouvrir le secteur à des personnels non qualifiés (lorsque l'emploi ne nécessite pas de qualification particulière).
  • - De l'obligation de proposer une formation qualifiante après la période d'essai et après un entretien sur les objectifs professionnels du salarié. Cette formation est à engager dans les deux ans suivant l'embauche.

 

La présidente de séance demande à toutes les organisations syndicales  de se positionner sur ces 3 principes.

 

Toutes les organisations syndicales hormis la CGT ont donné un avis favorable.

 

Toutefois, la CFDT a souhaité améliorer le texte en proposant que le salarié conserve une priorité pour engager une formation pendant 2 ou 3 ans, accord des employeurs pour intégrer cette proposition.

 

La proposition des employeurs précise que l'obligation de formation ne s'accompagnera pas d'une obligation de reclassement en cas d'obtention par le salarié d'un niveau de qualification.

 

Pour la CFDT il faut qu'il y ait obligation de reclassement à l'obtention de la qualification lorsque le salarié occupe déjà le poste dont fait l'objet la qualification obtenue.

 

Dans un premier temps, les employeurs rejettent cette proposition, après quelques débats les employeurs reviennent sur leur position et proposeront un nouveau texte avant la prochaine CMP.

 

 

Prochaine CMP le 26 mars.

 

Ordre du jour :

 

  • - N.A.O
  • - Professionnalisation des salariés sans qualification (nouvelle proposition des employeurs).
  • - Les faisant-fonction (état des lieux et position des Organisations Syndicales).
  • - Le regroupement des métiers «Enseignement» et «Cadres».

 

 

 

 

 

 

Les négociateurs

mercredi, 03 mars 2010

Action Intersyndicale CFDT-CGT-SUD...cc66

Téléchargez le tract !

 

communiqué commun action du 15 mars 1966.doc

 

APPEL à la MOBILISATION des SALARIES

Pour la DEFENSE et L’AMELIORATION

de la CONVENTION COLLECTIVE de 1966 :

Journée unitaire d’actions

LE LUNDI 15 MARS 2010 A LYON

10 H 30 BOURSE DU TRAVAIL - 13H30 A.Generale

CFDT-CGT-SUD

Le Rhône toujours dans l'action..

La CFDT Santé Sociaux du Rhône a décidé hier lors de son Conseil Syndical et suite à la rencontre intersyndicale ( CFDT-CGT-SUD)du 1er mars d’être dans l’action pour l’amélioration de la CC66 lors de l’anniversaire de celle-ci le 15 mars 2010. Rassemblement à 10h30 Bourse du travail puis RV à la préfecture, un tract commun bientôt en ligne…

jeudi, 18 février 2010

La CFDT santé sociaux n’appelle pas à la mobilisation le 15 mars 2010

La CFDT santé sociaux n'appelle pas à la mobilisation le 15 mars 2010

CC661.jpg18 février 2010

La convention collective 66 fêtera ses 44 ans le 15 mars prochain. Certaines organisations syndicales ont choisi cette journée pour appeler à une mobilisation. La CFDT santé sociaux n'appellera pas les salariés à s'y joindre.

Alors que les négociations se poursuivent, cela ne doit pas être un prétexte à une nouvelle mobilisation. Pour que le rapport de force soit productif, celui-ci doit être utilisé à bon escient et non de façon répétitif et symbolique.

Cette date anniversaire doit au contraire encourager tous les acteurs de la rénovation de la CC66 à son achèvement. Cette rénovation ne peut être pour la CFDT santé sociaux que synonyme d'amélioration des garanties collectives et d'adaptation aux évolutions du secteur. Toutes les énergies doivent être consacrées au travail d'élaboration de propositions pour la défense des intérêts des salariés.

Pour la CFDT santé sociaux, le recours à la mobilisation des salariés interviendra lorsque la rénovation de la CC66 sera confrontée à des points de blocage.

 

Tract à distribuer: Tract 66 février 2010.pdf

jeudi, 04 février 2010

Commission paritaire mixte 3 février CC66

Présidente de séance : Madame Bidet, représentant la DGT.

 

Ambiance de la journée : suite à un appel de Sud et des collectifs, une manifestation était organisée devant le ministère du travail : une petite centaine de manifestants de Sud était devant la porte, la séance n'a pas été perturbée.

 

 

Ordre du jour :

 

  • Examen des tableaux 1-2-3- à suivre 4.
  • Poursuite des travaux sur les métiers de l'éducation et de l'intervention sociale.
  • Examen des tableaux 1-2-3-4 sur administration, gestion et logistique.
  • NAO (sous réserve des éléments d'information provenant de la conférence salariale).
  • Examen des propositions de la CNPTP et décision des partenaires sociaux.

 

Au préalable, la présidente de séance demande de modifier l'ordre du jour en abordant tout d'abord l'examen des propositions de la CNPTP. Accord de tous les partenaires sociaux.

 

 

Examen des propositions de la CNPTP et décision

des partenaires sociaux

 

La CFDT, présidente de la CNPTP, présente la synthèse des travaux élaborée le 20 janvier, afin de définir clairement le futur mandat de la CNPTP en vue de la renégociation du régime de prévoyance, et de la mise en place éventuelle d'une complémentaire santé conventionnelle.

 

 

 

 

 

Après débats et deux suspensions de séance,

 le mandat est le suivant :

 

  • Ø La CNPTP a mandat pour étudier la faisabilité de la mise en place d'une complémentaire santé.

 

  • Ø le régime de prévoyance et la complémentaire santé feront l'objet de cahiers des charges séparés.

 

  • Ø Pour la prévoyance, l'option retenue est celle de l'amélioration des garanties, sans toucher aux cotisations.

 

  • Ø Tout cela fera l'objet d'appels d'offres ouverts (à des organismes n'assurant pas le régime aujourd'hui) et dissociés. Le principe de ne faire appel qu'à des organismes mutualistes et paritaires a été acté. A la demande de la CFDT.

 

  • Ø La date butoir de la renégociation est le 1er janvier 2011, mais elle pourrait être anticipée suivant l'avancée des travaux.

 

 

 

Classifications

 

 

Poursuite de la lecture des tableaux correspondants aux filières (regroupements de métiers pour certains) éducative et intervention sociale, administration, gestion et logistique.

 

Devant la difficulté de travailler en CMP sur les métiers et leur classement, les employeurs  proposent  de constituer un groupe de travail paritaire, qui devra présenter lors de la CMP du 3 mars 2010, ses conclusions. Accord de tous les partenaires sociaux.

 

Pour rappel, la CFDT avait proposé des groupes de travail en juin et octobre 2009, les employeurs ayant toujours refusé.

 

Avec  de la patience, nous constatons que  nos propositions finissent quelques fois par être reprises.

 

Les négociateurs

jeudi, 28 janvier 2010

Travail Social en danger...

logocfdtsantesociaux.gif120 SALARIES LICENCIES

TRAVAIL SOCIAL EN DANGER

 

Le Département de Seine Maritime a décidé de réduire le budget de l'insertion sociale et professionnelle de 36% soit 5,73 millions d'euros de moins, ce qui représentera environ 120 salariés licenciés au final.

Le Conseil Général justifie cette baisse par la décentralisation des compétences de l'Etat vers le Conseil Général sans moyens financiers supplémentaires.

 

Ce choix politique a des conséquences directes. Des associations ont aujourd'hui disparues.

Des salariés ont déjà été licenciés, d'autres sont en attente d'une décision qui dans le meilleur des cas serait un reclassement professionnel !!!

 

120 collègues, travailleurs sociaux vont grossir les listes des demandeurs d'emploi, dans la plus grande indifférence.

 

Cette politique sociale devient inhumaine et globalisante alors que la Loi de 2002 entend placer « l'usager au centre des dispositifs » !!! Au centre de quoi ?

La coupe budgétaire du Département va priver de tout accompagnement entre 3000 et

10000 personnes. Que deviendront-elles ?

 

AUJOURD'HUI  L'INSERTION, DEMAIN VOTRE SERVICE, VOTRE ETABLISSEMENT ?

 

Nous dénonçons les restrictions budgétaires, nous exigeons la reconduction des budgets à l'identique pour l'insertion pour 2010, nous exigeons les moyens nécessaires et suffisants, pour tout le secteur du travail social,  indispensables pour préserver de bonnes conditions de travail, des augmentations de salaires régulières, le maintien et l'amélioration des conventions collectives.

 

Nos exigences sont des évidences, mais chacun doit prendre ses responsabilités pour réagir et ne plus être spectateur du naufrage du travail social.

 

 

AGISSONS COLLECTIVEMENT.REJOIGNER NOUS.

 

 

Sections syndicales Cfdt OHN                               Cfdt Santé Sociaux Rouen Et Sa Région

cfdt@laposte.net, AEP les Nids                             126 rue de la République 76300 Sotteville Les Rouen

cfdt.aep.lesnids@gmail.com                                  Tel: 02.32.08.35.56     Fax: 02.32.08.35.52  

                                                                                Syndicat-76rouen@santé-sociaux.cfdt.fr

lundi, 25 janvier 2010

Congés supplémentaires dans la cc66

Bonjour,
 
Nous avons besoin d' une vue la plus exhaustive possible des pratiques concernant la mise en place des congés trimestriels.
 
Pouvez vous me faire remonter  la réalité de votre "terrain" par mail: application de la convention ou accords d'entreprises élargissant aux annexes ou personnels non concernés.
 
Merci de prendre  un peu de temps pour faire remonter précisemment les réalités pratiques.
Soyer précis : type d'établissement, nom de l'association, effectif, date des accords....
Ceci pour être plus fort dans les négos de la CC66
Merci par avance
 

mardi, 19 janvier 2010

Compte rendu CGT de la réunion 12 janvier 2010 CC66

 

CGT.gifL'ordre du jour était le suivant :


- Examen du lexique sur la base du document de travail élaboré par les employeurs,

- Ventilation par thématique des tableaux 1, 2, 3,

- Examen du recensement des métiers à ventiler dans les thématiques d'enseignement/formation sur la base des documents élaborés par les partenaires sociaux et à transmettre au plus tard 8 jours avant la séance du 12 janvier,

- Cadres dirigeants et cadre hiérarchiques.

1 - Classifications ... et sens des mots-clés utilisés

La signification du vocabulaire employé par les parties présentes au cours des précédentes commissions paritaires ayant posé problème, la médiatrice Mme BIDET, Présidente de la Commission Mixte Paritaire (CMP) avait mis comme premier point à l'ordre du jour : examen du lexique.

Comme convenu lors de la CMP du 10/12/2009, dès le 17 décembre la CGT avait adressé à ce sujet le courrier à la présidente de la CMP :

« Madame la Présidente,. »

Comme convenu, nous vous adressons, ci-joint :

1 - Le diaporama relatif aux résultats de l'Enquête emploi 2007 concernant le champ de la convention collective du 15 mars 1966, ainsi que le détail des emplois associés (en personnes physiques).

2 - Les définitions des mots "emploi" et "métier" auxquelles la délégation CGT a fait référence lors de la dernière commission mixte paritaire :

 Selon le PETIT LAROUSSE ILLUSTRE :

. emploi (de employer, du latin implicare : engager) : Occupation confiée à une personne ; travail, fonction, place ; Demandeur d'emploi, offre d'emploi : toujours en rapport avec une rémunération.

. métier (ministerium : service) :

- Profession caractérisée par une spécificité exigeant un apprentissage, de l'expérience etc. et entrant dans un cadre légal.

- Hist. : Groupement dont les membres sont soumis à une discipline collective pour l'exercice d'une profession.

- Savoir faire, habileté technique résultant de l'expérience, d'une longue pratique.

 Selon Françoise PIOTET (dans « La révolution des métiers", PUF, 2002) :

« Avoir un métier, c'est être détenteur d'un patrimoine dont on pense, à tort ou à raison, qu'il a une valeur sur le marché du travail qui transcende celui de l'entreprise ».

Ainsi, si l'emploi renvoie à la notion de place, de fonction, d'occupation, le métier renvoie bien à une expertise, faite d'apprentissage (donc de formation et de professionnalisation), de qualification et d'expérience, et à une expertise organisée, et reconnue dans un cadre légal...

C'est l'approche à laquelle la CGT est profondément attachée

Les employeurs s'en tenaient à d'autres définitions et les échanges pour parvenir à un langage commun ont été très (trop) longs.

Finalement toutes les délégations se sont accordées :

- pour qu'un « emploi » soit défini comme une activité rémunérée (notion économique), attribuée à une personne détentrice d'un contrat de travail...et décider finalement sur proposition de l'intersyndicale, que ce terme ne sera plus utilisé puisque dorénavant il sera fait référence aux « métiers ».

- pour « métier », il a fallu argumenter contre la définition soutenue par les employeurs (celle de l'AFPA) et c'est finalement celle du Larousse qui a été retenue : « profession caractérisée par une spécificité exigeant un apprentissage, de l'expérience et entrant dans un cadre légal ».

En refusant d'y ajouter la notion de qualification comme le demandent les délégations CGT et FO, les employeurs ont confirmé leurs véritables intentions en croyant ainsi pouvoir maintenir coûte que coûte un cadre qui continue d'ouvrir la porte aux emplois non qualifiés ... mais sans succès puisque cette définition fait référence aux professions, et donc à la qualification !

Au nom de l'intersyndicale (et de ses travaux préparatoires), la CFE-CGC a affirmé la nécessité évidente et incontournable d'élaborer une « fiche métier » décrivant pour chacun d'entre eux l'ensemble des activités correspondantes et les conditions d'accès.

La Présidente a approuvé... Les employeurs sont réticents, mais « n'ont pas osé un refus frontal ». Partagée par les cinq organisations de salariés, cette exigence reviendra inévitablement sur la table lors des futures séances.

- pour « classification » a été retenu la définition suivante : opération consistant à identifier les métiers et l'échelle des rémunérations, à les organiser dans un système cohérent et à les situer les uns par rapport aux autres.

La délégation CFDT, au-delà des notions d'identification, de classement et de rémunération proposait d'ajouter une référence à « la régulation du marché du travail »... ce qui a été unanimement rejeté.

La Présidente proposant d'aborder le terme « filière », l'intersyndicale a rappelé qu'il avait été convenu de ne plus utiliser ce terme. Mais dès lors que certains partenaires en font usage, et puisqu'à l'avenir le terme ne sera plus utilisé (idem pour emploi), elle tient à disposer d'une définition... estimant qu'il faut aussi savoir s'accorder sur le contenu de ce dont on ne veut plus parler !...

Long débat pour aboutir à : regroupement de métiers participant à une même finalité professionnelle.

A ce stade, rappel des positions CGT en matière de classifications :

La CGT :

- propose d'organiser la classification des METIERS par niveaux de qualifications allant du niveau V (CAP/BEP) au niveau I (bac + 5 et plus) en prenant en compte :

. les diplômes nationaux,

. les métiers définis et validés à la Commission Professionnelle Consultative du Travail Social et de l'Intervention Sociale (CPC) et répertoriés à la Commission Paritaire Nationale de l'Emploi (CPNE) de la branche (UNIFED),

. les 15 diplômes relevant du Code de l'Action Sociale et des familles (CASF) du niveau V au niveau I (nomenclature de 1969 : classement en fonction d'un niveau de responsabilité dans le travail).

- n'est pas opposée à une classification organisée par « regroupements de métiers » si, et seulement si, les dispositions afférant à la durée du travail, aux congés annuels supplémentaires, à la rémunération et aux éléments constituant l'ensemble des annexes existantes sont intégrées dans les dispositions permanentes de la convention collective.

- revendique le classement au niveau II de l'ensemble des techniciens titulaires d'un diplôme d'Etat sanitaire ou social exigeant 3 années d'études post-bac, en référence au cursus LMD.

- est favorable à l'existence d'un regroupement dédié à l'ensemble des métiers de l'encadrement : cadres d'autorité, cadres techniques et cadres praticiens.

La délégation CGT intervient alors pour rappeler la teneur du courrier adressé à ce sujet par la CGT à la présidente et aux membres de la CMP le 5 janvier 2010 (voir lettre en annexe).

2 - Poursuite de l'examen de la ventilation des métiers par thématiques et par « regroupements de métiers »

- métiers du soin et paramédicaux,

- métiers de l'éducation et de l'intervention sociale,

- métiers de l'administration, de la gestion et de la logistique.

L'étude du regroupement des salariés sans qualification et leur classement (et reclassement...) faisant l'objet des plus grandes difficultés, il a été décidé de commencer à travailler sur les trois premiers.

2.1 - Dans chacun de ces « regroupements de métiers », la répartition se fait à partir de quatre tableaux élaborés au cours des commissions paritaires du premier semestre 2009 :

- tableau 1 : regroupe les métiers nécessitant un diplôme dédié (ex : diplôme d'état d'infirmier),

- tableau 2 : regroupe les métiers accessibles à partir de plusieurs diplômes dédiés.

Exemples :

- manipulateur en radiologie : la qualification est soit délivrée par le ministère de la santé soit par le ministère de l'éducation nationale ;

- esthéticienne : pour la même appellation, le diplôme est soit un CAP (niveau 5), un BP (niveau 4) ou encore un BTS (niveau 3)

- tableau 3 : regroupe les métiers accessibles à partir d'un niveau de qualification sans qu'un ou des diplômes spécifiques ne soient requis (ex : formateur).

2.2 - Construction des « regroupements de métiers » :

- regroupement des métiers du soin et paramédicaux : ne pose pas de problèmes particuliers puisqu'il regroupe des métiers réglementés et référencés à des diplômes d'état, des certificats de capacité, des diplômes professionnels etc.

- regroupement des métiers de « l'éducation et de l'intervention sociale » : comme on pouvait s'y attendre, les discussions font très rapidement apparaître des divergences de fond entre les délégations employeurs et celles des syndicats de salariés, celles-ci portant notamment sur la classification de métiers faisant référence à des diplômes de niveaux de qualification différents (ex : TESF et CESF pour les métiers de l'économie sociale et familiale ou encore métier d'esthéticienne).

Au prétexte de simplification... les employeurs proposent de ne répertorier dans la classification, que le niveau de formation le plus bas requis pour l'exercice d'un métier- et lui seul - en affirmant en faire une règle commune applicable à l'ensemble des regroupements de métiers ! L'ensemble des organisations syndicales de salariés exige, au contraire, que chaque niveau apparaisse suivant les diplômes dédiés.

On aura compris que les employeurs désiraient continuer à pratiquer comme par le passé, avec une seule et même dénomination (affectée du coefficient le plus bas)... La voie étant ainsi ouverte au recrutement de personnel ayant une qualification supérieure en les rémunérant à minima !...

La Présidente suggère qu'en dehors de la CMP, les partenaires puissent se réunir et évoquer sérieusement ce problème de sur-compétences intimement lié à celui de sous-qualification.

Les employeurs, contraints de reproduire leur « philosophie de base » et de la déployer lors du concret de la négociation, demandent une suspension de séance ; à leur retour ils annoncent qu'ils sont d'accord pour que les niveaux soient différenciés. Dont acte.

Suite à cette séquence, la discussion s'engage inévitablement sur les niveaux de formation requis, les fiches métiers, les incongruités des propositions employeurs comme celle « d'inventer » un agent de soin, emploi qui n'existe même pas dans le texte conventionnel actuel !...qui est-ce ?, que fait-il ? etc.

La délégation CGT réaffirme qu'aucun regroupement de métiers, quel qu'il soit, ne doit dorénavant comporter des métiers qui ne soient au minimum de niveau 5. La situation des personnels en poste devra être réglée par une réelle volonté de les former ; les anciens postes de travail sans qualification demeurant « en cadre d'extinction ». FO va dans ce sens et propose que chaque salarié soit au minimum titulaire d'un BEP sanitaire et social.

Les employeurs sont contraints à nouveau au débat sur leur politique de recrutement et de formation. Ils « s'engagent » à mettre en place un réel dispositif de formation car ils considèrent que le secteur se doit de proposer la promotion sociale en recrutant du personnel non formé. Pourquoi pas !... mais nous en sommes encore aux déclarations de bonnes intentions ; il arrivera un moment au cours de ces négociations pour « l'amélioration de la convention collective » (vocabulaire partagé unanimement !) où cet impératif à recruter du personnel qualifié (qui fait l'unanimité) va devoir se concrétiser, soit directement, soit par une mise en place concrète d'un processus de formation sérieux, incontournable et qui ne soit pas différé sans cesse.

La délégation CGT demande alors que l'annexe 8 de la convention, que les employeurs prétendent obsolète (mais que certains continuent pourtant d'appliquer !), soit réétudiée et réactualisée à cet effet en intégrant les évolutions des dispositifs de droit commun en matière de formation, et en l'ouvrant à l'ensemble des métiers de la convention.

La présidente propose qu'elle fasse l'objet de discussions entre les employeurs et les syndicats de salariés dans le cadre des négociations ... gêne dans les rangs employeurs !

Cette suggestion est proposée de façon neutre (fonction oblige...) mais avec un léger sourire...Il nous semble à ce moment que la Présidente évalue de mieux en mieux la difficulté de sa tâche.

Conclusion

Encore une fois, avec quelques nuances à la marge, l'ensemble des organisations syndicales de salariés sont en phase sur le sujet : nous en sommes aux classifications ... et nous parlons d'abord d'amélioration !

Les employeurs se rendent à l'évidence. Ils ne parviennent pas à faire valoir leur stratégie visant à conserver coûte que coûte un volant d'emplois sans qualification alors que rien ne le justifie (sauf leur volonté de flexibiliser et d'individualiser le travail), comme la délégation CGT et d'autres délégations de salariés l'ont démontré en séance. Ils ne parviennent pas non plus à diviser les salariés sur ce sujet : ou bien il leur faudra recruter du personnel formé, ou bien ils devront en passer par un dispositif de formation de grande qualité. Les salariés de la CCN 66 savent à quoi s'en tenir après le document provocateur de 113 pages de décembre 2008 et celui « du même tonneau », condensé en une vingtaine de pages, qui lui a succédé.

Les luttes pour « le maintien et l'amélioration de la convention collective », mot d'ordre précis qui a mobilisé le secteur est sans ambiguïté. Nous nous opposons aux attaques en règle des « patrons du social », à leur volonté d'introduire « le profit et la rentabilité » dans les établissements où nous travaillons.

Leur attitude zélée pour relayer, voire amplifier les politiques de restrictions prônées par le Pouvoir, peut et doit être combattue. La commission mixte paritaire est un des lieux où se joue l'avenir du secteur . Les employeurs font le gros dos et jouent la montre... Ils n'ont pas actuellement le rapport de force suffisant pour imposer leurs projets. Les négociations doivent plus que jamais rester sous le contrôle des salariés, pour qu'à tout moment ils puissent peser de tout leur poids dans la balance sur les sujets qui fâchent vraiment : salaires, ancienneté, congés supplémentaires...

Le plus dur est devant nous, sachons nous préparer à une mobilisation vraiment massive et unitaire, sans perdre nos forces dans des escarmouches.

A nous tous de faire entendre raison aux employeurs !...

Sans entrer dans le détail des blocages qu'ils s'évertuent à introduire, une séquence « ubuesque » a eu lieu lors de cette CMP à propos de la renégociation du contrat de prévoyance de la convention collective... les employeurs ont délibérément provoqué un aller et retour de compétences entre la commission nationale paritaire technique de prévoyance (CNPTP) et la CMP pour finalement ne rien avoir à proposer concrètement en séance, si ce n'est de renvoyer à nouveau le travail technique à faire vers la CNPTP (ce qu'elle était en mesure de produire au cours des réunions des mois précédents)...

Désolant mais significatif d'attitudes irresponsables !... Cependant de façon chaotique et lente, nous entrons peut-être dans une phase de négociations, la présence de la Médiatrice y étant sans doute pour une part. C'est un témoin qui peut être gênant pour les employeurs compte tenu du « cirque » auquel ils se livrent...

Précisons enfin que les deux derniers points de l'ordre du jour n'ont pas été abordés.

La prochaine réunion de la CMP est fixée au 3 février 2010 :

- Reprise du travail sur les tableaux 1,2 et 3..à suivre le 4 (personnel sans diplômes spécifiques ou niveau de qualification requis)

- NAO (après la conférence salariale, si elle a lieu..)

- Prévoyance (après travail technique de la CNPTP).

lundi, 18 janvier 2010

Commission mixte CC66 du 12 janvier 2010

Représentaient la CFDT : ....

Présidait la C° mixte : Véronique Bidet pour le ministère du travail.

 

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Ordre du jour :

  • Examen du lexique sur la base du document de travail élaboré par les employeurs
  • Ventilation des métiers par thématique des tableaux 1, 2, 3
  • Examen et recensement des métiers à ventiler dans la thématique enseignement/ formation sur la base des documents élaborés par les partenaires sociaux.
  • Cadres dirigeants et cadres hiérarchiques
  • Clarification du mandat de la CNPTP pour la renégociation de l'accord prévoyance.

 

Avant d'aborder l'ordre du jour, il est fait un point sur l'envoi des documents au préalable des réunions plénières. Il s'avère que les partenaires sociaux ainsi que la présidente de séance ne reçoivent pas la totalité des documents nécessaires à la préparation et la menée des débats. Ce qui est fort dommageable. Il est donc reprécisé que les documents doivent être envoyés à tous les partenaires sociaux au plus tard 8 jours avant la CMP.

 

La CFDT rappelle qu'un accord de méthode aurait permis d'éviter tous ses désagréments.

 

1. Examen du lexique

 

 

Les employeurs dans leur document du 5 janvier 2010, proposent leur définition des termes Classification, métier et filière. Toutefois compte tenu des débats sur les notions de métier et d'emploi, la présidente de séance demande que les partenaires sociaux s'entendent au préalable sur une définition du terme emploi. Ceci afin d'évacuer toutes les ambiguïtés avec le mot métier.

Après débat, les partenaires sociaux s'entendent sur la définition du terme emploi :

 

  • «activité rémunérée, attribuée à une personne au travers d'un contrat de travail»

 

Pour la CFDT, à la lecture de cette définition il est clair qu'il existe des emplois actuellement dans les établissements, et cette notion concerne principalement les salariés n'ayant aucune qualification. Toutefois le mot emploi n'étant pas retenu par la majorité des organisations syndicales, il va falloir en trouver un autre.

 

Concernant le terme classification, les employeurs proposent la définition suivante :

«  Opération consistant à identifier les métiers, à les organiser dans un système cohérent et à les situer les uns par rapport aux autres ».

 

La CFDT propose une définition plus complète reprenant les fonctions de la classification à savoir :    

  • Identifier les métiers
  • Les classer
  • Réguler le marché du travail
  • Rémunérer

 

N'ayant pas d'autres propositions, un débat a lieu autour de ces deux définitions pour aboutir à cette dernière qui intègre la notion de rémunération telle que nous le demandions :

 

  • « opération consistant à identifier les métiers, les échelles de rémunération, à les organiser dans un système cohérent, à les situer les uns par rapport aux autres ».

 

 

Sur le terme Métier, les employeurs proposent une définition, de l'AFPA :

 

« Ensemble de postes ou de situations de travail pour lesquels il existe une proximité forte d'activités et de compétences, ce qui en permet l'étude et le traitement de façon globale et unique. Les salariés qui pratiquent un même métier peuvent occuper les différents postes rattachés à un métier dans un délai court, à niveau égal de compétences. Le métier n'est pas directement lié à la structure d'un service, à l'inverse du poste. Exemple : orthophoniste, ergothérapeute, infirmier en soins généraux. Plusieurs métiers peuvent faire partie de la même profession ».

 

Cette définition ne convient à aucune organisation syndicale, car elle est trop complexe et trop orientée.

La CFDT propose la sienne : « identité professionnelle découlant de la mise en œuvre de connaissances et de compétences obtenues par une qualification, concourant à des activités et responsabilités dans une même filière ».

 

CGT et  FO souhaitent se référer  à une définition plus générale et proposent celle du Larousse :

  • « profession caractérisée par une spécificité exigeant un apprentissage, de l'expérience et entrant dans un cadre légal ».

 

Après débat cette dernière définition est retenue à l'unanimité.

 

Sur le terme filière, la définition proposée est :

  • « regroupement de métiers participant à une même finalité  professionnelle ».

 

Cette dernière est retenue par la majorité des partenaires sociaux, mis à part FO et la CGT

Pour la CFDT, le fait d'acter cette définition met fin au débat sémantique entre filières et regroupement de métiers (terme retenue lors de la CMP du 10 décembre 2009 par l'intersyndicale CGT, FO, CFTC et CGC), car ils sont synonymes.

 

La CFDT se satisfait de ce travail sur le lexique, car il est important que tous les partenaires sociaux puissent parler le même langage. Toutefois, la définition de classification nous semble trop succincte, et aurait mérité plus de précisions.

 

 

 

2. Clarification du mandat de la CNPTP

 

Petit rappel :

Lors de la dernière Commission Nationale Paritaire Technique de Prévoyance (CNPTP) de décembre 2009, le collège employeur n'a pas voulu se positionner sur le projet de renégociation de l'avenant 300, et demande à la Commission Mixte Paritaire de donner mandat ou non à la CNPTP d'engager la procédure de renégociation.

Les partenaires sociaux ont la possibilité de renégocier le régime de prévoyance tous les 5 ans. Le régime de la CC66 est excédentaire depuis 3 années d'où l'intérêt de le renégocier afin de l'améliorer.  D'où ce point à l'ordre du jour.

 

Toutefois, les employeurs estiment actuellement ne pas avoir assez d'éléments en leur possession pour donner mandat ou non à la CNPTP. Position appuyée par FO. Alors qu'ils sont détenteurs au même titre que le collège salariés  de tous les éléments permettant de prendre cette décision, puisqu'ils ont été travaillés à maintes reprises durant les dernières CNPTP.

 

Ils demandent donc à la CNPTP, lors de sa réunion du 21 janvier prochain, de préparer un document permettant aux membres de la CMP de prendre position à la réunion du 3 février prochain.

 

La CFDT s'interroge sur le petit jeu des employeurs, renvoyant la décision d'une instance à l'autre, évitant ainsi de prendre position. Sur leur volonté de renégocier le régime avec une présidence de la CNPTP tenue par une organisation syndicale (CFDT).

 

 

3. Classifications

 

Le travail a consisté à reprendre l'inventaire des métiers et des emplois élaboré paritairement en mai 2009, en débutant par la filière soin et paramédical.

 

Agent de soins et brancardiers ont été écartés de la filière. Contrairement à ce que proposaient les employeurs les métiers ayant plusieurs niveaux de qualification possible sont retenus dans chaque position d'emploi.

Par exemple : l'esthéticienne pour nous niveau V, IV et III, pour les employeurs niveau V uniquement.

 

Nous avons commencé le même travail sur la filière éducation, intervention sociale qui sera poursuivit à la prochaine séance .

 

 

Prochaine CMP, le 3 février  2010

 

 

 

 

Les négociateurs

mardi, 22 décembre 2009

Compte rendu FEGAPEI

Fegapei.jpgLa Commission mixte paritaire (CMP) a débuté par le premier point à l'ordre du jour : la

présentation des outils de chiffrage des organisations employeurs et l'explication de leurs

fonctionnalités. Ces outils, renseignés selon des items communs, vont permettre, lorsque les

débats seront davantage avancés, de chiffrer les mesures négociées et d'en connaître les

impacts budgétaires.

La Présidente, représentant le Ministère du travail, a ensuite souhaité que soient abordées les

différentes propositions des partenaires sociaux en commençant dans un premier temps par

la classification des métiers au sein de la CCNT 66 améliorée.

La Présidence a noté qu'il existait, sur ce point, un consensus de la majorité des

organisations syndicales de salariés. Toutefois, la CGT, FO, la CFTC et la CGC se sont

opposées au terme de « filière », préférant que nous utilisions désormais le terme de

« regroupements de métiers ».

Pour ne pas bloquer les négociations sur l'utilisation de certains termes plutôt que d'autres,

les employeurs ont souhaité porter à l'ordre du jour de la prochaine CMP une proposition de

lexique afin que nous puissions employer le même vocabulaire.

Ce point étant acté, nous avons pu engager les débats sur les différents thèmes permettant

de regrouper les métiers et emplois. Trois champs d'intervention font consensus :

1. Education et Intervention sociale ;

2. Sanitaire et paramédical ;

3. Administration, gestion et logistique.

Les positions diffèrent néanmoins sur 3 autres champs d'intervention : l'enseignement, la

formation et les cadres. Les débats ont permis de comprendre les positions de chaque

organisation et ces échanges reprendront lors de la prochaine CMP le 12 janvier.

Le dernier point à l'ordre du jour était l'augmentation de la valeur du point.

Après un tour de table qui a permis à chacune des organisations syndicales

de salariés de s'exprimer, ce point a été reporté à l'ordre du jour de la

prochaine CMP, sous réserve de connaître le pourcentage d'augmentation

de la masse salariale accordé pour 2010 qui est habituellement annoncé lors

de la conférence salariale à la DGAS.

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