lundi, 28 août 2006

Le Harcèlement au Travail

Vous trouverez tout ce que vous avez toujours pu chercher sur cet épineux sujet sur la colonne de droite textes, actions, préventions, fiches techniques...

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vendredi, 25 août 2006

A tous les salarié(e)s intéressés par la protection de l’enfance,

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et le collectif des travailleurs sociaux en colère... 

Vous êtes invités au groupe de travail réunissant tous les salarié(e)s syndiqué(e)s à la CFDT ou membres du « collectif des travailleurs sociaux », et qui sont concerné(e)s par la protection de l’enfance, qu’ils soient de la fonction publique (PJJ ou Conseil Général) ou du secteur associatif, le syndicat de la magistrature se joint parfois à nous.

La prochaine réunion aura lieu le mardi 26 septembre 2006

à 18h00 salle A, à la Bourse du Travail de Lyon,

avec comme ordre du jour :

F Le « nouveau » projet de loi de prévention de la délinquance

F Le schéma «  enfance » 2006/2010 (suite…)

F L’expérimentation de la décentralisation ( suite…) 

F Le débat sur la réforme de la protection de l’enfance

F Infos diverses, échos des institutions présentes

F Perspectives d’actions

 

mercredi, 16 août 2006

L'absentéisme et la position CFDT

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Le colloque organisé par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) à l’occasion de la Semaine de la qualité de vie au travail a tenté d’analyser les causes de l’absentéisme au travail et d’y apporter des solutions.

 

Poser la question de l’absentéisme au travail revient souvent à s’interroger sur le rapport qu’entretiennent les salariés avec leur travail. Sujet délicat pour les salariés, il embarrasse les directions, qui bottent en touche en renvoyant le problème à la sphère personnelle. La notion d’absentéisme n’est certes pas nouvelle, mais ce phénomène est davantage relié aujourd’hui aux conditions de travail (pénibilité, risques professionnels) et à l’organisation de l’entreprise. Durant les dernières décennies, les évolutions du monde du travail, avec une gestion de l’entreprise en flux tendu, se traduisent de plus en plus par de nouvelles exigences pour les salariés en termes d’autonomie, d’intensification
À l’occasion de la Semaine de la qualité de vie au travail,
le colloque “ Présent, absent : quels regards sur le travail ? ”, organisé par l’Anact à Lille le 18 mai dernier, avait pour objectif d’analyser ces différents aspects. L’occasion, pour son président Rémi Descosse, de rappeler que « la qualité du produit provient souvent de la qualité de vie et de la motivation de ceux qui le façonnent ». Autrement dit, le degré d’engagement des salariés constitue l’une des conditions essentielles de leur présence sur le lieu de travail. Un investissement qui dépend de divers facteurs (possibilités d’évolution de carrière, reconnaissance) et qui est d’autant plus fort que le travail revêt un intérêt particulier pour le salarié.
Or la question de l’absentéisme, posée sous l’angle de l’engagement personnel, laisse transparaître plusieurs contradictions. En particulier celle de la motivation du salarié à se rendre au travail pour accomplir sa tâche au quotidien, qui se heurte souvent au manque de reconnaissance de la hiérarchie. Dès lors, beaucoup de salariés entrent dans un cercle vicieux, dans lequel plus ils manifestent de motivation, plus la direction est exigeante à leur égard. Une sollicitation permanente dans un monde du travail où l’indulgence est de moins en moins de mise. Le contrat nouvelles embauches, où le salarié peut être renvoyé sans justifier de motif illustre ce phénomène jusqu’à la caricature. « Or cette non-reconnaissance reste l’une des causes premières de la démotivation et donc de l’absence des salariés, a souligné un sociologue lors de ce colloque. La hiérarchie feint souvent d’être sourde pour préserver une approche plus restrictive que participative à la résolution du problème. » Car trop souvent, le fait que les raisons pour lesquelles tel ou tel salarié s’absente soient méconnues des employeurs car personnelles, entraîne un sentiment d’incompréhension de la hiérarchie et une tension dans l’entreprise. Tension encore accentuée par les exigences de traçabilité des tâches effectuées par les salariés, avec toutes les dérives que cela comporte (surveillance des salariés, protocoles à respecter), notamment dans certains champs professionnels.
Les métiers du secteur médico-social (infirmiers, aides-soignants) sont des exemples flagrants de densification des tâches et d’exigence de traçabilité. L’intensification et l’implication dans le travail apparaissent d’autant plus pesantes pour les salariés que s’y ajoute la relation avec le patient, lui aussi en quête d’une certaine “ traçabilité ” des soins qui lui sont prodigués.

 

 

Le temps du dialogue. Pour autant, la demande croissante des directions de traiter, dans les entreprises du secteur public comme du privé, de la question de l’absentéisme, révèle une prise de conscience progressive du problème, comme l’a souligné un intervenant du colloque. « Les causes profondes de l’absentéisme ont fini par inquiéter puis mobiliser les patrons dans une réflexion, notamment depuis que le syndrome touche les cadres. Cela a en quelque sorte relégitimé la question de l’absentéisme. »
En effet, aujourd’hui, les directions perçoivent l’intérêt de s’attaquer au problème pour améliorer le fonctionnement de l’entreprise. « La hiérarchie prend enfin conscience d’une réalité qui ne se cantonne plus au comportement individuel du salarié », a souligné Rémi Jouan, alors secrétaire national, lors d’une table ronde. Il existe certes une préoccupation économique générale des directions, puisque l’absentéisme concerne chaque année 7 % des effectifs des entreprises. Mais au-delà, il entraîne de nombreux dysfonctionnements. L’organisation ou plutôt la réorganisation induites par ce problème sont sources de complications au sein des entreprises, notamment en termes de production. Une réorganisation qui n’est pas sans conséquences sur les relations entre salariés, l’incompréhension et la suspicion des collègues présents faisant face au sentiment de culpabilité de la personne absente.
De fait, conscients des enjeux pour la production, les salariés attendent le plus souvent le dernier moment pour s’arrêter. Rémi Jouan a d’ailleurs souligné ce problème : « Et si la gestion à moindre coût avait des conséquences en termes d’absentéisme ? Par ailleurs, les salariés se sentent coupables de laisser leur charge de travail à quelqu’un autre, déjà débordé. » Car le dilemme est là : comment pallier le manque de salariés quand l’évolution actuelle du travail place l’organisation de celui-ci en flux tendu permanent ? Un constat qui se vérifie surtout dans les grandes entreprises. Dans les TPE-PME, les relations moins “ formalisées ” et une plus grande polyvalence des salariés permettent souvent de mieux s’adapter aux absences.

 

 

Démarche participative. Plusieurs intervenants ont rappelé, durant le colloque, l’urgence de rétablir le dialogue social dans l’entreprise et d’ouvrir le débat en associant médecins du travail, représentants du personnel et direction. Plus encore, l’implication des salariés dans cette démarche de prévention apparaît indispensable pour une réelle compréhension des enjeux du problème. Démarche d’ores et déjà engagée par la CFDT, comme l’a rappelé Rémi Jouan dans une table ronde avec les partenaires sociaux : « La mise en place par la CFDT des démarches “ Travail en questions ” (TEQ) a permis de questionner le salarié sur ses conditions et son rapport au travail. De la même manière, le travail de fond réalisé sur l’intensification du travail permet de donner une vision globale de l’ensemble des facteurs de l’absentéisme. » Car la question de la présence au travail n’est pas neutre. Elle doit prendre en compte des aspects extérieurs. En particulier la conciliation des temps de vie (vie personnelle-vie professionnelle), qui joue souvent en faveur ou en défaveur de la présence au travail. Souvent évoquée lors de ce colloque, la question des horaires semble revenir comme l’une des causes importantes de l’absentéisme.
Au-delà de la volonté d’une démarche de prévention participative impulsée par le dialogue social, quelques pistes d’action ont été proposées, notamment dans le secteur médical. Ainsi, pourquoi ne pas mettre en place des équipes suppléantes pour les absences programmées, qui permettraient d’anticiper une gestion en flux tendu ? Des pistes à explorer au quotidien, comme l’a préconisé le président de l’Anact en clôturant ce colloque, « afin que le débat ouvert lors de cette journée ne reste pas l’affaire de quelques spécialistes ».

 

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« Le dialogue social reste une condition du succès de la prévention »


Laurence Théry *, secrétaire confédérale et inspectrice du travail, analyse les paradoxes du monde de l’entreprise.

La gestion de la production en flux tendu est-elle la principale cause de l’absentéisme ?
L’organisation du travail est aujourd’hui pensée à court terme dans les entreprises et renvoie aux objectifs de rentabilité. Cela ne va pas sans générer des arrêts-maladie directement liés à une intensification du travail (TMS, maladies psychiques). Et tant que le ratio financier et productif guidera l’entreprise, cette dernière s’interdira de parler du problème de l’absentéisme.

Que prône la CFDT face à cette situation qui tend à se généraliser dans les PME ?
La nouvelle tendance qui se dégage place l’absentéisme en lien direct avec les conditions de travail. Face à la faible présence syndicale dans les PME qui fragilise les salariés, la question de l’absentéisme doit prendre place au cœur du dialogue social dans l’entreprise, condition primordiale du succès de la prévention des absences. Certains commencent à s’attaquer à ce problème, comme l’Anact ou la CFDT à travers les TEQ (Travail en questions), mais il est urgent que les entreprises s’emparent de ce problème.

En quoi l’absentéisme reste-t-il une question difficile à s’approprier pour les syndicats ?
Le mot même d’absentéisme garde souvent une consonance péjorative. Parler d’absence serait plus juste, car l’absentéisme renvoie à un comportement individuel du salarié, qui crée simultanément une tension entre les salariés et un sentiment de culpabilité chez les “ absents ”. La mise en place d’un certain nombre de mesures, comme les plans Santé au travail, constitue un bon moyen de parler de l’absentéisme.

* Laurence Théry vient de publier un livre « Le travail intenable. Résister collectivement à l'intensification » (paru le 8 juin).

 

 

vendredi, 16 juin 2006

Et encore le Congrès de Grenoble CFDT

Julie Coudry, née en 1979 est présidente de la Confédération étudiante depuis sa fondation en mars 2003. Avant cela, elle faisait partie de l'UNEF.

 

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En 2003, elle quitte le bureau national de l'UNEF, réunifiée 2 ans plus tôt (en 2001), pour fonder la Confédération étudiante avec une partie de la Tendance Syndicale, plus quelques autres associations locales, et le soutien actif de la CFDT avec laquelle elle aurait entretenu des liens étroits. Elle reproche alors à l'UNEF «  d'être à la fois conservatrice et radicale et d'être destructrice de citoyenneté en cherchant à faire rentrer tous les jeunes dans des "moules idéologiques prédéterminés " ». Elle dénonce aussi la radicalisation de son ex-syndicat après la réunification avec l'UNEF-SE : «  Nous en avons marre de ceux qui vendent du malaise par kilos  », précise-t-elle.

À la tête de la Confédération étudiante, elle s'intéresse au sort des étudiants obligés de travailler pour financer leurs études : « Il faut dépasser la simple dispense d'assiduité. Dans de nombreux cas, travailler, seul moyen de financer ses études, peut être un facteur d'échec lorsque le système n'est pas adapté à ce double statut », déclare-t-elle.

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Elle prend également position en faveur du traité établissant une Constitution pour l'Europe. Pour elle, ce texte correspond bien aux enjeux européens pour l'université : la réforme LMD, la recherche et la mobilité. En octobre 2004, elle affirmait : « On a soutenu le LMD, on a travaillé à sa mise en place et on soutient le traité constitutionnel dans cette logique, parce que c'est nous qui allons construire l'Europe, en particulier les étudiants ». Le traité sera finalement rejeté par une majorité des suffrages exprimés, avec 55 % de non, mais soutenu, selon un sondage, par la majorité des étudiants avec 54 % de oui. Durant la campagne, elle a participé à des conférences où elle a défendu le traité avec certains hommes politiques engagés dans le construction européenne.

En 2006, avec sa casquette caractéristique, elle est une des figures médiatiques de la contestation étudiante anti-CPE, fréquemment interviewée par les médias (télévision, radio). Le 10 avril 2006 (le jour de l'annonce du remplacement du CPE), soit six semaines après le début des contestations, elle appelle au déblocage des universités, contrairement à d'autres syndicats étudiants et à la coordination étudiante, expliquant qu'il « serait regrettable qu'une victoire collective soit gâchée par des échecs individuels » (concernant les examens), et que « le positionnement des militants [de la Cé] ne se fait pas par rapport aux autres organisations comme l’Unef mais par rapport à la mobilisation pour le retrait du CPE »[2].

lundi, 12 juin 2006

Ouverture du Congrès CFDT 12 juin 2006

"La CFDT débute son 46e congrès alors que, présidentielle oblige, droite et gauche promettent de se convertir à la négociation collective.

 

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... Aujourd'hui, la CFDT ouvre son 46e congrès à Grenoble, qui devrait conduire à la réélection de son secrétaire général, François Chérèque. Son mot d'ordre : «aucune réforme n'est possible sans nous». Cela ne signifie pas pour autant accepter de participer à la préparation des projets politiques. Une posture partagée par l'autre poids lourd syndical, la CGT, qui lors de son congrès, fin avril, montrait de fortes attentes à l'égard du politique pour les échéances à venir. Tout en se refusant à «servir de boîte à idées», ou à soutenir «un candidat». …

 

 

La CFDT et le PS ont toujours eu des liens «plus ténus». Au contraire de ce qui se pratique dans les pays nordiques, dans lesquels les syndicats sont souvent des émanations des partis. Pourtant, quoi qu'ils en disent, les syndicats font de la politique : «Ils produisent des normes, ont une action sur les politiques publiques, poursuit le même spécialiste. Mais, quand on leur parle politique, ils entendent qu'ils devraient désigner un candidat...» En 1981, la CFDT avait laissé entendre qu'elle penchait pour François Mitterrand. «Résultat, ils se sont fait reprocher le tournant de la rigueur de 1983.» La période Jospin n'a pas non plus été toute rose : lois Aubry sur les 35 heures et surtout les deux lois de modernisation sociale, qui répondaient plus à des arbitrages internes entre les partis de la gauche plurielle qu'à une vraie demande des partenaires sociaux.

 

Engagements. Aujourd'hui, le contexte a peut-être changé. Le Premier ministre a commandé deux rapports, l'un sur la modernisation du dialogue social, l'autre sur la représentativité et le financement des syndicats. La gauche s'engage sur une méthode de concertation (lire l'entretien avec François Hollande ci-contre). Les syndicats, eux, attendent de voir. On n'efface pas comme ça des décennies de méfiance. »

 


Libé.

dimanche, 11 juin 2006

Congrès CFDT

Je serai absent cette semaine puisqu'au Congrès Confédéral CFDT à Grenoble, je vous informerai dès mon retour des infos importantes et photos...

 

le lien pour suivre en direct:

 

http://www.cfdt.fr/edito.htm

 

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vendredi, 02 juin 2006

Excellent article sur les Bloggeurs!

Le billet de Pierre Chappaz
Bloggeurs ou journalistes ?


La chronique de Pierre Chappaz pour Libération.fr • Chaque semaine, le fondateur de Kelkoo décrypte la nouvelle frontière de l'Internet appelée 2.0 •


par PIERRE CHAPPAZ



La semaine dernière, une cour d'appel de l'Etat de Californie a rendu un verdict dont j'hésite à dire qu'il est étonnant ou qu'il est historique, dans une affaire opposant Apple à trois bloggeurs, Appleinsider , PowerPage, et MacNN, poursuivis pour avoir publié des informations confidentielles sur des produits en cours de développement. Steve Jobs est réputé pour la politique de silence absolu sur les futurs produits qu'il impose en interne. On comprend que Steve, dont la force principale est l'innovation, se méfie du risque de se faire piquer ses idées. Qu'il fasse un procès à des bloggeurs pour obtenir les noms des sources qui les ont informés ce n'est pas très sympa, c'est sûr, mais finalement, à son corps défendant, le patron d'Apple a fait avancer la réflexion sur les nouveaux medias en ligne.
Si ces bloggeurs avaient eu une carte de presse, la cause aurait été entendue d'avance : un journaliste a droit à la protection de ses sources. Mais quid des bloggeurs, ces « pseudo-journalistes amateurs » ?
La procèdure a débuté il y a deux ans, Apple demandant carrément aux juges d'autoriser l'accès aux messageries des bloggeurs poursuivis afin de repérer leurs sources, probablement des employés de la société. D'après Apple, il y avait violation de secret commercial, et les bloggeurs n'auraient pas dû publier cette information « illégitime ».
Un premier jugement, l'an dernier, avait conclu dans le sens d'Apple, mais la cour d'appel, sollicitée par les avocats de l'Electronic Frontier Foundation (une association réputée, créée en 1990, pour la défense des individus et de leurs droits pour tout ce qui touche aux nouvelles technologies), en a jugé autrement. Les bloggeurs n'ont pas à révéler leurs sources, et le jugement, qui fera jurisprudence, est définitif. La cour se réfère au premier amendement pour conclure : « Nous ne pouvons pas imaginer de test ou de principe applicable pour distinguer l'information “légitime” et l'information “illégitime”... tout tentative d'établir une telle distinction mettrait un péril l'une des règles de base du Premier Amendement".
Reporters sans frontières, qui publie, par ailleurs, l'excellent blog leblogdesmedias, salue une décision « historique ». Historique pourquoi ? Parce qu'en accordant aux bloggeurs la protection des sources, la cour californienne reconnaît en fait leur statut de... journalistes... ou faut-il dire média ? Quoi qu'il en soit, ce jugement témoigne d'une (r)évolution : journalistes et bloggeurs, malgré leurs différences, appartiennent bien au même monde, celui de l'information.
Justement, qu'est-ce qui différencie un journaliste d'un bloggeur, un bloggeur sérieux j'entends : la notion de métier (le journalisme est un métier, peut-il être aussi un hobby ou une pratique citoyenne ?), la formation (il existe des écoles de journalisme, mais les bloggeurs ne les ont pas fréquentées), la pratique (le journaliste doit écrire son papier quoi qu'il arrive, le bloggeur écrit selon son bon plaisir), et le rapport à l'Internet (l'un est né avec le Net, l'autre souvent avant). Et d'autres choses encore auxquelles je ne réfléchis pas dans un premier temps.
Il y a bien là deux générations de sources d'information qui ont vocation à se mélanger, se complèter, s'interpénétrer : car l'Internet est le monde de l'interaction, et journalistes et bloggeurs ont vocation à s'y rencontrer.
La quasi-totalité des bloggeurs écrivent sans être payés, pour le plaisir, et parfois, rarement, avec l'espoir, qu'un jour, leur audience leur permettra de gagner quelques sous. Mais il faut bien admettre que ce qu'écrivent les bloggeurs est souvent lié, de près ou de loin, à leur activité professionnelle, ce n'est donc pas de l'art pour l'art. Mais s'il y a parfois un peu de mélange des genres, il n'en reste pas moins que les bloggeurs ne touchent pas de salaire pour écrire. Ce n'est évidemment pas le cas des journalistes, qui écrivent pour gagner leur vie et qui ont une quasi-obligation de résultat : il se doivent de publier leur article à l'heure dite. Cette notion de rythme de publication des articles est d'ailleurs une contrainte si fortement ancrée dans les esprits que la plupart des bloggeurs singent les journalistes : ils sont stressés quand ils n'écrivent pas assez, si si, croyez-moi... ils préviennent leurs lecteurs en s'excusant platement quand ils partent en vacances... ce genre d'attitude n'a pourtant pas beaucoup de sens sur le Net à l'époque du Web 2.0, car, aujourd'hui, les lecteurs RSS sont précisemment là pour gérer l'asynchrone. Une source Web 2.0 émet quand elle a quelque chose à dire et on la reçoit quand elle est pertinente !
Les bloggeurs ne sont généralement pas passés par une école de journalisme. Enquête, recoupement des sources, déontologie : leur pratique est avant tout empirique, alors que ces notions sont au cœur du métier du journaliste. Le journaliste est un professionnel, le bloggeur n'a que sa crédibilité à défendre. Comme le dit, à sa manière, nippo sur mon blog, « Loic le Meur, Versac et quelques autres étaient fiers d'avoir eu leur entrées aux conférences de presse du PS ».
Et puis, il y a le fameux carnet d'adresses : pour beaucoup de journalistes, il ne se partage pas. C'est le nerf de la guerre, le réseau de contacts personnels qui permettra de sortir, avant les confrères, l'info privilégiée, le scoop. Il s'agit essentiellement de numéros de téléphone. Pour les bloggeurs, le réseau c'est l'échange, ouvert par nature, et enrichissant. Un réseau qui rassemble des individus qui partagent les mêmes centres d'intérêt, les mêmes passions. Les bloggeurs se passent l'info (par le biais de posts, de commentaires ou d'e-mails plutôt que de téléphone), se copient, commentent et invitent les lecteurs à visiter d'autres sites pour complèter leur information. Est-ce que ces deux pratiques ne devraient pas se rapprocher à l'avenir ? pour peu que davantage de journalistes ouvrent aussi des blogs...
Les bloggeurs animent des conversations, alors que les journalistes s'expriment le plus souvent sans savoir ce que leurs lecteurs ont à dire. Un post sur un blog s'accompagne de commentaires, alors qu'un article dans un journal traditionnel est fermé. Rares sont les journaux qui ont, d'ores et déjà, mis en place une fonction commentaires associée à chaque article. L'un des tous premiers est le « Jerusalem Post », mais je me suis laissé dire récemment qu'un journal français y pensait très fort... Il est clair qu'aller dans le sens d'un dialogue entre journalistes et lecteurs, ce sera un sacré changement dans la pratique des journalistes : une fois le papier bouclé, il n'est pas fini, c'est une conversation qui s'engage... Le point de vue de Gunther Hermann, publié également sur mon blog, mérite d'être mentionné ici : « Pour avoir été journaliste et être aujourd'hui bloggeur, je peux dire que les deux fonctions se différencient par l'infrastructure. Un journaliste écrit son article. Ensuite quelqu'un vérifie la cohérence du contenu, la véracité des sources, les fautes d'orthographe. Un bloggeur n'a pas cette infrastructure et son travail est d'autant plus ardu. Quand je rédige un article (j'utilise par ailleurs le terme article et non billet), je passe un temps fou à vérifier les informations et les données car un autre élément de différenciation est l'interaction donnée par les commentaires. Un journaliste écrit puis reçoit quelque temps plus tard une lettre ou un e-mail. Mais cette communication reste privée entre le journaliste et l'auteur du message. Avec les commentaires, le bloggeur s'expose a la critique en public. En ce sens, le bloggeur prend personnellement plus de risques et il doit être sûr de ce qu'il écrit ou il sera lynché dans les commentaires. »

Je crois, néammoins, que comme les bloggeurs, beaucoup de journalistes sont prêts à prendre ce risque, pour le plaisir du dialogue avec leurs lecteurs. Je prends donc le pari que, d'ici quelque temps, la plupart des médias en ligne autoriseront les commentaires sur tous leurs articles ! Nous pourrions aussi parler ici de la « gestion des conversations étendues (sur plusieurs blogs) » qui constitue la nouvelle frontière du Blogging... Mais ce sera pour un autre post, pardon, article.
Le journalisme est déjà profondément touché par l'Internet, qui est devenu dans bien des domaines la principale source d'informations. Le journalisme 2.0 est en train de s'inventer... enquêtes sur Internet, y compris par recoupement des sources (pas facile quand on a affaire à des sources qui se copient souvent), conversations (les lecteurs contribuent à la production de l'information), e-distribution (les médias deviennent des producteurs d'infos et des marques, et non plus des canaux exclusifs de distribution).... j'ai voulu jeter ces quelques idées sur l'écran pour contribuer au débat.
Par bonheur, l'internaute est un lecteur de plus en plus capable d'esprit critique, ce qui lui est nécessaire pour s'y retrouver dans « une gamme d'éditeurs encore plus étendue et diverse que sur les sites traditionnels », comme le disent Véronique Mesguich et Armelle Thomas co-auteures du « Guide Net recherche » (éditions ADBS). Faisons-lui confiance: il saura faire le tri.
P.S. A connaître, la Charte des droits des bloggeurs publiée par l'EFF comporte « le droit de s'exprimer de manière anonyme », « le droit à la protection des sources » (déjà), le « droit de laisser les lecteurs publier librement leurs commentaires »...

lundi, 29 mai 2006

Défendre l’Echappée ....(Rhône)

Aucun prétexte financier ne peut autoriser à dégrader la qualité de l’accompagnement des personnes handicapées mentales. La situation dans le Rhône devient particulièrement critique pour ces personnes dépendantes.

En tant que citoyen, nous refusons que l’idéologie d’une compétition mondiale renverse comme un tsunami, toutes les autres valeurs. Les résidants de l’Echappée et des autres établissements ne seront jamais compétitifs.

Quelle place leur reste-t-il dans une telle logique ?

Que signifie le refus aux équipes éducatives d’élaborer l’accompagnement de ces personnes ?

Que signifie un projet produit par un responsable de la tarification du département ?


Il faur stopper cette réduction des coûts incessante. De tels choix sont contre-productifs, même au regard de l’idéologie économique dominante. Ces destructions sociales permanentes démoralisent la population et ne sont en rien motrices de projets créateurs de richesses, ni monétaires ni humaines.

La cause nationale sur le handicap serait-elle seulement le paravent de la dégradation de l’existant ?


L’Echappée doit continuer à construire son projet dans des limites budgétaires raisonnables, mais dans la continuité d’une expérience lentement élaborée par les équipes. Il en va de même pour tous les services et établissements de la Sauvegarde et des autres associations du département du Rhône.

Téléchargez le tract et distribuez le...

tract_adsea.doc

verso_tract.doc  

 

Appel à l'action le 13 juin 2006:

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Pour plus de détails allez sur leur blog: http://collectifechap.skyblog.com/

 


 

Soutien à famille avant expulsion!

 

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La famille Kraja est arrivée d’Albanie en France en 2001. Elle a deux enfants, Eleda scolarisée depuis 2001 à l’Ecole Gilbert Dru et Esselda née en France et scolarisée dans le troisième arrondissement. M. Kraja a déjà reçu un arrêté de reconduite à la frontière et est passé devant le tribunal administratif il y a deux mois.  C’est maintenant le tour de Mme Kraja, enceinte de son troisième enfant : elle a reçu le même arrêté et qui est convoquée au tribunal administratif mardi prochain. Cette famille a besoin de votre soutien. Merci de venir nombreux :

Mardi 30 mai 2006 à 10h30 au tribunal administratif (Rue Duguesclin, Lyon 3ème, salle 3)

pour soutenir Mme Kraja

La CFDT Santé Sociaux du Rhône apporte son soutien...

mercredi, 24 mai 2006

Manifestation des salariés de la Sogerma

"Les salariés de la Sogerma donnent de la voix à Paris

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Des centaines de salariés de la Sogerma ont manifesté à Paris pour marquer leur détermination à s'opposer à la fermeture de la filiale maintenance aéronautique du constructeur européen EADS. François Chérèque venu défiler aux côtés des salariés a estimé qe l'État était co-responsable de cette situation.

Venus de Mérignac (Gironde), plusieurs centaines de salariés de la Sogerma se sont rassemblés mercredi 24 mai devant le siège d'EADS à Paris (XVIe) pour manifester contre la fermeture programmée du site de maintenance aéronautique, annoncée le 12 mai dernier. « EADS-Sogerma : contre les suppressions d'emplois - pour le développement de l'emploi », pouvait-on lire sur la banderole de tête de l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et FO. François Chérèque venu manifester aux côtés des salariés a dénoncé l'attitude du gouvernement qui « était au courant » du projet de fermeture de l'usine Sogerma en tant qu'actionnaire d'EADS et qui « fait comme s'il découvrait le problème ». Sur ce point « le Premier ministre nous ment », a-t-il déploré. « L'État est co-responsable de cette situation. En tant qu'actionnaire à 15 % d'EADS, il ne peut pas dire qu'il ne connaissait pas l'état de l'entreprise et, en tant que client de la Sogerma, il a décidé de transférer la maintenance de ses avions militaires au Portugal », a déploré le secrétaire général. Au-delà de ces suppressions de postes, « ce sont 4 000 à 5 000 emplois qui sont en jeu chez les sous-traitants de l'entreprise » a-t-il regretté.

Plus tôt dans la matinée le secrétaire général avait rappelé sur Europe 1 : « Monsieur de Villepin nous fait, depuis des mois, des leçons sur les délocalisations : là, l'État vient d'organiser une délocalisation réelle, qui supprime un millier d'emplois ». « Et maintenant l'État va devoir investir dans la réindustrialisation du site, et cela va coûter au final plus cher que cette délocalisation ». « Le Premier ministre a oublié de présenter les responsabilités qui sont les siennes », a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi, a l’issue d’une réunion à Matignon, Arnaud Lagardère, actionnaire d’EADS, a déclaré vouloir « essayer de maintenir 500 salariés, et non 300 comme annoncé la veille ». À suivre..."

© CFDT (mis en ligne le 24 mai 2006) 

 

 

 

 

mardi, 25 avril 2006

Emploi, travail .... après le CPE

Tracer le parcours d’accès des jeunes à la vie active

 

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Le temps de la lutte anti-CPE terminé, vient celui des propositions pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes. La CFDT présente cinq grandes mesures pour y parvenir.


 

Le CPE retiré, une large consultation doit s’ouvrir pour améliorer l’insertion des jeunes. La fin du contrat première embauche leur évite une précarisation supplémentaire mais ne résout pas leurs difficultés actuelles pour trouver un emploi stable. Les organisations qui se sont fortement mobilisées ces derniers mois devront donc présenter leurs propositions pour ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes, quel que soit leur niveau de diplôme.


« Il y a une hétérogénéité des jeunes devant l’emploi, remarque Gaby Bonnand, secrétaire national. Cette situation a plusieurs causes. Le chômage structurel élevé ne facilite pas l’insertion des demandeurs d’emploi en général. Les jeunes sont particulièrement concernés du fait de leur faible expérience. Ils peuvent également être découragés par l’échec d’une première insertion, en particulier ceux qui sortent du système scolaire sans qualification. De nombreux jeunes sont aussi confrontés à la discrimination en fonction de leur origine ethnique. Tout cela nécessite de penser à un parcours qui assure des sécurités et qui élimine les obstacles à l’accès à l’emploi. »


Élément fondamental de ce parcours pour la CFDT : la reconnaissance comme élément de l’expérience de « chaque temps d’immersion dans la vie active, quelle que soit sa nature ». Ainsi, les stages en entreprise et les contrats en alternance doivent être pris en compte dans l’expérience professionnelle, « ce qui permet de réduire l’incertitude du jeune et de l’employeur quant à la mise en œuvre des compétences acquises dans l’emploi ».


La CFDT propose un dispositif intitulé “ parcours d’accès à la vie active ” (Pava) concernant les jeunes de 16 à 25 ans lors de leur sortie du système scolaire ou universitaire. Dès ce moment, le service public de l’emploi rencontre le jeune et contractualise le Pava avec lui. Ce contrat lui permet de percevoir une allocation “ projet d’insertion ” jusqu’à l’obtention d’un contrat de droit commun. Rien à voir avec un RMI Jeune, puisque cette allocation constitue une contrepartie à l’effort du jeune pour trouver du travail. Elle peut donc être interrompue si son bénéficiaire ne tient pas ses engagements. En revanche, le Pava est maintenu en cas d’échec d’insertion dans une entreprise. L’allocation “ projet d’insertion ” peut être cumulée avec un revenu du travail pour encourager l’activité. Elle n’a pas vocation à devenir un revenu de subsistance.

 

Valider toutes les expériences. Deuxième élément du Pava : le portefeuille de compétences, qui prend en compte tous les contrats (alternance, intérim, CDD, contrat jeune en entreprise…) pour développer et valider l’expérience professionnelle. Concrètement, à la fin de chaque contrat, l’entreprise remplit une fiche d’évaluation qui recense les compétences développées par le jeune. Ce portefeuille permet d’identifier ses besoins en formation. En la matière, troisième point du Pava, la CFDT demande « la transférabilité intégrale du droit individuel de formation, acquis au prorata des périodes travaillées, avec un socle initial de 20 heures dès la première heure du premier contrat de travail ».
L’accès au logement est particulièrement difficile aujourd’hui pour les jeunes qui débutent dans la vie active. Le Pava comprend donc une garantie des risques locatifs, qui sécurise le bailleur comme le locataire.
Enfin, cinquième mesure, une cellule d’appui sociale est créée, pour répondre aux difficultés particulières qu’un jeune peut rencontrer. L’employeur ou le jeune peuvent ainsi faire appel à cette cellule quand le salarié est confronté à des problèmes extraprofessionnels lors de son arrivée dans l’entreprise. Cette structure est gérée par les employeurs, les organisations syndicales et les collectivités locales, et en partie financée par des fonds publics. « Il s’agit d’externaliser la prise en charge des questions sociales complexes que peut poser l’insertion des jeunes dans l’entreprise et qui ne sont pas de la responsabilité de cette dernière, ou pas dans ses moyens, comme dans les TPE et PME », explique Gaby Bonnand. La mise en œuvre de ces structures fait l’objet d’une expérimentation sur plusieurs sites, avant d’être généralisée après une phase d’évaluation.
Pour Gaby Bonnand, la question de l’emploi des jeunes trouvera aussi sa réponse dans les solutions apportées à l’emploi en général. « Cela suppose une politique qui réponde aux défis de la compétitivité des entreprises, de leur adaptation aux conditions de la concurrence. C’est une problématique qui concerne l’ensemble du salariat. » La formation initiale prend également une part primordiale pour faciliter l’insertion des jeunes. « Il faut parvenir à créer des relations dynamiques et innovantes entre le monde de l’enseignement et celui du travail. Une orientation de qualité est également fondamentale, et nécessite un suivi et des bilans réguliers pour chaque jeune. »
Malgré toutes les mesures contenues dans le plan de cohésion sociale, qui vise l’insertion de 800 000 jeunes, beaucoup reste donc à faire pour permettre à chaque jeune d’entrer dans le monde du travail dans les meilleures conditions possibles, et d’accéder enfin à l’autonomie et à la sécurité professionnelle à laquelle ils aspirent.

 

vendredi, 21 avril 2006

Emploi et précarité

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Propositions sur le thème "emploi-précarité" d'à Gauche Autrement à présenter lors d'une confrontation sur ce thème, prévue avec les partis de gauche, le 9 mai, à l'Université.(42):

emploi.3.doc

 

 

 

 

vendredi, 14 avril 2006

Avec la generation qui crise...

 

"On les disait indifférents, passifs, voire résignés, leur mobilisation, trois mois durant, a pourtant réussi à faire reculer le gouvernement. Plongée dans cette «génération CPE», qui vient de faire sa première vraie expérience politique. Et qui comptera lors des élections de 2007. ...

«Notre plus grande victoire, ce n'est pas la mort du CPE. La vraie victoire, c'est la prise de conscience politique des jeunes, estime Alex, étudiant «sans-étiquette» à Rennes-I. On a gagné sur la réflexion politique. Ça ne veut pas dire que les gens iront voter intelligemment en 2007, mais, au moins, ils ne voteront pas forcément comme leurs parents.» ...

. Ils racontent, encore exaltés, les «temps forts incroyables», comme ces énormes cortèges, partout en France, dans des petites villes qui, parfois, n'en avaient pas connu de telle ampleur depuis la Libération...

Ils ont fait plier le gouvernement, mais aussi secoué la gauche...

«Cet énorme mouvement» charrie trop d'espoir pour se contenter de la seule victoire sur le CPE. «On a gagné une bataille, pas la guerre»,

«La mobilisation est peut-être terminée, mais pas le mouvement politique. C'est un mouvement de fond, et il va durer longtemps.» Et ressurgir, à la première occasion..."

Libération .

lundi, 13 mars 2006

Code du Travail

medium_codedutravailsarkozy4rd.jpg Et voilà ce qui nous attend avec toutes ces attaques incessantes sur le droit du travail (un peu d'humour!)

jeudi, 09 mars 2006

L'épreuve de force continue contre le CPE

Pour plus de renseignements, contactez nous au syndicat santé social départemental CFDT du Rhône: 04 78 27 93 26

Les syndicats de salariés, d'étudiants et de lycéens hostiles au contrat première embauche ont décidé, jeudi 9 mars, d'appeler à une nouvelle journée d'action dans toute la France, le samedi 18 mars, indiquent des sources syndicales. Les signataires de l'appel commun sont convenus de se retrouver le 18 au soir pour faire le point de la situation. Ils ont également décidé d'apporter leur soutien à la journée d'action des étudiants et lycéens fixée au jeudi 16 mars.

 

Les organisations qui se sont associées à ce mouvement sont la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC, pour ce qui est des syndicats de salariés, et l'UNSA, la FSU, l'UNEF, Solidaires, la Confédération étudiante, l'UNL et la FIDL, pour les organisations lycéennes et étudiantes.

L'annonce de cette nouvelle mobilisation intervient 48 heures après les manifestations qui ont réuni entre 400 000 et 1 million de personnes. Dans une déclaration commune lue au sortir de leur réunion, qui s'est tenue au siège de la CFDT, les organisations signataires "réaffirment leur volonté d'obtenir le retrait du CPE porteur de précarité, discriminatoire pour la jeunesse et, donc, pénalisant pour l'avenir de la société".

Elles notent que "les manifestations du 7 mars marquées par un très grand succès constituent une montée en puissance dans la mobilisation et les actions engagées". "A ce jour, le gouvernement s'obstine, les organisations syndicales de salariés, étudiantes et lycéennes unanimes, réunies ce jour, lui répondent avec force en décidant d'une nouvelle étape de mobilisation qui sera, que le gouvernement n'en doute pas, encore plus forte que la précédente", poursuit la déclaration.

Alors que le CPE a été définitivement adopté par le Parlement jeudi, Dominique de Villepin a fait savoir au Sénat que le contrat, avec l'ensemble de la loi Egalité des chances, s'appliquerait "dans les prochaines semaines". Le premier ministre a précisé qu'il ferait très bientôt des propositions pour compléter le dispositif de façon à "enrichir le parcours d'embauche."    Le Monde 9 mars 2006

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