a propos des référentiels : ils sont éléborés par qui au départ ? Les organismes de formation ?
Écrit par : maidala | mercredi, 12 décembre 2007
je en sais pas..
Écrit par : phil | dimanche, 16 décembre 2007
Je viens de changer d'employeur en septembre dernier et celui-ci vient de me dire qu'il n'acceptait pas de me payer au coefficient et de tenir compte de l'évolution de ma carrière. Normalement je devais passer au coefficient 503 au 15 Novembre 2007. Je n'aurai que 478 jusqu'à Octobre 2009 est normal ?
J'ai travaillé comme Educatrice Spécialisée " faisant fonction " pendant 12 ans puis j'ai obtenu mon diplôme de Monitrice Educatrice en 2003. Ensuite, en Avril 2005 j'ai obtenu le diplôme d'Educatrice Spécialisée par la Validation des Acquis de l'Expérience.
En Novembre 2005, j'ai trouvé un poste d'Educatrice Spécialisée en AEMO dans le 92. Mon employeur m'a proposée de revaloriser mon coefficient compte tenu de mon expérience et l'obtention du diplôme par la VAE. Il m'avait dit qu'il y avait des accords de branche en réflexion concernant les personnes ayant fait fonction et obtenu le diplôme par la VAE. J'ai été embauchée au coefficient 478 au lieu 447. Ma prochaine revalorisation devait avoir lieu le 15 novembre 2007 503. Il m'avait notifiée cela par courrier " Lors de la signature de votre contrat, le 14 nov 2005, je vous indiquais que votre coefficient serait déterminé après étude de votre dossier et en accord de la Direction de la Vie Sociale.
Depuis votre embauche vous avez été rémunérée au coefficient 447. Compte tenu de votre parcours, nous avons obtenu de la Direction de la Vie Sociale un coefficient à 478 avec un prochain changement à 503 au 15 novembre 2007"
En septembre 2005 j'ai trouvé un poste plus près de mon domicile dans le 93, toujours en AEMO. Mon employeur vient de me dire qu'il ne peut pas accepter le coefficient 478 avec augmentation à 503 ( le 15 novembre 2007). Il prétend que le département n'accepte pas de me reprendre à mon précédent salaire car il a été revalorisé.
1° ) Est ce que mon employeur peut ne pas reprendre mon précédent coefficient et ne pas respecter l'évolution de carrière? ( je lui ai fourni tous les éléments avant mon entrée dans le poste ( contrat de travail précédent et courrier par lequel mon employeur me rémunérait au coefficient 478 augmentation 503 en nov 2007, seul mon certificat de travail lui a été remis le jour de mon arrivée ) et il n'a pas soulevé de remarque, c'est seulement une fois en poste que j'ai constaté sur mon contrat 15j /3 semaines jours après mon embauche que le contrat portait un coefficient inférieur. J'en ai fait la remarque et en novembre 2007 sur mon salaire j'ai été rémunéré moitié à 478/503, en décembre de nouveau sur ma fiche de paye était porté 478. Mon employeur vient de me remettre un courrier en main propre sur lequel il indique : " après vérification et reconstitution de votre carrière par la direction générale ( à partir des documents fournis ) nous avons constaté un sur classement effectué par votre dernier employeur, et le Conseil Général n'a pas tenu compte de ce sur-classement."
2°) Lorsqu'un diplôme d'éducateur a été obtenu par la VAE est ce que le coefficient est majoré du fait que nous devons prouver d'un minimum de 3 ans de "faisant fonction". Si oui quels sont les éléments de cet accord de branche.
Appelle moi dès le 2 janvier au 04 78 27 93 26 ce sera plus simple, demande Philippe...
Écrit par : phil | dimanche, 30 décembre 2007
Le referentiel est élaboré par l'académie qui délivrera le diplôme il y a un référentiel national. Parcontre si je peux me permettre ce référentiel présenté est le référentiel Suisse (petite erreur a corriger p être phil oup's.
Dans le nouveau référentiel on parle maintenant de DC domaine de compétence et non plus de Fonctions mais il est similaire a l'autre.
Ceci dit j'ai eu l'occasion de longuement comparer ces référentiels métier (le français, le suisse) lors de ma VAE ES.
Écrit par : oco | lundi, 09 juin 2008
oco, merci je fais tout trop vite et pour vous....je vais corriger..@+ phil
Écrit par : phil | lundi, 09 juin 2008
ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS
Formation des éducateurs spécialisés
NOR : SOCA0421022A
RLR : 832-1
ARRÊTÉ DU 12-3-2004 JO DU 1-4-2004
SOC
MEN
--------------------------------------------------------------------------------
Vu code de l’action sociale et des familles, not. art. L. 451-1 ; code de l’éducation, not. art. L. 335-5 et L. 335-6 ;
code du travail, not. art. L. 900-1 ; D. n° 67-138 du 22-2-1967 mod. ; D. n° 2002-615 du 26-4-2002 pris pour applic. de art. L. 900-1 du code du travail et art. L. 335-5 et L. 335-6 du code de l’éducation ;
A. du 6-7-1990 ; avis de la CPC du travail social et de l’intervention sociale du 14-5-2003 ; avis de la CPC secteur sanitaire et social du 20-5-2003 ; avis du CSE du 25-11-2003 ; avis du CNESER du 15-12-2003
Article 1 - Aux articles 7 et 15 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé, les mots : “fiche d’état civil” sont remplacés par les mots : “photocopie de la carte d’identité recto verso, ou du passeport, ou de la carte de séjour en cours de validité”.
Article 2 - Les articles 18, 19 et 20 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé sont modifiés ainsi qu’il suit :
I - L’article 18 est ainsi rédigé :
“L’examen a lieu devant un jury nommé par le recteur. Le président du jury, membre de l’enseignement supérieur, est désigné après consultation des représentants des ministères concernés. Le directeur régional des affaires sanitaires et sociales est vice-président du jury. Le jury est composé :
a) pour un tiers de formateurs des centres agréés pour le diplôme d’État d’éducateur spécialisé ou pour d’autres diplômes d’État sociaux, socioculturels ou paramédicaux, de membres de l’enseignement supérieur ou de professeurs du second cycle de l’enseignement secondaire ;
b) pour un tiers de représentants qualifiés de la profession pour moitié employeurs et pour moitié éducateurs spécialisés en exercice ;
c) pour un tiers de représentants des ministères concernés, des collectivités publiques et de personnes qualifiées en matière d’action éducative et sociale.
Les membres du jury sont proposés par les administrations concernées.
Les personnes appartenant à l’entreprise ou à l’organisme où le candidat exerce son activité ou l’ayant accompagné dans son parcours de formation ou sa démarche de validation des acquis de l’expérience ne peuvent participer aux délibérations du jury concernant ce candidat.”
II - Il est ajouté à l’article 19 un alinéa ainsi rédigé :
“L’épreuve écrite de psychopédagogie vérifie les connaissances, aptitudes et compétences afférentes à la fonction 1 du référentiel professionnel annexé au présent arrêté.
La présentation et la soutenance du mémoire vérifient les connaissances, aptitudes et compétences afférentes aux fonctions 2 et 4 du référentiel professionnel annexé au présent arrêté.
Le questionnaire et l’entretien vérifient les connaissances, aptitudes et compétences afférentes à la fonction 3 du référentiel professionnel annexé au présent arrêté.”
III - L’article 20 est modifié comme suit :
Au deuxième alinéa, les mots : “les candidats doivent justifier d’un minimum de 25 sur 50” sont remplacés par les mots : “les candidats doivent avoir obtenu un nombre total de points supérieur ou égal à la moyenne, soit un minimum de 25 points sur 50 pour les candidats ayant à passer la totalité des épreuves”.
Le troisième alinéa est ainsi rédigé : “En outre, les candidats ayant obtenu une note inférieure à 4 sur 10 aux épreuves mentionnées aux 3° et 4° de l’article 19 ou une note inférieure à 6 sur 15 aux épreuves mentionnées aux 1° et 2° de l’article 19 ne peuvent être déclarés admis”.
Article 3 - Il est inséré, après l’article 32 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé, un titre V, ainsi rédigé :
“TITRE V - MODALITÉS D’ORGANISATION DE LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPÉRIENCE POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME D’ÉTAT D’ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ
Article 33 - Pour pouvoir prétendre à l’obtention du diplôme par validation des acquis de l’expérience, les candidats doivent justifier des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme. La durée totale d’activité cumulée exigée est de trois ans.
Article 34 - Le candidat adresse sa demande de validation des acquis de l’expérience au recteur dans les délais et les conditions qu’il a préalablement fixés et rendus publics. Le recteur notifie au candidat la décision relative à la recevabilité de sa demande.
Article 35 - Sur la base du dossier de demande de validation des acquis de l’expérience du diplôme et d’un entretien avec le candidat, le jury composé conformément à l’article 18 du présent arrêté, décide de l’attribution du diplôme. À défaut, il peut valider les connaissances, aptitudes et compétences afférentes à une ou plusieurs des quatre fonctions du référentiel professionnel, annexé au présent arrêté, et se prononce sur celles qui, dans un délai de cinq ans, doivent faire l’objet d’une évaluation complémentaire nécessaire à l’obtention du diplôme.
Article 36 - En cas de validation partielle, le candidat peut opter pour un parcours de formation préparant aux épreuves du diplôme d’éducateur spécialisé ou pour une expérience professionnelle prolongée ou diversifiée préalable à une nouvelle demande de validation des acquis de l’expérience.
Article 37 - Dans le cas où le candidat opterait pour un parcours de formation, le jury peut le dispenser des conditions prévues à l’article 1er.
Les dispositions de l’article 17 du présent arrêté sont adaptées en fonction du parcours de formation théorique et pratique suivi par le candidat.”
Article 4 - Les articles 33 et 34 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé deviennent respectivement les articles 38 et 39.
Article 5 - L’annexe à l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé est dénommée “Annexe II : Principes et contenus pédagogiques” ; il est inséré une annexe I “Référentiel professionnel”.
Article 6 - Le directeur général de l’action sociale, le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse, le directeur de l’enseignement supérieur et le délégué à l’emploi et aux formations sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté dont le texte sera publié au Journal officiel de la République française et les annexes au Bulletin officiel “solidarité-santé” et au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale.
Fait à Paris, le 12 mars 2004
Pour le ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité,
et par délégation,
Le directeur général de l’action sociale
Jean-Jacques TRÉGOAT
Pour le garde des sceaux, ministre de la justice
et par délégation,
Le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse
Jean-Pierre CARBUCCIA-BERLAND
Pour le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche
et par délégation,
Le directeur de l’enseignement supérieur
Jean-Marc MONTEIL
Annexe I
RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL
CADRE D’INTERVENTION ET MISSION DES ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS
Cadre de l’intervention
L’exercice du métier d’éducateur spécialisé
- contribue à assurer les missions d’intérêt général et d’utilité sociale telles que définies à l’article L. 311-1 du code de l’action sociale et des familles ;
- se fait dans un cadre institutionnel : établissement ou service relevant essentiellement du secteur public ou associatif et s’inscrivant dans un réseau et un partenariat institutionnels et territoriaux ;
- répond à une commande sociale éducative exprimée par différents donneurs d’ordre et financeurs, en fonction des champs de compétences qui sont les leurs dans le cadre de la décentralisation : mesure individuelle, collective ou territorialisée.
Mission
Par son implication dans une relation socio-éducative de proximité inscrite dans une temporalité, l’éducateur aide des personnes en difficulté dans le développement de leur capacité de socialisation, d’autonomie, d’intégration et d’insertion en fonction de leur histoire et de leurs possibilités psychologiques, physiologiques, affectives, cognitives, sociales et culturelles.
RÉFÉRENTIEL FONCTIONS/ACTIVITÉS
Fonction 1 - Établissement d’une relation, diagnostic éducatif
1.1 Appropriation et analyse d’informations concernant la commande sociale et la situation de la personne ou du groupe.
1.2 Établissement d’une relation éducative avec la personne, la famille ou le groupe.
1.3 Élaboration d’un diagnostic éducatif, d’une hypothèse d’intervention socio-éducative et préfiguration d’un projet individuel adapté à la situation de la personne (ou du groupe) et en cohérence avec le projet institutionnel ou le mandat.
Fonction 2 - Accompagnement éducatif de la personne ou du groupe
2.1 Mobilisation des ressources de l’environnement de la personne ou du groupe.
2.2 Mobilisation des ressources de la personne ou du groupe et développement de ses capacités.
2.3 Exercice d’une fonction symbolique permettant la distinction des rôles et places dans une société. Position de rappel des lois et règles sociales permettant à la personne ou au groupe de s’y inscrire en tant que citoyen.
2.4 Accompagnement de la personne ou du groupe dans la construction de son identité et de sa singularité dans le respect le plus large possible de ses choix et de son intimité.
Fonction 3 - Conception et conduite d’une action socio-éducative au sein d’une équipe
3.1 Coconstruction d’une intervention adaptée aux attentes et/ou aux besoins de la personne (ou du groupe) en cohérence avec la commande sociale et le projet institutionnel.
3.2 Réalisation et ajustement de projets sociaux et éducatifs dans un système d’acteurs multiples.
3.3 Intervention en qualité de “référent” de la personne ou du groupe vis-à-vis de l’institution dans un rôle de régulation.
3.4 Contribution à la mise en œuvre du projet : gestion logistique et financière d’activités, ou de séquences collectives, de nature socio- éducative.
3.5 Évaluation des actions menées dans le cadre du projet social ou éducatif, ou des mesures individuelles assurées.
Fonction 4 - Construction d’un cadre d’analyse et d’une expertise des pratiques éducatives et sociales
4.1 Implication dans une structure sociale ou au sein d’une équipe éducative et dans un travail pluridisciplinaire et coopératif de personnes relevant de professionnalités différentes.
4.2 Échange d’informations nécessaires aux besoins d’un milieu professionnel au sein duquel la communication est à la fois institutionnelle et informelle.
4.3 Veille et attention permanente par rapport à l’évolution des connaissances techniques et théoriques du champ social ou éducatif afin de maintenir une pratique adaptée à ses évolutions.
4.4 Capitalisation permanente des acquis de l’expérience individuelle et collective par une formalisation de ceux-ci, en vue de faire progresser et de partager son propre savoir professionnel.|
RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES
Fonction 1 - Établissement d’une relation, diagnostic éducatif
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
1.1 Appropriation
et analyse d’informations concernant
la commande sociale et la situation de
la personne ou
du groupe
L’éducateur spécialisé prend connaissance et fait l’analyse :
- de la commande sociale en référence au projet institutionnel ;
- du mandat éventuellement
donné au service et des mesures nominatives qui en résultent des informations disponibles sur la situation des personnes ou du public cible et leur environnement ;
- de la demande et des attentes des usagers.
Il fait des investigations et les situe,
en concertation avec l’équipe,
par rapport à la mission et aux
ressources de l’établissement,
et à sa propre charge de travail.
Il réunit et synthétise informations et documents (techniques, juridiques, sociologiques médicaux, psychologiques, scolaires, judiciaires, administratifs, financiers...) en prévision des dispositions à prendre sur le plan éducatif et aussi sur le plan matériel.
1.2 Établissement d’une relation
éducative avec la
personne, la famille ou le groupe
Il met à profit tout type d’échange pour observer les attitudes, comportements, manifestations, des usagers (personne, proches, groupe) et commence à anticiper la nature
de sa propre intervention.
Il développe une écoute attentive et crée du lien avec la ou les personnes et évalue la distance nécessaire pour établir une relation de respect et de confiance mutuels, en restant attentif aux limites de son propre champ d’action.
Il maîtrise son implication personnelle.
Il identifie les représentations
en jeu autour de la personne
ou du groupe (diagnostics divers, impacts sociaux, affects...) dans
une approche psychosociale contextualisée de la situation.
Il appréhende la culture d’appartenance de la ou des
personnes et leur mode de vie (connaissances psychosociales, anthropologie...).
1.3 Élaboration
d’un diagnostic éducatif, d’une hypothèse d’intervention socio-éducative et préfiguration d’un projet individuel adapté à la situation de la personne
(ou du groupe)
et en cohérence avec le projet institutionnel ou le mandat
Il affine ses objectifs de travail.
Il observe les premières séquences
de vie ou de dialogue avec la personne ou le groupe.
En lien avec l’équipe pluriprofessionnelle, il s’appuie sur la relation d’échange pour aider la personne ou le groupe à comprendre sa situation et à se projeter dans l’avenir.
Il cherche à instaurer une coopération avec les proches.
Il pose des hypothèses d’action éducative et d’évaluation de celle-ci.
Il s’appuie sur sa connaissance
de l’institution, de ses réseaux
et de son plateau technique
pour identifier les contacts pertinents en vue d’établir des partenariats.
Il se réfère à ses connaissances des handicaps, inadaptations, situations sociales.
Fonction 2 - Accompagnement éducatif de la personne ou du groupe
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
2.1 Mobilisation
des ressources
de l’environnement de la personne ou
du groupe
Il repère les potentialités et les difficultés de l’environnement de la personne ou du groupe.
II impulse une dynamique susceptible de faire évoluer les représentations de l’environnement familial, social et institutionnel.
Il met en œuvre des actions avec l’environnement en intégrant les attentes et logiques, parfois contradictoires, des différents acteurs.
Il identifie ses propres représentations et leur cohérence avec les finalités de son intervention professionnelle.
Il sait identifier les politiques sociales. Il est capable d’appréhender différents milieux de vie et connaît les enjeux des relations interculturelles.
Il connaît les principaux
mécanismes d’intégration et d’exclusion et les facteurs d’identité individuelle et sociale. Il s’appuie
sur des connaissances juridiques
et réglementaires.
2.2 Mobilisation
des ressources
de la personne ou du groupe et développement de ses capacités
Il repère les potentialités et compétences de la personne ou du groupe tout autant que les désavantages, déficiences et incapacités.
Il met en œuvre des actions
éducatives adaptées aux besoins, aux attentes et à la situation de
la personne ou du groupe.
Il saisit toutes les opportunités pour favoriser l’expression personnelle et la communication interpersonnelle sous toutes ses formes.
Il aide la personne ou le groupe à accéder à une situation de responsabilité tout en évaluant les risques encourus.
Il connaît le développement de l’être humain, les principales classifications des handicaps et inadaptations et leurs fondements épistémologiques.
Il dispose de repères théoriques concernant les pathologies et l’épidémiologie.
Il connaît les principaux fondements et supports d’une intervention éducative selon les besoins des différents publics avec lesquels il peut avoir
à travailler.
Il maîtrise des techniques d’entretien, d’expression et d’activités (activités artistiques, récréatives ou corporelles) ou d’organisation de la vie quotidienne.
Il étaye ses méthodes et techniques d’intervention éducative par des références précises aux sciences humaines.
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
2.3 Exercice d’une fonction symbolique permettant la distinction des rôles et places dans une société. Position de rappel des lois et règles sociales permettant à la personne ou au groupe de s’y inscrire en tant que citoyen
Il explicite et rappelle les normes
et usages sociaux. Il sensibilise la personne ou le groupe à la diversité des pratiques, des arts et des cultures. Il aide la personne (ou le groupe)
au discernement pour lui permettre de se situer et d’intégrer les distinctions structurantes de la société dans laquelle elle vit.
Il organise et invente des activités de groupe. Il est capable d’en argumenter le bien-fondé et d’en gérer la dynamique. Il privilégie le dialogue et tient compte des singularités. Il prévient les conflits interpersonnels ou sait, quand ils se produisent, les apaiser ou leur trouver une issue. Il fait face aux situations émotionnelles ou de crise, aux passages
à l’acte ou aux phénomènes de violence.
Il se réfère à des techniques
de dynamique de groupe, d’analyse et de gestion des conflits, aux mécanismes de la socialisation, et
aux sciences humaines susceptibles de lui fournir un éclairage pour comprendre et agir (psychologie
de l’enfant et de l’adolescent, psychologie sociale, droit,
anthropologie, psychanalyse,
économie, sociologie, ...).
2.4 Accompagnement de la personne ou du groupe dans la construction de son identité et de sa singularité dans le respect le plus large possible de ses choix et de son intimité
Il accompagne et soutient la personne (ou le groupe) pour qu’elle donne du sens à ses choix et à ses actions et assume les responsabilités qui en découlent.
Il respecte, autant que son mandat ou sa mission le lui permet, ses choix et son intimité.
En établissant avec la ou les personnes un projet individuel ou collectif en rapport avec ce qu’elles sont,
ce qu’elles souhaitent ou le contrat passé avec elles, il contribue à l’élaboration du sentiment d’identité
et d’estime de soi.
Il cherche à valoriser leur position de sujet et d’acteur social.
Il manifeste une approche éthique et déontologique de la personne.
Il s’appuie sur des connaissances théoriques et des méthodologies comme l’histoire de vie, la théorie de parentalité, les approches théoriques de l’identité, les techniques d’entretien...
Fonction 3 - Conception et conduite d’une action socio-éducative au sein d’une équipe
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
3.1 Coconstruction d’une intervention adaptée aux attentes et/ou aux besoins
de la personne (ou du groupe) en cohérence avec la commande sociale et le projet institutionnel
Il identifie le cadre de sa mission et participe à l’élaboration d’une stratégie d’équipe.
Il formalise avec l’usager ou ses représentants le projet individuel ou collectif, les étapes et objectifs de son programme de travail et établit les partenariats complémentaires internes et externes qui pourraient
s’avérer nécessaires. Il inscrit son intervention dans le temps, en cohérence avec l’objet et le contexte de son institution.
Il s’appuie sur sa connaissance
des politiques d’action sociale,
des cadres institutionnels, des missions et enjeux du travail social et éducatif, et des approches conceptuelles et méthodologiques en lien avec la situation de la ou des personnes.
Il se réfère à ses pratiques éducatives et à celles habituellement mises en œuvre dans son établissement ou service d’appartenance ou sur le territoire de son intervention.
3.2 Réalisation et ajustement de projets sociaux et éducatifs dans un système d’acteurs multiples
Il tient compte des ressources,
projets et réseaux internes et externes à l’institution et les mobilise pour la réalisation d’actions ou d’activités définies avec les partenaires pertinents de sa mission.
Il anticipe les difficultés, ajuste
et régule les actions. Il participe
à des réunions internes ou externes qu’il peut, le cas échéant, animer.
Il mobilise des connaissances juridiques, administratives, budgétaires pour construire
des argumentaires et alimenter
les réflexions, analyses, décisions de l’équipe ou des partenaires mobilisés.
3.3 Intervention en qualité de “référent” de la personne ou du groupe vis-à-vis de l’institution dans un rôle de régulation
Il utilise les activités comme support pour favoriser la médiation avec la personne ou le groupe dont il cherche à développer la participation. Il évalue personnellement sa propre implication et travaille avec les autres membres de l’équipe sur les attitudes personnelles mises en jeu dans les situations professionnelles rencontrées. Il est toujours
à même de rendre compte de l’évolution de la personne ou du groupe, du projet et de sa responsabilité éducative.
Il recourt à des techniques
de pédagogie active et d’animation de groupes.
Sensibilisé à une approche clinique, il se réfère à ses connaissances
en psychologie, pédagogie, dynamique de groupe.
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
3.4 Contribution
à la mise en œuvre
du projet : gestion
logistique et financière d’activités, ou de séquences collectives, de nature socio- éducative
Il organise et/ou met en œuvre des actions éducatives qui mobilisent et concourent à développer la responsabilité individuelle, en particulier dans un cadre collectif, des personnes dans des situations soit quotidiennes soit moins habituelles (déplacement, sorties, camps).
Il participe avec les usagers aux activités qu’il conçoit et met
en place ou sait expliquer la position d’extériorité éventuelle qu’il peut être amené à conserver.
Il connaît le cadre juridique de son intervention et les procédures qui s’y rattachent (autorisation parentale, sécurité...).
Il connaît les contraintes matérielles induites par la réalisation d’activités et sait en assumer les aspects d’organisation pratique.
Il sait élaborer et gérer un budget et rendre compte de l’utilisation des fonds mis à sa disposition.
3.5 Évaluation des actions menées dans le cadre du projet social ou éducatif,
ou des mesures
individuelles assurées
Il fait le bilan des actions menées et des objectifs atteints.
Il en rend compte en interne et,
à l’externe, aux personnes, organismes et institutions concernées.
Il connaît des démarches d’évaluation ou sait s’en inspirer.
Il recourt à différents supports
de communication pour présenter un bilan, oralement ou par écrit.
Il dispose de méthodes précises pour rendre compte de son action auprès de ses mandants.
Fonction 4 - Construction d’un cadre d’analyse et d’une expertise des pratiques éducatives et sociales
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
4.1 Implication dans une structure sociale ou au sein d’une équipe éducative
et dans un travail pluridisciplinaire
et coopératif de personnes relevant
de professionnalités différentes
Il identifie les rôles et les fonctions des acteurs de l’institution et du service et identifie leurs complémentarités.
Il situe son rôle et ses responsabilités dans des situations de travail caractérisées par leur complexité, leurs contraintes, ainsi que par la mise
en jeu de compétences collectives.
Il connaît les grands dispositifs qui régissent l’organisation de l’action sociale et éducative, dans son champ d’activité ainsi que les principales dispositions du droit
du travail.
Il se réfère aux schémas et plans
en vigueur, à une cartographie ou sociologie des acteurs locaux.
Il optimise les moments de concertation en s’appuyant sur des techniques d’entretien et d’animation de réunion.
4.2 Échange d’informations nécessaires aux besoins d’un milieu professionnel au sein duquel la communication est à la fois institutionnelle et informelle
Il élabore et partage une information actualisée et adaptée à ses différents interlocuteurs.
Il connaît les modes et réseaux
de communication des différents publics ou secteurs d’activités.
Il maîtrise les modes de communication interpersonnelle, médiatisée et par réseaux, les techniques
d’expression écrite et orale, tant pour faire passer des messages synthétiques et argumentés que pour rédiger des courriers et des textes analytiques.
4.3 Veille et attention permanente par rapport à l’évolution des connaissances techniques et théoriques du champ social ou éducatif
afin de maintenir
une pratique adaptée
à ses évolutions
Ouvert à des problématiques qui ne sont pas nécessairement liées à son activité professionnelle immédiate, il participe à des rencontres professionnelles, des commissions
ou groupes de réflexion sur les pratiques et phénomènes sociaux.
Il cherche à identifier des réseaux d’acteurs socio-professionnels,
ou non, et à s’y intégrer.
Il formalise ses réflexions et analyses personnelles en lien avec son métier, en conserve la mémoire, et en défend et soutient l’intérêt social. Il reste attentif aux productions de connaissances et aux principales publications faisant autorité dans
le champ de sa spécialité.
À cette fin, il sait utiliser les différents moyens existants (ouvrages, colloques, internet...).
4.4 Capitalisation permanente des acquis de l’expérience individuelle et collective par une formalisation de ceux-ci,
en vue de faire progresser et de partager son propre savoir professionnel
Il organise et formalise ses observations et produit des écrits professionnels s’appuyant sur son expérience et celle de ses collègues.
Il contribue à la culture professionnelle de l’éducation spécialisée,
et plus généralement du champ de l’intervention sociale, à partir de l’explicitation de ses démarches
et du souci de transférer, à d’autres et notamment aux personnes stagiaires, les acquis formalisés
de son expérience et les éléments d’instrumentation professionnelle qui en résultent.
Il s’inscrit dans un processus d’évaluation de son activité et de recherche personnelle en ayant notamment la préoccupation de faire progresser les pratiques collectives et la connaissance des publics.
Dans le cadre d’une démarche tant clinique qu’intellectuelle, il est
en mesure de réfléchir aux ressorts de son engagement et de ses attitudes professionnelles pour consolider
et faire évoluer sa pratique et
ses connaissances, avec la distance nécessaire à un professionnel confronté à des situations souvent complexes et difficiles.
Écrit par : phil | lundi, 09 juin 2008
Pour répondre a Daniel rien n'oblige un employeur a reclasser son salarié. si tu as obtenu un reclassement c'est déjà bien. Embauchée en 1991 diplômée ME en 94 et ES en 2007 a ce jour je n'ai pas été reclassée, j'ai postulé pour des postes d'Es a l'interne mais ma candidature n'a pas été retenue; compte tenu de mon ancienneté je ne suis pas reprise c'est une evidence !!! mais ça il faut encore le prouver. Je cherche a trouver la faille qu'il ne nous reclasse pas de suite ok mais lorsque des postes sont vacant qui plus est plus près de notre domicile pourquoi n'y a t'il pas priorité sur une mutation en fonction du parcours professionnel et de l'ancienneté. bon courage moi je desespère et je postule ailleurs également mais là je suis sur le marché de l'emploi du monde aux portillons et surtout je coûte encore trop cher (reprise d'une partie de l'ancienneté).
Écrit par : Lebon "collectif" | samedi, 19 juin 2010
qu 'avez vous comme référentiel sur les éducateurs technique spécilisé en S.I.F.Pro dans un I.M.E. quel sont les nouvelle réforme ou accord de branche ou négotiation pour les E.T.S. Merci
Commentaires
a propos des référentiels : ils sont éléborés par qui au départ ? Les organismes de formation ?
Écrit par : maidala | mercredi, 12 décembre 2007
je en sais pas..
Écrit par : phil | dimanche, 16 décembre 2007
Je viens de changer d'employeur en septembre dernier et celui-ci vient de me dire qu'il n'acceptait pas de me payer au coefficient et de tenir compte de l'évolution de ma carrière. Normalement je devais passer au coefficient 503 au 15 Novembre 2007. Je n'aurai que 478 jusqu'à Octobre 2009 est normal ?
J'ai travaillé comme Educatrice Spécialisée " faisant fonction " pendant 12 ans puis j'ai obtenu mon diplôme de Monitrice Educatrice en 2003. Ensuite, en Avril 2005 j'ai obtenu le diplôme d'Educatrice Spécialisée par la Validation des Acquis de l'Expérience.
En Novembre 2005, j'ai trouvé un poste d'Educatrice Spécialisée en AEMO dans le 92. Mon employeur m'a proposée de revaloriser mon coefficient compte tenu de mon expérience et l'obtention du diplôme par la VAE. Il m'avait dit qu'il y avait des accords de branche en réflexion concernant les personnes ayant fait fonction et obtenu le diplôme par la VAE. J'ai été embauchée au coefficient 478 au lieu 447. Ma prochaine revalorisation devait avoir lieu le 15 novembre 2007 503. Il m'avait notifiée cela par courrier " Lors de la signature de votre contrat, le 14 nov 2005, je vous indiquais que votre coefficient serait déterminé après étude de votre dossier et en accord de la Direction de la Vie Sociale.
Depuis votre embauche vous avez été rémunérée au coefficient 447. Compte tenu de votre parcours, nous avons obtenu de la Direction de la Vie Sociale un coefficient à 478 avec un prochain changement à 503 au 15 novembre 2007"
En septembre 2005 j'ai trouvé un poste plus près de mon domicile dans le 93, toujours en AEMO. Mon employeur vient de me dire qu'il ne peut pas accepter le coefficient 478 avec augmentation à 503 ( le 15 novembre 2007). Il prétend que le département n'accepte pas de me reprendre à mon précédent salaire car il a été revalorisé.
1° ) Est ce que mon employeur peut ne pas reprendre mon précédent coefficient et ne pas respecter l'évolution de carrière? ( je lui ai fourni tous les éléments avant mon entrée dans le poste ( contrat de travail précédent et courrier par lequel mon employeur me rémunérait au coefficient 478 augmentation 503 en nov 2007, seul mon certificat de travail lui a été remis le jour de mon arrivée ) et il n'a pas soulevé de remarque, c'est seulement une fois en poste que j'ai constaté sur mon contrat 15j /3 semaines jours après mon embauche que le contrat portait un coefficient inférieur. J'en ai fait la remarque et en novembre 2007 sur mon salaire j'ai été rémunéré moitié à 478/503, en décembre de nouveau sur ma fiche de paye était porté 478. Mon employeur vient de me remettre un courrier en main propre sur lequel il indique : " après vérification et reconstitution de votre carrière par la direction générale ( à partir des documents fournis ) nous avons constaté un sur classement effectué par votre dernier employeur, et le Conseil Général n'a pas tenu compte de ce sur-classement."
2°) Lorsqu'un diplôme d'éducateur a été obtenu par la VAE est ce que le coefficient est majoré du fait que nous devons prouver d'un minimum de 3 ans de "faisant fonction". Si oui quels sont les éléments de cet accord de branche.
Je vous remercie
dawebgo@hotmail.fr
Écrit par : Danièle | jeudi, 27 décembre 2007
Appelle moi dès le 2 janvier au 04 78 27 93 26 ce sera plus simple, demande Philippe...
Écrit par : phil | dimanche, 30 décembre 2007
Le referentiel est élaboré par l'académie qui délivrera le diplôme il y a un référentiel national. Parcontre si je peux me permettre ce référentiel présenté est le référentiel Suisse (petite erreur a corriger p être phil oup's.
Dans le nouveau référentiel on parle maintenant de DC domaine de compétence et non plus de Fonctions mais il est similaire a l'autre.
Ceci dit j'ai eu l'occasion de longuement comparer ces référentiels métier (le français, le suisse) lors de ma VAE ES.
Écrit par : oco | lundi, 09 juin 2008
oco, merci je fais tout trop vite et pour vous....je vais corriger..@+ phil
Écrit par : phil | lundi, 09 juin 2008
ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS
Formation des éducateurs spécialisés
NOR : SOCA0421022A
RLR : 832-1
ARRÊTÉ DU 12-3-2004 JO DU 1-4-2004
SOC
MEN
--------------------------------------------------------------------------------
Vu code de l’action sociale et des familles, not. art. L. 451-1 ; code de l’éducation, not. art. L. 335-5 et L. 335-6 ;
code du travail, not. art. L. 900-1 ; D. n° 67-138 du 22-2-1967 mod. ; D. n° 2002-615 du 26-4-2002 pris pour applic. de art. L. 900-1 du code du travail et art. L. 335-5 et L. 335-6 du code de l’éducation ;
A. du 6-7-1990 ; avis de la CPC du travail social et de l’intervention sociale du 14-5-2003 ; avis de la CPC secteur sanitaire et social du 20-5-2003 ; avis du CSE du 25-11-2003 ; avis du CNESER du 15-12-2003
--------------------------------------------------------------------------------
Article 1 - Aux articles 7 et 15 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé, les mots : “fiche d’état civil” sont remplacés par les mots : “photocopie de la carte d’identité recto verso, ou du passeport, ou de la carte de séjour en cours de validité”.
Article 2 - Les articles 18, 19 et 20 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé sont modifiés ainsi qu’il suit :
I - L’article 18 est ainsi rédigé :
“L’examen a lieu devant un jury nommé par le recteur. Le président du jury, membre de l’enseignement supérieur, est désigné après consultation des représentants des ministères concernés. Le directeur régional des affaires sanitaires et sociales est vice-président du jury. Le jury est composé :
a) pour un tiers de formateurs des centres agréés pour le diplôme d’État d’éducateur spécialisé ou pour d’autres diplômes d’État sociaux, socioculturels ou paramédicaux, de membres de l’enseignement supérieur ou de professeurs du second cycle de l’enseignement secondaire ;
b) pour un tiers de représentants qualifiés de la profession pour moitié employeurs et pour moitié éducateurs spécialisés en exercice ;
c) pour un tiers de représentants des ministères concernés, des collectivités publiques et de personnes qualifiées en matière d’action éducative et sociale.
Les membres du jury sont proposés par les administrations concernées.
Les personnes appartenant à l’entreprise ou à l’organisme où le candidat exerce son activité ou l’ayant accompagné dans son parcours de formation ou sa démarche de validation des acquis de l’expérience ne peuvent participer aux délibérations du jury concernant ce candidat.”
II - Il est ajouté à l’article 19 un alinéa ainsi rédigé :
“L’épreuve écrite de psychopédagogie vérifie les connaissances, aptitudes et compétences afférentes à la fonction 1 du référentiel professionnel annexé au présent arrêté.
La présentation et la soutenance du mémoire vérifient les connaissances, aptitudes et compétences afférentes aux fonctions 2 et 4 du référentiel professionnel annexé au présent arrêté.
Le questionnaire et l’entretien vérifient les connaissances, aptitudes et compétences afférentes à la fonction 3 du référentiel professionnel annexé au présent arrêté.”
III - L’article 20 est modifié comme suit :
Au deuxième alinéa, les mots : “les candidats doivent justifier d’un minimum de 25 sur 50” sont remplacés par les mots : “les candidats doivent avoir obtenu un nombre total de points supérieur ou égal à la moyenne, soit un minimum de 25 points sur 50 pour les candidats ayant à passer la totalité des épreuves”.
Le troisième alinéa est ainsi rédigé : “En outre, les candidats ayant obtenu une note inférieure à 4 sur 10 aux épreuves mentionnées aux 3° et 4° de l’article 19 ou une note inférieure à 6 sur 15 aux épreuves mentionnées aux 1° et 2° de l’article 19 ne peuvent être déclarés admis”.
Article 3 - Il est inséré, après l’article 32 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé, un titre V, ainsi rédigé :
“TITRE V - MODALITÉS D’ORGANISATION DE LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPÉRIENCE POUR L’OBTENTION DU DIPLÔME D’ÉTAT D’ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ
Article 33 - Pour pouvoir prétendre à l’obtention du diplôme par validation des acquis de l’expérience, les candidats doivent justifier des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme. La durée totale d’activité cumulée exigée est de trois ans.
Article 34 - Le candidat adresse sa demande de validation des acquis de l’expérience au recteur dans les délais et les conditions qu’il a préalablement fixés et rendus publics. Le recteur notifie au candidat la décision relative à la recevabilité de sa demande.
Article 35 - Sur la base du dossier de demande de validation des acquis de l’expérience du diplôme et d’un entretien avec le candidat, le jury composé conformément à l’article 18 du présent arrêté, décide de l’attribution du diplôme. À défaut, il peut valider les connaissances, aptitudes et compétences afférentes à une ou plusieurs des quatre fonctions du référentiel professionnel, annexé au présent arrêté, et se prononce sur celles qui, dans un délai de cinq ans, doivent faire l’objet d’une évaluation complémentaire nécessaire à l’obtention du diplôme.
Article 36 - En cas de validation partielle, le candidat peut opter pour un parcours de formation préparant aux épreuves du diplôme d’éducateur spécialisé ou pour une expérience professionnelle prolongée ou diversifiée préalable à une nouvelle demande de validation des acquis de l’expérience.
Article 37 - Dans le cas où le candidat opterait pour un parcours de formation, le jury peut le dispenser des conditions prévues à l’article 1er.
Les dispositions de l’article 17 du présent arrêté sont adaptées en fonction du parcours de formation théorique et pratique suivi par le candidat.”
Article 4 - Les articles 33 et 34 de l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé deviennent respectivement les articles 38 et 39.
Article 5 - L’annexe à l’arrêté du 6 juillet 1990 susvisé est dénommée “Annexe II : Principes et contenus pédagogiques” ; il est inséré une annexe I “Référentiel professionnel”.
Article 6 - Le directeur général de l’action sociale, le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse, le directeur de l’enseignement supérieur et le délégué à l’emploi et aux formations sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté dont le texte sera publié au Journal officiel de la République française et les annexes au Bulletin officiel “solidarité-santé” et au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale.
Fait à Paris, le 12 mars 2004
Pour le ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité,
et par délégation,
Le directeur général de l’action sociale
Jean-Jacques TRÉGOAT
Pour le garde des sceaux, ministre de la justice
et par délégation,
Le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse
Jean-Pierre CARBUCCIA-BERLAND
Pour le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche
et par délégation,
Le directeur de l’enseignement supérieur
Jean-Marc MONTEIL
Annexe I
RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL
CADRE D’INTERVENTION ET MISSION DES ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS
Cadre de l’intervention
L’exercice du métier d’éducateur spécialisé
- contribue à assurer les missions d’intérêt général et d’utilité sociale telles que définies à l’article L. 311-1 du code de l’action sociale et des familles ;
- se fait dans un cadre institutionnel : établissement ou service relevant essentiellement du secteur public ou associatif et s’inscrivant dans un réseau et un partenariat institutionnels et territoriaux ;
- répond à une commande sociale éducative exprimée par différents donneurs d’ordre et financeurs, en fonction des champs de compétences qui sont les leurs dans le cadre de la décentralisation : mesure individuelle, collective ou territorialisée.
Mission
Par son implication dans une relation socio-éducative de proximité inscrite dans une temporalité, l’éducateur aide des personnes en difficulté dans le développement de leur capacité de socialisation, d’autonomie, d’intégration et d’insertion en fonction de leur histoire et de leurs possibilités psychologiques, physiologiques, affectives, cognitives, sociales et culturelles.
RÉFÉRENTIEL FONCTIONS/ACTIVITÉS
Fonction 1 - Établissement d’une relation, diagnostic éducatif
1.1 Appropriation et analyse d’informations concernant la commande sociale et la situation de la personne ou du groupe.
1.2 Établissement d’une relation éducative avec la personne, la famille ou le groupe.
1.3 Élaboration d’un diagnostic éducatif, d’une hypothèse d’intervention socio-éducative et préfiguration d’un projet individuel adapté à la situation de la personne (ou du groupe) et en cohérence avec le projet institutionnel ou le mandat.
Fonction 2 - Accompagnement éducatif de la personne ou du groupe
2.1 Mobilisation des ressources de l’environnement de la personne ou du groupe.
2.2 Mobilisation des ressources de la personne ou du groupe et développement de ses capacités.
2.3 Exercice d’une fonction symbolique permettant la distinction des rôles et places dans une société. Position de rappel des lois et règles sociales permettant à la personne ou au groupe de s’y inscrire en tant que citoyen.
2.4 Accompagnement de la personne ou du groupe dans la construction de son identité et de sa singularité dans le respect le plus large possible de ses choix et de son intimité.
Fonction 3 - Conception et conduite d’une action socio-éducative au sein d’une équipe
3.1 Coconstruction d’une intervention adaptée aux attentes et/ou aux besoins de la personne (ou du groupe) en cohérence avec la commande sociale et le projet institutionnel.
3.2 Réalisation et ajustement de projets sociaux et éducatifs dans un système d’acteurs multiples.
3.3 Intervention en qualité de “référent” de la personne ou du groupe vis-à-vis de l’institution dans un rôle de régulation.
3.4 Contribution à la mise en œuvre du projet : gestion logistique et financière d’activités, ou de séquences collectives, de nature socio- éducative.
3.5 Évaluation des actions menées dans le cadre du projet social ou éducatif, ou des mesures individuelles assurées.
Fonction 4 - Construction d’un cadre d’analyse et d’une expertise des pratiques éducatives et sociales
4.1 Implication dans une structure sociale ou au sein d’une équipe éducative et dans un travail pluridisciplinaire et coopératif de personnes relevant de professionnalités différentes.
4.2 Échange d’informations nécessaires aux besoins d’un milieu professionnel au sein duquel la communication est à la fois institutionnelle et informelle.
4.3 Veille et attention permanente par rapport à l’évolution des connaissances techniques et théoriques du champ social ou éducatif afin de maintenir une pratique adaptée à ses évolutions.
4.4 Capitalisation permanente des acquis de l’expérience individuelle et collective par une formalisation de ceux-ci, en vue de faire progresser et de partager son propre savoir professionnel.|
RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES
Fonction 1 - Établissement d’une relation, diagnostic éducatif
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
1.1 Appropriation
et analyse d’informations concernant
la commande sociale et la situation de
la personne ou
du groupe
L’éducateur spécialisé prend connaissance et fait l’analyse :
- de la commande sociale en référence au projet institutionnel ;
- du mandat éventuellement
donné au service et des mesures nominatives qui en résultent des informations disponibles sur la situation des personnes ou du public cible et leur environnement ;
- de la demande et des attentes des usagers.
Il fait des investigations et les situe,
en concertation avec l’équipe,
par rapport à la mission et aux
ressources de l’établissement,
et à sa propre charge de travail.
Il réunit et synthétise informations et documents (techniques, juridiques, sociologiques médicaux, psychologiques, scolaires, judiciaires, administratifs, financiers...) en prévision des dispositions à prendre sur le plan éducatif et aussi sur le plan matériel.
1.2 Établissement d’une relation
éducative avec la
personne, la famille ou le groupe
Il met à profit tout type d’échange pour observer les attitudes, comportements, manifestations, des usagers (personne, proches, groupe) et commence à anticiper la nature
de sa propre intervention.
Il développe une écoute attentive et crée du lien avec la ou les personnes et évalue la distance nécessaire pour établir une relation de respect et de confiance mutuels, en restant attentif aux limites de son propre champ d’action.
Il maîtrise son implication personnelle.
Il identifie les représentations
en jeu autour de la personne
ou du groupe (diagnostics divers, impacts sociaux, affects...) dans
une approche psychosociale contextualisée de la situation.
Il appréhende la culture d’appartenance de la ou des
personnes et leur mode de vie (connaissances psychosociales, anthropologie...).
1.3 Élaboration
d’un diagnostic éducatif, d’une hypothèse d’intervention socio-éducative et préfiguration d’un projet individuel adapté à la situation de la personne
(ou du groupe)
et en cohérence avec le projet institutionnel ou le mandat
Il affine ses objectifs de travail.
Il observe les premières séquences
de vie ou de dialogue avec la personne ou le groupe.
En lien avec l’équipe pluriprofessionnelle, il s’appuie sur la relation d’échange pour aider la personne ou le groupe à comprendre sa situation et à se projeter dans l’avenir.
Il cherche à instaurer une coopération avec les proches.
Il pose des hypothèses d’action éducative et d’évaluation de celle-ci.
Il s’appuie sur sa connaissance
de l’institution, de ses réseaux
et de son plateau technique
pour identifier les contacts pertinents en vue d’établir des partenariats.
Il se réfère à ses connaissances des handicaps, inadaptations, situations sociales.
Fonction 2 - Accompagnement éducatif de la personne ou du groupe
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
2.1 Mobilisation
des ressources
de l’environnement de la personne ou
du groupe
Il repère les potentialités et les difficultés de l’environnement de la personne ou du groupe.
II impulse une dynamique susceptible de faire évoluer les représentations de l’environnement familial, social et institutionnel.
Il met en œuvre des actions avec l’environnement en intégrant les attentes et logiques, parfois contradictoires, des différents acteurs.
Il identifie ses propres représentations et leur cohérence avec les finalités de son intervention professionnelle.
Il sait identifier les politiques sociales. Il est capable d’appréhender différents milieux de vie et connaît les enjeux des relations interculturelles.
Il connaît les principaux
mécanismes d’intégration et d’exclusion et les facteurs d’identité individuelle et sociale. Il s’appuie
sur des connaissances juridiques
et réglementaires.
2.2 Mobilisation
des ressources
de la personne ou du groupe et développement de ses capacités
Il repère les potentialités et compétences de la personne ou du groupe tout autant que les désavantages, déficiences et incapacités.
Il met en œuvre des actions
éducatives adaptées aux besoins, aux attentes et à la situation de
la personne ou du groupe.
Il saisit toutes les opportunités pour favoriser l’expression personnelle et la communication interpersonnelle sous toutes ses formes.
Il aide la personne ou le groupe à accéder à une situation de responsabilité tout en évaluant les risques encourus.
Il connaît le développement de l’être humain, les principales classifications des handicaps et inadaptations et leurs fondements épistémologiques.
Il dispose de repères théoriques concernant les pathologies et l’épidémiologie.
Il connaît les principaux fondements et supports d’une intervention éducative selon les besoins des différents publics avec lesquels il peut avoir
à travailler.
Il maîtrise des techniques d’entretien, d’expression et d’activités (activités artistiques, récréatives ou corporelles) ou d’organisation de la vie quotidienne.
Il étaye ses méthodes et techniques d’intervention éducative par des références précises aux sciences humaines.
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
2.3 Exercice d’une fonction symbolique permettant la distinction des rôles et places dans une société. Position de rappel des lois et règles sociales permettant à la personne ou au groupe de s’y inscrire en tant que citoyen
Il explicite et rappelle les normes
et usages sociaux. Il sensibilise la personne ou le groupe à la diversité des pratiques, des arts et des cultures. Il aide la personne (ou le groupe)
au discernement pour lui permettre de se situer et d’intégrer les distinctions structurantes de la société dans laquelle elle vit.
Il organise et invente des activités de groupe. Il est capable d’en argumenter le bien-fondé et d’en gérer la dynamique. Il privilégie le dialogue et tient compte des singularités. Il prévient les conflits interpersonnels ou sait, quand ils se produisent, les apaiser ou leur trouver une issue. Il fait face aux situations émotionnelles ou de crise, aux passages
à l’acte ou aux phénomènes de violence.
Il se réfère à des techniques
de dynamique de groupe, d’analyse et de gestion des conflits, aux mécanismes de la socialisation, et
aux sciences humaines susceptibles de lui fournir un éclairage pour comprendre et agir (psychologie
de l’enfant et de l’adolescent, psychologie sociale, droit,
anthropologie, psychanalyse,
économie, sociologie, ...).
2.4 Accompagnement de la personne ou du groupe dans la construction de son identité et de sa singularité dans le respect le plus large possible de ses choix et de son intimité
Il accompagne et soutient la personne (ou le groupe) pour qu’elle donne du sens à ses choix et à ses actions et assume les responsabilités qui en découlent.
Il respecte, autant que son mandat ou sa mission le lui permet, ses choix et son intimité.
En établissant avec la ou les personnes un projet individuel ou collectif en rapport avec ce qu’elles sont,
ce qu’elles souhaitent ou le contrat passé avec elles, il contribue à l’élaboration du sentiment d’identité
et d’estime de soi.
Il cherche à valoriser leur position de sujet et d’acteur social.
Il manifeste une approche éthique et déontologique de la personne.
Il s’appuie sur des connaissances théoriques et des méthodologies comme l’histoire de vie, la théorie de parentalité, les approches théoriques de l’identité, les techniques d’entretien...
Fonction 3 - Conception et conduite d’une action socio-éducative au sein d’une équipe
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
3.1 Coconstruction d’une intervention adaptée aux attentes et/ou aux besoins
de la personne (ou du groupe) en cohérence avec la commande sociale et le projet institutionnel
Il identifie le cadre de sa mission et participe à l’élaboration d’une stratégie d’équipe.
Il formalise avec l’usager ou ses représentants le projet individuel ou collectif, les étapes et objectifs de son programme de travail et établit les partenariats complémentaires internes et externes qui pourraient
s’avérer nécessaires. Il inscrit son intervention dans le temps, en cohérence avec l’objet et le contexte de son institution.
Il s’appuie sur sa connaissance
des politiques d’action sociale,
des cadres institutionnels, des missions et enjeux du travail social et éducatif, et des approches conceptuelles et méthodologiques en lien avec la situation de la ou des personnes.
Il se réfère à ses pratiques éducatives et à celles habituellement mises en œuvre dans son établissement ou service d’appartenance ou sur le territoire de son intervention.
3.2 Réalisation et ajustement de projets sociaux et éducatifs dans un système d’acteurs multiples
Il tient compte des ressources,
projets et réseaux internes et externes à l’institution et les mobilise pour la réalisation d’actions ou d’activités définies avec les partenaires pertinents de sa mission.
Il anticipe les difficultés, ajuste
et régule les actions. Il participe
à des réunions internes ou externes qu’il peut, le cas échéant, animer.
Il mobilise des connaissances juridiques, administratives, budgétaires pour construire
des argumentaires et alimenter
les réflexions, analyses, décisions de l’équipe ou des partenaires mobilisés.
3.3 Intervention en qualité de “référent” de la personne ou du groupe vis-à-vis de l’institution dans un rôle de régulation
Il utilise les activités comme support pour favoriser la médiation avec la personne ou le groupe dont il cherche à développer la participation. Il évalue personnellement sa propre implication et travaille avec les autres membres de l’équipe sur les attitudes personnelles mises en jeu dans les situations professionnelles rencontrées. Il est toujours
à même de rendre compte de l’évolution de la personne ou du groupe, du projet et de sa responsabilité éducative.
Il recourt à des techniques
de pédagogie active et d’animation de groupes.
Sensibilisé à une approche clinique, il se réfère à ses connaissances
en psychologie, pédagogie, dynamique de groupe.
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
3.4 Contribution
à la mise en œuvre
du projet : gestion
logistique et financière d’activités, ou de séquences collectives, de nature socio- éducative
Il organise et/ou met en œuvre des actions éducatives qui mobilisent et concourent à développer la responsabilité individuelle, en particulier dans un cadre collectif, des personnes dans des situations soit quotidiennes soit moins habituelles (déplacement, sorties, camps).
Il participe avec les usagers aux activités qu’il conçoit et met
en place ou sait expliquer la position d’extériorité éventuelle qu’il peut être amené à conserver.
Il connaît le cadre juridique de son intervention et les procédures qui s’y rattachent (autorisation parentale, sécurité...).
Il connaît les contraintes matérielles induites par la réalisation d’activités et sait en assumer les aspects d’organisation pratique.
Il sait élaborer et gérer un budget et rendre compte de l’utilisation des fonds mis à sa disposition.
3.5 Évaluation des actions menées dans le cadre du projet social ou éducatif,
ou des mesures
individuelles assurées
Il fait le bilan des actions menées et des objectifs atteints.
Il en rend compte en interne et,
à l’externe, aux personnes, organismes et institutions concernées.
Il connaît des démarches d’évaluation ou sait s’en inspirer.
Il recourt à différents supports
de communication pour présenter un bilan, oralement ou par écrit.
Il dispose de méthodes précises pour rendre compte de son action auprès de ses mandants.
Fonction 4 - Construction d’un cadre d’analyse et d’une expertise des pratiques éducatives et sociales
Type de situation
Savoir-faire
Savoirs de référence
4.1 Implication dans une structure sociale ou au sein d’une équipe éducative
et dans un travail pluridisciplinaire
et coopératif de personnes relevant
de professionnalités différentes
Il identifie les rôles et les fonctions des acteurs de l’institution et du service et identifie leurs complémentarités.
Il situe son rôle et ses responsabilités dans des situations de travail caractérisées par leur complexité, leurs contraintes, ainsi que par la mise
en jeu de compétences collectives.
Il connaît les grands dispositifs qui régissent l’organisation de l’action sociale et éducative, dans son champ d’activité ainsi que les principales dispositions du droit
du travail.
Il se réfère aux schémas et plans
en vigueur, à une cartographie ou sociologie des acteurs locaux.
Il optimise les moments de concertation en s’appuyant sur des techniques d’entretien et d’animation de réunion.
4.2 Échange d’informations nécessaires aux besoins d’un milieu professionnel au sein duquel la communication est à la fois institutionnelle et informelle
Il élabore et partage une information actualisée et adaptée à ses différents interlocuteurs.
Il connaît les modes et réseaux
de communication des différents publics ou secteurs d’activités.
Il maîtrise les modes de communication interpersonnelle, médiatisée et par réseaux, les techniques
d’expression écrite et orale, tant pour faire passer des messages synthétiques et argumentés que pour rédiger des courriers et des textes analytiques.
4.3 Veille et attention permanente par rapport à l’évolution des connaissances techniques et théoriques du champ social ou éducatif
afin de maintenir
une pratique adaptée
à ses évolutions
Ouvert à des problématiques qui ne sont pas nécessairement liées à son activité professionnelle immédiate, il participe à des rencontres professionnelles, des commissions
ou groupes de réflexion sur les pratiques et phénomènes sociaux.
Il cherche à identifier des réseaux d’acteurs socio-professionnels,
ou non, et à s’y intégrer.
Il formalise ses réflexions et analyses personnelles en lien avec son métier, en conserve la mémoire, et en défend et soutient l’intérêt social. Il reste attentif aux productions de connaissances et aux principales publications faisant autorité dans
le champ de sa spécialité.
À cette fin, il sait utiliser les différents moyens existants (ouvrages, colloques, internet...).
4.4 Capitalisation permanente des acquis de l’expérience individuelle et collective par une formalisation de ceux-ci,
en vue de faire progresser et de partager son propre savoir professionnel
Il organise et formalise ses observations et produit des écrits professionnels s’appuyant sur son expérience et celle de ses collègues.
Il contribue à la culture professionnelle de l’éducation spécialisée,
et plus généralement du champ de l’intervention sociale, à partir de l’explicitation de ses démarches
et du souci de transférer, à d’autres et notamment aux personnes stagiaires, les acquis formalisés
de son expérience et les éléments d’instrumentation professionnelle qui en résultent.
Il s’inscrit dans un processus d’évaluation de son activité et de recherche personnelle en ayant notamment la préoccupation de faire progresser les pratiques collectives et la connaissance des publics.
Dans le cadre d’une démarche tant clinique qu’intellectuelle, il est
en mesure de réfléchir aux ressorts de son engagement et de ses attitudes professionnelles pour consolider
et faire évoluer sa pratique et
ses connaissances, avec la distance nécessaire à un professionnel confronté à des situations souvent complexes et difficiles.
Écrit par : phil | lundi, 09 juin 2008
Pour répondre a Daniel rien n'oblige un employeur a reclasser son salarié. si tu as obtenu un reclassement c'est déjà bien. Embauchée en 1991 diplômée ME en 94 et ES en 2007 a ce jour je n'ai pas été reclassée, j'ai postulé pour des postes d'Es a l'interne mais ma candidature n'a pas été retenue; compte tenu de mon ancienneté je ne suis pas reprise c'est une evidence !!! mais ça il faut encore le prouver. Je cherche a trouver la faille qu'il ne nous reclasse pas de suite ok mais lorsque des postes sont vacant qui plus est plus près de notre domicile pourquoi n'y a t'il pas priorité sur une mutation en fonction du parcours professionnel et de l'ancienneté. bon courage moi je desespère et je postule ailleurs également mais là je suis sur le marché de l'emploi du monde aux portillons et surtout je coûte encore trop cher (reprise d'une partie de l'ancienneté).
Écrit par : oco | mardi, 10 juin 2008
Venez visiter notre blog: http://rebellion84.over-blog.com/ Merci d'avance.
Écrit par : Lebon "collectif" | samedi, 19 juin 2010
qu 'avez vous comme référentiel sur les éducateurs technique spécilisé en S.I.F.Pro dans un I.M.E. quel sont les nouvelle réforme ou accord de branche ou négotiation pour les E.T.S. Merci
Écrit par : moon | mercredi, 21 juillet 2010
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