lundi, 09 juillet 2007
Contrat nouvelle embauche
Contraire au droit international

La CFDT a pris connaissance avec satisfaction de l'arrêt de la Cour d'appel de Paris concernant le contrat nouvelle embauche (CNE).
La Cour juge le CNE non conforme à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail, ce qui est aussi l'analyse de la CFDT, depuis l'ordonnance de 2005 qui a instauré le CNE.
La Cour reconnaît que le CNE « prive durant deux années le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement ». En offrant la possibilité aux employeurs des entreprises de moins de 20 salariés de licencier sans motif pendant une période de deux ans, le salarié se trouve privé de la possibilité de se défendre, principe fondamental du droit du travail.
Instauré en 2005 sans négociation, le CNE se traduit aujourd'hui par des centaines de procédures devant les tribunaux. Cela montre, une fois de plus, la limite du passage en force sur les sujets sociaux. La négociation qui s'ouvre sur la modernisation du marché du travail doit être l'occasion de créer de nouvelles garanties pour les salariés afin de sécuriser leurs parcours professionnels et de combattre les précarités. Précarités que le CNE a contribué à aggraver.n
Déclaration de Laurence Laigo © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 6 juillet 2007)
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Commentaires
Pour une analyse de l'arrêt sur le site actualité du droit du travail en ligne :
La cour d'appel de Paris sonne le glas du CNE
Écrit par : DORLET Jean-Michel | jeudi, 12 juillet 2007
Bonjour, pourriez vous me dire si le salarié ayant un contrat nouvelle embauche peut démissionner. Est ce que l'employeur doit rembourser les aides qui lui ont été versées. Merci d'avance, car je ne sais où vérifier.
Écrit par : Guidi | mercredi, 25 juillet 2007
La rupture au cours des 2 premières années:
Pendant les 2 premières années qui suivent sa conclusion, le CNE peut être rompu à l'initiative de l'employeur ou du salarié, dans les conditions suivantes :
NOTIFICATION
La rupture doit être notifiée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ;
PREAVIS
Lorsque l'employeur est à l'initiative de la rupture et sauf faute grave ou force majeure, la présentation de la lettre recommandée fait courir, dès lors que le salarié est présent depuis au moins un mois dans l'entreprise, un préavis. La durée de celui-ci est fixée à au moins deux semaines, dans le cas d'un contrat conclu depuis moins de six mois à la date de la présentation de la lettre recommandée, et à au moins un mois dans le cas d'un contrat conclu depuis au moins six mois ;
INDEMNITE
Lorsqu'il est à l'initiative de la rupture, sauf faute grave, l'employeur doit verser au salarié une indemnité égale à 8 % du montant total de la rémunération brute due au salarié depuis la conclusion du contrat. Cette indemnité n'est soumise ni à l'impôt sur le revenu ni à cotisations sociales.
A cette indemnité versée au salarié s'ajoute une contribution de l'employeur, égale à 2 % de la rémunération brute due au salarié depuis le début du contrat. Cette contribution est recouvrée par les Assédic ; elle est destinée à financer les actions d'accompagnement renforcé du salarié par le service public de l'emploi en vue de son retour à l'emploi. Elle n'est pas considérée comme un élément de salaire au sens de l'article L. 242-1 du code de la sécurité sociale et n'est donc pas soumise à cotisations de sécurité sociale.
Toute contestation portant sur la rupture se prescrit par douze mois à compter de l'envoi de la lettre recommandée notifiant cette rupture. Ce délai n'est opposable au salarié que s'il en a été fait mention dans cette lettre. Si le salarié en CNE bénéficie de la protection spéciale accordée aux représentants du personnel (délégué syndical, membre du comité d'entreprise...), la rupture de son contrat par l'employeur est soumise aux règles particulières prévues par le code du travail, même si elle intervient au cours des deux premières années suivant la conclusion du contrat.
La rupture au terme des 2 premières années
Au terme des deux premières années qui suivent sa conclusion, toute rupture du CNE obéit aux règles fixées par le code du travail (et la convention collective éventuellement applicable) pour la rupture d'un contrat à durée indéterminée.
Les garanties spécifiques offertes au salarié
Compte tenu des modalités particulières de rupture du CNE au cours des deux premières années, les titulaires de ce contrat bénéficient de garanties spécifiques en cas de rupture de leur contrat.
Indemnité de rupture
Cette indemnité, versée en cas de rupture à l'initiative de l'employeur, est calculée en fonction de l'ancienneté : le salarié perçoit, outre les sommes restant dues au titre des salaires et de l'indemnité de congés payés, une indemnité égale à 8% du montant total de la rémunération brute due depuis la conclusion de son contrat. Cette indemnité n'est soumise ni à l'impôt ni aux cotisations sociales.
Droit à un revenu de remplacement
Le salarié recruté dans le cadre d'un CNE a droit, lorsqu'il est involontairement privé d'emploi, aux allocations versées par le régime d'assurance chômage, dans les conditions de droit commun. Toutefois, s'il ne justifie pas de la condition d'activité préalable pour avoir droit à ces allocations (6 mois d'activité salariée au cours des 22 derniers mois)(ou s'il ne peut bénéficier d'un reliquat de droits), et qu'il remplit par ailleurs les autres conditions requises (perte involontaire d'emploi, aptitude au travail, recherche d'emploi sauf cas de dispense, aptitude physique à l'exercice d'un emploi...), le salarié dont le CNE est rompu bénéficie d'une allocation forfaitaire versée par l'Assédic dès lors qu'il justifie d'une période d'activité continue de 4 mois en CNE. Cette allocation forfaitaire, versée pour une durée égale à un mois (31 jours), est d'un montant journalier fixé à 16,40 euros.
Le caractère involontaire de la perte d'emploi est vérifié au regard des mentions portées sur l'attestation que l'employeur doit remettre au salarié à la fin du contrat. Comme pour les allocations d'assurance chômage, sont considérés comme involontairement privés d'emploi les salariés dont la cessation du CNE résulte d'une rupture du contrat à l'initiative de l'employeur ou d'une démission reconnue comme « légitime » par l'ASSEDIC
Pour bénéficier de cette allocation forfaitaire :
l'inscription comme demandeur d'emploi doit intervenir dans les trois mois à compter de la fin du contrat de travail pris en considération pour l'ouverture des droits ;
le délai dans lequel doit être présentée la demande de paiement est fixé à six mois à compter du jour où l'intéressé remplit les conditions exigées pour prétendre au bénéfice de ladite allocation.
Le point de départ de l'indemnisation est fixé au jour à partir duquel toutes les conditions d'attribution sont remplies et, au plus tôt, le lendemain de la fin de CNE. L'allocation est payée mensuellement à terme échu ; il n'est appliqué ni délai de carence, ni différé d'indemnisation.
Le versement de l'allocation forfaitaire ne peut se cumuler avec le versement d'une allocation versée au titre du régime de solidarité (allocation de solidarité spécifique, allocation équivalent retraite...).
Si le travailleur privé d'emploi a droit à l'une de ces allocations à la date de rupture de son contrat, ces droits sont reportés à la date à laquelle prend fin le versement de l'allocation forfaitaire. Toutefois, le travailleur privé d'emploi conserve la faculté de renoncer au versement de l'allocation forfaitaire au profit du versement de l'allocation du régime de solidarité.
Écrit par : phil | mercredi, 25 juillet 2007
Bonjour
Au chomage depuis 2 mois, je viens de signer un CNE seulement le poste ne correspond pas à mes attentes.... cela ne fait que quelque jours que j'ai commencé
Si je demissionne dois-je faire un préavis et dois-je aussi les avertir par lettre A/R ?
De plus, puis-je au moins retouver mes allocations chomage comme avant ?
Merci
Écrit par : douce | dimanche, 09 septembre 2007
Pour douce:
Les formalités et les conséquences de la rupture du contrat
Le CNE peut être rompu à l’initiative soit de l’employeur, soit du salarié, pendant les deux premières années courant à compter de la date de sa conclusion, dans les conditions suivantes :
La rupture doit être notifiée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. NOTA : Ce mode de notification doit être respecté puisqu’il est expressément prévu par les textes. Tout autre mode choisi (lettre remise en mains propres, lettre recommandée sans AR...) est à proscrire.
Contrairement au CDI, cette rupture n’a pas besoin d’être motivée. NOTA : Il sera toujours utile de préciser dans la lettre de rupture la mention "Toute contestation portant sur la rupture se prescrira dans un délai de douze mois à compter de l’envoi de la présente lettre recommandée" (dispositions du 7e alinéa de l’article 2 de l’ordonnance - code du travail art. L 321-16).
La décision de rupture doit reposer sur des éléments objectifs. Par ailleurs, les protections contre le licenciement (maternité, accident, maladie...) s’appliquent aussi aux CNE.
Lorsque l’employeur est à l’initiative de la rupture et sauf faute grave ou force majeure, la présentation de la lettre recommandée fait courir, dès lors que le salarié est présent depuis au moins un mois dans l’entreprise, un préavis.
La durée de celui-ci est fixée à deux semaines, dans le cas d’un contrat conclu depuis moins de six mois à la date de la présentation de la lettre recommandée, et à un mois dans le cas d’un contrat conclu depuis au moins six mois. NOTA : Aucun préavis n’est dû si la rupture du CNE est à l’initiative du salarié.
La rupture du CNE à l’initiative de l’employeur (hors le cas de faute grave) entraîne le versement d’indemnités :
au profit du salarié : une indemnité égale à 8 % du montant total de la rémunération brute calculée depuis la conclusion du contrat ;
au profit de l’UNEDIC : une contribution supplémentaire égale à 2 % de la rémunération brute calculée depuis le début du contrat. Cette contribution est destinée à financer les actions publiques d’accompagnement du salarié en vue de favoriser son retour à l’emploi.
Toutefois, si l’employeur estime que le salarié a commis une faute grave, privative de ses indemnités de rupture, il devra respecter la procédure disciplinaire prévue par les dispositions de l’article L 122-41 du code du travail.
La rupture du contrat devra également respecter les dispositions législatives et réglementaires qui assurent une protection particulière aux salariés titulaires d’un mandat syndical ou représentatif (al. 9 de l’art. 2 de l’ordonnance).
En cas de rupture du contrat, à l’initiative de l’employeur, au cours des deux premières années, il ne peut être conclu de nouveau "contrat nouvelles embauches" entre le même employeur et le même salarié avant que ne soit écoulé un délai de trois mois à compter du jour de la rupture du précédent contrat.
NOTA : Cette initiative est à déconseiller aux fins d’éviter, en cas de litige, toutes interprétations tendancieuses de la part des magistrats (volonté délibérée de maintenir un salarié dans un statut précaire et requalification possible du CNE en CDI... Les magistrats de la Cour de cassation ont, d’ores et déjà, rappelé que, même si dans le CNE, la cause réelle et sérieuse de licenciement n’est pas exigée, ils traqueront les abus de droit).
Les indemnités de chômage
Tout salarié dont le CNE a été interrompu bénéficie des allocations de chômage selon les dispositions en vigueur.
Toutefois, si, à la date de la rupture du contrat, le salarié ne remplit pas les conditions de durée minimale d’affiliation à l’assurance-chômage (six mois), il pourra prétendre au versement d’une allocation forfaitaire de 16,40€ par jour pendant une durée d’un mois. Une seule condition cependant : pouvoir justifier d’une période d’activité continue de quatre mois en CNE.
Écrit par : phil | dimanche, 09 septembre 2007
bonjour
est ce que des cae peuvent remplacer le personnel titulaire
ce qui se passe dans notre institution ou nous avons 5 cae
merci a vous
Écrit par : nini | mardi, 11 septembre 2007
nini, le CAE n'est pas prévu pour remplacer les titulaires absent, même s'il n'y a pas d'interdiction formelle, dans votre cas il y a abus me semble t il, 5 c'est beaucoup, est-ce qu'ils ont droit à une formation? d'autant plus qu'ils ne font pas partie des effectifs..@+
Écrit par : phil | mercredi, 12 septembre 2007
bonsoir
ils font la formation d amp mais remplacent les titulaires congés maladies congés annuelles
il m arrive de travailler avec 3 cae pour 20 résidents Je suis la seule titulaire
en cas d accident qui est responsable?merci a vous
Écrit par : nini | mercredi, 12 septembre 2007
pour te protéger il faut que les responsabilités soient clairements définies et formalisées: DP, chsct il faut saisir tes représentant et savoir qui porte cette responsabilité? Direction? toi?...
Écrit par : phil | mercredi, 12 septembre 2007
Bonjour
j'ai signé un cne il y a un an mais depuis janvier 2007 j'étais harcelée par ma responsable, j'ai présenté une première fois ma démission en juin 07 que l'on m'a refusé en prétextant que je travaillais bien et que les choses allaient se calmées, sauf qu'elles ont empirées.
J'ai donc envoyé en lrar ma démission définitive au 30/09/07, aurais-je droit aux 8% versés par l'employeur ainsi qu'aux assédics? Merci de me répondre
Écrit par : STEPH | mercredi, 26 septembre 2007
c'est le combat de la CFDt contacte le syndicat CFDT le plus proche, si harcèlement il faut saisir le CPH pour faire requalifier ta démission en licenciement au tort de ton employeur...et là tu bénéficiera de tous tes droit si non c'est la démission pure et simple et la démission n'ouvre pas droit à une indemnisation au titre de l'assurance chômage sauf si elle est considérée comme légitime : démission pour suivre son conjoint qui occupe un nouvel emploi, en cas de non-paiement des salaires...Toutefois, en cas de démission pour un motif autre que ceux considérés par l'Assedic comme légitime, il est possible d'obtenir une indemnisation 4 mois après la fin du contrat de travail. Il faut pour cela être en mesure de prouver une recherche active d'emploi pendant ce délai et saisir la commission paritaire de l'Assedic. Au vu des efforts fournis pour retrouver un emploi, cette Commission décidera d'attribuer ou non les allocations, toutes les autres conditions étant par ailleurs remplies.
Écrit par : phil | mercredi, 26 septembre 2007
bonjour je ss employer dans une societe du batiment j ai signe mon contrat CNE le 2 janvier 2006 hors il s avere que le 5 septembre 2006 je ss tombe d une echelle et je me ss debouater le genoux donc je ss en accident de travail mais mon patron n accepte pas cette accident et depuis j ai de gros soucis avec mon patron ( harcelement moral, vengeance.....) jusqu'a passer devant chez moi pour voir si je ss bien chez moi ... je ss aller voir les prud homme il m ont clairement fait comprendre que les patron ave tout les droits et que sans preuve reel je pouvait rien faire qu'est que je peux faire pour mettre fin a ma sutuation????? si je demission qu'est ce je risque et qu'est que je perd???
Écrit par : ragaine | jeudi, 04 octobre 2007
bien sur que si on peut faire , c'est le combat de la CFDT! dis moi la ville où tu es je te donnerai les coordonnées de la cfdt...on ne te laissera pas seul!..on a des dossiers sur Lyon et on ira jusqu'au bout...surtout ne démissionne pas..
Écrit par : phil | jeudi, 04 octobre 2007
ma societe ce situe sur chaniers dans le 17
Écrit par : ragaine | jeudi, 04 octobre 2007
je m'en occupe dès la semaine prochaine, envoie moi un mail pour m'expliquer la situation (contrats, problème rencontrés, conventions...merci
philippe.guilloud@wanadoo.fr
Écrit par : phil | jeudi, 04 octobre 2007
merci bcp car la je me voyais finir dans le mur je vous envoie sa tout de suite tout expliquer...
Écrit par : ragaine | jeudi, 04 octobre 2007
avez vous recu mon e-mail????
Écrit par : ragaine | samedi, 13 octobre 2007
avez vous recu mon email???
Écrit par : ragaine | samedi, 13 octobre 2007
non je n'ai rien reçu renvoie le à ces deux adresses:
philippe.guilloud@wanadoo.fr et phili90@hotmail.fr
merci
Écrit par : phil | samedi, 13 octobre 2007
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