mercredi, 31 janvier 2007

Décret sur les heures d'équivalence

J.O n° 25 du 30 janvier 2007 page 1833
texte n° 10
Décrets, arrêtés, circulaires
Textes généraux
Ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement

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Décret n° 2007-106 du 29 janvier 2007 relatif à la durée d'équivalence de la durée légale du travail dans les établissements sociaux et médico-sociaux gérés par des personnes privées à but non lucratif et complétant le code de l'action sociale et des familles (partie réglementaire)

NOR: SOCT0710004D


Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement et du ministre de la santé et des solidarités,

Vu la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail ;

Vu le code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 312-1 et R. 314-201 à R. 314-203 ;

Vu le code du travail, notamment ses articles L. 212-4 et L. 213-2 ;

Vu l'avis de la section sociale du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale en date du 16 novembre 2006 ;

Le Conseil d'Etat (section sociale) entendu,

Décrète :



Article 1


Après l'article R. 314-203 du code de l'action sociale et des familles, sont insérées les dispositions suivantes :

« Art. R. 314-203-1. - Le recours au régime d'équivalence prévu à l'article R. 314-202 ne peut avoir pour effet de porter :

« 1° A plus de quarante-huit heures la durée hebdomadaire moyenne de travail des salariés, décomptée heure pour heure, sur une période quelconque de quatre mois consécutifs ;

« 2° A plus de douze heures la durée de travail des travailleurs de nuit, décomptée heure pour heure, sur une période quelconque de vingt-quatre heures ; ces salariés bénéficient de périodes de repos d'une durée au moins équivalente au nombre d'heures qui sont effectuées au-delà de la huitième heure.

« Pour l'appréciation de la qualité de travailleur de nuit selon les dispositions de l'article L. 213-2 du code du travail, le temps de travail des salariés soumis au régime d'équivalence de l'article R. 314-202 est décompté heure pour heure.

« Art. R. 314-203-2. - Aucun salarié auquel est appliqué le régime d'équivalence prévu par l'article R. 314-202 ne peut accomplir un temps de travail, décompté heure pour heure, excédant six heures consécutives, sans bénéficier d'un temps de pause d'une durée minimale de vingt minutes. »

Article 2


Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de la santé et des solidarités, le ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes et le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 29 janvier 2007.


Dominique de Villepin

Commentaires

bonjour,
les pilotes d'helicopteres employés dans les SAMU sont soumis a un systeme d'équivalence 35h = 44h , soit un total de 2000h par an, peut t'on denoncer ce système, si oui comment proceder merci

Écrit par : hascher | samedi, 24 février 2007

Pour Hascher:
Il faut différencier la durée du travail qui peut aller au delà des 35 heures avec des compensations comme pour les cafés, hotels restaurants avec les durée d'équivalences travail de nuit, chauffeurs routiers...La décision de la cour européenne vaut pour tous les systèmes d'équivalence! chaque heure est comptée comme heure de travail effectif mais payée selon les équivalences avec 48 h de durée hebdo maxi...

@+

Écrit par : phil | dimanche, 25 février 2007

Bonjour,
Travaillant en magasin bénéficiant de la convention collective de la jardinerie et graineterie, n’estimant pas avoir de temps d’inactivité, puis-je demander le paiement de mes heures supplémentaires dans le cas ou mon employeur ne pourrait pas apporter la preuve d’une quelle qu’onc inactivité ?

merci d'avance.

Écrit par : kuhn | vendredi, 10 octobre 2008

tu ne peux réclamer le paiement d'heures supplémentaires si elles n'ont pas été demandées par l'employeur où alors il faut le prouver et ce n'est pas facile ! tu dois avoir un horaire de travail et c'est à l'employeur de te fournir du travail donc payé...@+

Écrit par : phil | samedi, 11 octobre 2008

j'aimerais bien comprencre c'est quoi la définition exacte des heures d'équivalence, puisque il y'a tjrs une confusion la dessus?

Écrit par : rayan | vendredi, 13 mars 2009

bonjour,
je travail dans un internat scolaire éducatif qui dépend de la convention 66. Nous faisons des nuit en chambre de veille (dites couchées) et actuellement nous sommes payé et décompté 3h30 sur les 9 heure de nuit effectuées. Est-ce toujours d'actualité ou est ce que notre employeur DOIT nous compter nos heure de nuit heure pour heure? quels sont les textes qui puissent nous prouver si cela est autorisé ou non.
peut on denoncer ce procedé est si nous le faisons y a t-il une chance d'voir raison?

cordialement
charlotte

Écrit par : Charlotte | vendredi, 04 décembre 2009

Les heures d'équivalence auprès de personnes soumettent irrémédiablement et de façon impérieuse l'encadrant à l'application de l'article 121-3 alinéa 4 du code pénal; audelà de toute forme de négociation du travail sera primordial en cas d'incident de santé et de sécurité d'un résident.
Le quatrième alinéa de l'article 121-3, alinéa 4, du Code pénal dispose désormais : « les personnes physiques qui n'ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n'ont pas pris les mesures permettant de l'éviter, sont responsables pénalement s'il est établi qu'elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d'une particulière gravité qu'elles ne pouvaient ignorer ».

Bonne chance pour la pratique de ces heures d'équivalence. Priez au lieu de dormir car le jour ou la mise en cause tombera, le procureur vous en parlera !!!!!

Écrit par : chester | jeudi, 09 septembre 2010

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