mardi, 23 janvier 2007
Du nouveau sur les équivalences !
Aux motifs d’ingérence du pouvoir législatif dans l’administration de la justice dans le but d’influer sur le dénouement judiciaire du litige et d’absence de procès équitables en application de l’article 6. §1. de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, le Gouvernement français a été condamné par la Cour à verser des dommages au titre de préjudices matériels et moraux subis par 34 salariés relevant d’établissements médico-sociaux et sociaux, en application de l’article 41 de la Convention, ainsi qu’aux frais et dépens.
Les deux arrêts portant le nom "Aubert et 8 autres affaires" et le nom "Arnolin et 24 autres affaires" sont en fichier format PDF à gauche de mon blog (Dossier Heures d'Equivalence), car très volumineux, je n'ai encore pas eu le temps de les lire!
Ces deux jugements s’ajoutent à celui de la Cour d’Appel de Lyon en date du 11 mai 2006, dans l’affaire opposant l’association Balmont Neuville et une éducatrice déléguée syndicale CFDT relevant de la CCNT du 15 mars 1966. Les sommes demandées au titre de rappel des salaires pour surveillance de nuit et de congés payés afférents ont servi de base au chiffrage des dommages et intérêts accordés par la Cour à la salariée au motif de préjudice subi par la fatigue occasionnée et de ses conséquences sur son activité professionnelle ; pas moins de 104 atteintes pour la période de 2002 à 2005 au bénéfice du repos quotidien (article L 220-1 du Code du travail et directive européenne n° 93/104 du 23 novembre 1993).
18:38 Publié dans Heures d'équivalence 2007 | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : heures d'équivalence, CC66












Commentaires
quelles stratégies doit on mettre en place dans nos établissements, fonctionnant encore avec des educateurs en chambre de veille,nous respections les amplitudes pour le total semaine, mais nous travaillions de 17h à 9h une fois par semaine sur des unités isolées. un éducateur pour 10 jeunes.. ( 9heures de nuit rémunérées 3h)Nos salaries ne sont pas prêt à modifier leurs emplois du temps ,( aucun horaires coupés, regroupement d'horaires) avec l'accord de la délégation unique, peut on se donner quelques mois pour appliquer à la lettre ce décret. nous sommes à la recherche de fiche de poste veilleur de nuit, et grille de salaire, convention 51 merci
Écrit par : sophie | samedi, 27 janvier 2007
Bonjour sophie,
si tout le monde est d'accord vous pouvez très bien continuer comme ca ...même si vous êtes dans l'illégalité.
je te rappelle que chaque heure en chambre de veille doit être considérée comme temps de travail effectif pour la prise en compte dans l'horaire, mais rémunérée sur la base des heures d'équivalence.
l'amplitude de 17h à 9 h correspond à 16h ce qui est complètement illégal, l'amplitude maximale étant de 10h !!! même si ce n'est qu'une fois par semaine...
un seul salarié peut contester cette application et attaquer devant les prud'hommes et crois moi il y a quand même des sommes importantes à gagner...
@+
Écrit par : CFDT | dimanche, 28 janvier 2007
Sophie voici un exemple de fiche de poste, à chaque établissement de créer la sienne en fonction de sa réalité...
GENERALITES
1/ Assure la sécurité des résidents.
2/ Dispense sur conseil du médecin ou prescription médicale une médication d’urgence.(Efferalgan, Spasfon, Somnifère).
3/ Apporte un soutien psychologique en réponse aux demandes et inquiétudes d’un ou plusieurs résidents.
4/ Veille à garantir le confort des résidents.
5/Est chargé de l’entretien d’une partie du linge et autre.
1/ Assure la sécurité des résidents.
-Fermer à clé toutes les ouvertures donnant sur l’extérieur.
-Vérifier les espaces de circulation.
-Connaître le fonctionnement de l’alarme incendie.
-Avoir à porter de mains le téléphone et les numéros d’urgences.
-Avoir pris connaissance de la personne d’astreinte et du médecin de garde.
-Ronde toutes les 2 heures.
2/ Dispense sur conseil du médecin ou prescription médicale une médication d’urgence.
-Lors des transmissions, faire le point sur l’état de santé de tous les résidents.
-Avoir pris connaissance des prescriptions médicales de nuit comme les somnifères en cas d’insomnie.
-Avoir pris connaissance des changements de traitement éventuel.
3/ Apporte un soutien psychologique en réponse aux demandes et inquiétudes d’un ou plusieurs résidents.
-Aide le résident à retrouver calme et sérénité.
-Le sécurise par sa présence.
-L’écoute, lui parle.
-Le raccompagne dans sa chambre.
-Prise en compte des caractéristiques individuels de chaques résidents.
4/ Veille à garantir le confort des résidents.
-Vérifier le chauffage dans chaque chambre.
-Prise en charge des résidents qui ont des problèmes d’incontinence.
-Est chargé de l’hygiène permettant le confort du résident . (Changer ses draps, les mettre à laver, effectuer sa toilette,...)
-Préparer le petit déjeuner;
5/Est chargé de l’entretien d’une partie du linge et autre.
-Tri du linge le dimanche, lundi et jeudi.
-Mise en route des machines à laver à chaque fois que nécessaire jusqu’à 00h00 puis les mettre à sécher, plier ,( Il ne doit pas y avoir de linge sale le matin à traîner).
-Prise de température des 2 frigos et le congélateur du pavillon A vers 7 heures.
-Ouverture du portail.
-Ecriture des transmissions et en faire un résumé oral à l’équipe de jour;
Écrit par : CFDT | dimanche, 28 janvier 2007
je travaille dans un village d enfants en internat HEBDOMADAIRE du lundi 10h au lundi suivant qu en est il pour nous au sujet des heures de nuit et de l amplitude????
Écrit par : virginie | jeudi, 08 février 2007
Virginie: il me faut plus de détail (de quelle heure à quelle heure, quels jours, quels repos hebdomadaire...) pour les nuit la loi est la même pour tout le monde, tu trouveras tous les renseignements sur ce blog, idem pour les amplitudes...Dans l'attente de tes précisions, @+ phil
Écrit par : phil | jeudi, 08 février 2007
rythme de travail en 7/7 c est a dire: une semaine de travail sans repos du lundi matin(vers 10h) au lundi suivant meme heure puis 7jours de recuperation. CC51 Nous disposons d'une chambre de veille. Lorsque les enfants sont a l'ecole, reunion synthese courses etc..... pas d'heure de nuit payée les dimanches et jours feries sont remuneres plus.
Écrit par : virginie | jeudi, 08 février 2007
virginie:
je ne comprends pas: est-ce que tu travailles sans arrêt pendant 7 jours?!!!!puis tu as 7 jours de récupération! si c'est ça c'est complètement fou et illégal! envoie moi un planning type mais à mon avis vous avez du souci à vous faire....
Écrit par : phil | jeudi, 08 février 2007
oui c'est notre rythme de travail a la fondation "le mouvement pour les villages d'enfants" idem a l'association "SOS" se sont des villages d'enfants.Nous avons un statut d'educateur familial (reconnu nulle part!!) Exemple: semaine 1 travaillée
semaine 2 recup
semaine 3 travaillée et ainsi de suite
semaine 4 recup et ainsi de suite Pourquoi avons nous du soucis a envisager??
Écrit par : virginie | jeudi, 08 février 2007
parce que ce statut ne correspond à rien, vous êtes des salariés et votre employeur quelqu'il soit doit respecter la législation.... Donc s'il faut tout remettre en ordre....mais visiblement les éducateurs "familiaux" y trouvent leur compte !
Écrit par : phil | jeudi, 08 février 2007
donc lundi je peux aller voir mon employeur pour lui mettre sous le nez ce decret? amplitude + heures de nuit? merci tres sympa ton blog je le garde dans mes favoris a plus
Écrit par : virginie | jeudi, 08 février 2007
Lundi, comme tu es courageuse, tu vas lui parler de tout ça et tu me racontera....parle lui d etout pas que du décret, vient lui faire découvrir le blog...;°)
Écrit par : phil | jeudi, 08 février 2007
ben oui lundi je recommence ma semaine d'esclavage faut bien bosser!!!! Mais je cherche ailleur. si ce decret s'applique partout y a pas de raison que les villages soient epargnés si? c'est une mecs a plus
Écrit par : virginie | vendredi, 09 février 2007
Virginie, tout le monde a envie de bosser! heureusement ! par contre on doit pouvoir bosser et être respecter et pouvoir bénéficier d'une vie personnelle équilibrée...ce que ne respecte pas ton employeur! dans quel état es-tu au bout d'une semaine? quelle qualité du travail? c'est bien peut-être d'avoir une semaine d econgé mais à quel prix... Les éduc ne doivent pas tout accepter. souvent ce type de structure embauche des personnes pas ou peu qualifiées ! bon courage pour la suite...
Écrit par : phil | vendredi, 09 février 2007
effectivement je ne suis pas diplomée mais je fais mon boulot avec du bon sens ce qui manque quelque fois aux educ labellisés!!! merci pour le courage j en regorge toutefois les nouveaux decrets s'appliquent apparament a tout le social et je vais en informer ma direction qui a l'air de faire l'autruche. Merci
Écrit par : virginie | vendredi, 09 février 2007
bonjour je vous avais déjà contacté, il y a quelques temps.
Vous nous aviez conseillé de prendre RDV avec la section du Mans. Nous y sommes allées hier. La dame qui nous a reçu nous a dit qu'elle n'était pas tres au point avec la législation des heures d'équivalence. D'ailleurs je crois qu'elle
va vous contacter. Lundi nous avons rdv avec un conseiller juridique. Nous n 'arrivons pas à comprendre comment on peut palier 1h pour 1h sur le planning et pas sur le bulletin de salaire. Nous faisons 1 à 2 nuits par semaine donc forcément,
en heure effective nous avons énormément d'heures ce qui veut dire que nous devrions avoir plus de repos, mais alors du coup nous avons tres peu d'heures payées? Et que veut dire 48h hebdomadaires sur 1 période de 4 mois consécutifs?
Nous sommes annualisées, est ce que cela change quelques choses? Ah au fait nous sommes 5 infirmières dans un centre pour enfant polyhandicapé dont 1 qui n 'est pas à plein temps.Je vous remercie
Écrit par : martine | vendredi, 09 février 2007
j'espère que la personne va me contacter....c'est vrai que lorsque l'on n'est pas dans le milieu, c'est très difficile à comprendre même pour moi. j'ai vu notre avocat cette semaine, nous avons plus de 30 salariés sur différentes structures qui saisissent le CPH. nous avons déjà une décision d'appel qui nous donne raison! 48h c'est l'amplitude hebdomadaire maximum effectivement de moyenne sur 4 mois mais notre accord de branche dit 44h maxi de plus en plus compliqué! l'annualisation ne change rien à tout ça.... on se tient au courant et appelez moi mardi...de toute facon nous aurons des conclusions précises de l'avocat: payé au SMIC minimum, retroactivité, repos non pris...
@+ phil
Écrit par : phil | vendredi, 09 février 2007
Virginie, je n'ai absolument pas pensé que tu ne mettait pas de sens à ton travail parce que tu n'étais pas diplomée! bien au contraire! Raconte moi l'autrruche la semaine prochaine ;°)
Écrit par : phil | vendredi, 09 février 2007
ok je donnerai des news a mon retour. bon w.end.
Écrit par : virginie | vendredi, 09 février 2007
bonjour
je travaille dans un établissement scolaire privé sous contrat avec l'Etat.
Je fais 2 nuits d'internat : 16 h 50 à 8 h ( fois 2 )
+ 12 h 45 en externat collège
Combien d'heures hebdomadaires fais je réellement ?
Écrit par : boulie romuald | vendredi, 16 février 2007
romuald tu as fais :
2 fois 16h5O soit 32h20
+ 12h45 soit au total 35h05
de travail effectif .... @+
Écrit par : phil | vendredi, 16 février 2007
salut phil,
je ne comprends pas , je suis complétement perdu.
Comment calcule t'on ?
Écrit par : romuald | vendredi, 16 février 2007
Romuald, ce n'est vraiment pas simple, tu comptes toutes les heures travaillées incluant la période d'équivalence pour calculer la durée de ton temps de travail ...tu verras à partir de ce moment là que l'amplitude n'est pas respectée, les temps de pause etc... va sur la première page de mon blog il y a des explications...http://www.guilloud.fr/
Écrit par : phil | samedi, 17 février 2007
oK merci pour ta réponse
mais alors je fais 45 h 05 par semaine et non du 35 h 05
il y a un probleme ?
@+
Écrit par : romuald | samedi, 17 février 2007
Romuald:
le problème est que l'accord de branche prévoit premièrement une durée maximale de 44h/semaine et qu'avec ce rythme tu dois être a plus de 151h67 à la fin du mois! donc heures supp....
Écrit par : phil | dimanche, 18 février 2007
merci pour ta réponse phil,
est ce que j'honore mon contrat de travail 39 h / semaine en faisant 45 h ( calcul heure par heure ) et ne faisant que 35 h rémunéré ?
Écrit par : romuald | lundi, 19 février 2007
Romuald:
tout d'abord tu dois faire 35h/semaine! il faut voir ensuite si tu es annualisé ou en cycle et que ta myenne est bien 35h/semaine! le reste ce sont des heures sup!
Écrit par : phil | lundi, 19 février 2007
bonjour Phil; je me suis renseignée aupres de la direction, ce decret ne nous concerne pas nous ne sommes pas annualisés! c'est bien dommage.
Écrit par : virginie | mardi, 20 février 2007
pour virginie: qu'est-ce que c'est cette histoire d'annualisation? est-ce moi qui t'ai dit des bétises? le régime des heures d'équivalence s'applique pour tous les saalriés annualisés ou pas! encore de l'intox! bien sur que tu es concernée! @+ phil
Écrit par : phil | mardi, 20 février 2007
bonsoir phil le chef de service a pourtant ete tres clair seules
les personnes travaillant a 35h sont concernees chez nous comment faire alors?
Écrit par : virginie | mercredi, 21 février 2007
Virginie: il y a quelque chose qui ne va pas ! si les éduc font des nuits avec des heures d'équivalence, ils sont bien évidemment concernés!
donc une solution: poser la question par les DP de manière naïve:
"quelle durée de travail effectif est prise en compte dans les planning des éducateurs qui font des nuits?" l'employeur a 6 jours pour répondre sur le registre des DP! après tu me donne sa réponse! courage et te laisse pas berner!
Écrit par : phil | mercredi, 21 février 2007
Merci beaucoup phil pour toutes tes réponses
Écrit par : romuald | mercredi, 21 février 2007
Bonjour, je démarre en MECS et je tombe en pleine négociations salariales. Actuellement nous travaillons sur une bese de 35h, je travaille dans un village SOS comme Virginie, je suis aide familialle et je travaille normalement 2 nuits par semaine en remplacement des responsables familialles qui font 5 jours non stop par semaine. Elles sont, elles en décompte jour... Notre direction et CA cherche à nous faire passer également en décompte jour....
Qu'en pensez-vous et que pouvons nous faire?
Merci de votre réponse
Écrit par : huy dominique | samedi, 24 février 2007
Pour dominique:
je ne sais pas ce qu'est ce système décompte jour, mais comme pour Virginie, j'ai l'impression que l'on vous utilise et que le respect des textes n'est pas la préoccupation première de vos dirigeants! les amplitudes maxi, la durée quotidienne, les repos sont les même pour tout le monde!
@+ phil
Écrit par : phil | dimanche, 25 février 2007
Vous pouvez m'appeler 0478279326 lundi 26 février ce sera plus facile...
Écrit par : phil | dimanche, 25 février 2007
merci de me dire ce qu'il en est our les heures d'équivalence de nuit en veille en ce qui concerne les temps partiel.
je suis veille en chambre en tant que surveillante d'internat de 21h30 à 7h30 puis travail effectif de 7h30 à 8h3O
il me compte 3 heure pour la veille, je suis donc a temps partiel 20 h par semaine mon employeur OGEC e dis que je ne suis pas concernée par le nouveau decret car je suis pas a plein temps qui me ferait obtenir 5 heure d'équivalence au lieu de 3.merci
Écrit par : zollet | lundi, 26 février 2007
Pour Zollet: je répète et redis que le système des heures d'équivalence est interdit pour les temps partiels:
conclusion: ton employeur te roule dans la farine! calcul ce que tu peux gagner sur 5 ans !
et cela n'a rien à voir avec le nouveau décret!
SOC.
COUR DE CASSATION
Audience publique du 29 juin 1999
Rejet
M. GÉLINEAU-LARRIVET, président
Arrêt n° 3341 P+B+R
Pourvois n° K 97-41.567 JONCTION
V 97-44.382
A 97-45.376
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
(EXTRAITS)
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : (...)
En présence de :
1. l'ADPEP de l'Indre,
2. de la Fédération nationale de l'Action sociale FO,
3. de M. le ministre du Travail et des Affaires sociales,
(...)
Attendu que M. Auffrère et quatorze autres salariés ont été engagés dans trois établissements distincts, en qualité d'éducateurs, par l'Association départementale des pupilles de l'enseignement public de l'Indre (ADPEPI) qui gère un institut médico-éducatif ; qu'ils doivent assurer une présence de nuit dans ces établissements en chambre de veille ; qu'en soutenant que ce travail de nuit doit être considéré comme du travail effectif, ils ont saisi la juridiction prud'homale en réclamant le paiement de rappel de salaires ;
(...)
Attendu que l'ADPEPI et le département de l'Indre font grief à l'arrêt attaqué d'avoir condamné l'ADPEPI à payer aux salariés des sommes à titre de rappel de salaire et d'indemnité de congés payés, alors, selon les moyens de l'ADPEPI, que premièrement l'article 16 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées dispose que " les conventions collectives de travail, conventions d'entreprise ou d'établissement et accords de retraite applicables aux salariés des établissements ou services à caractère social ou sanitaire à but non lucratif dont les dépenses de fonctionnement sont, en vertu de dispositions législatives ou réglementaires, supportées en tout ou en partie, directement ou indirectement, soit par des personnes morales de droit public, soit par des organismes de sécurité sociale, ne prennent effet qu'après agrément donné par le ministre compétent après avis d'une commission où sont représentés des élus locaux et dans des conditions fixées par voie réglementaire. Ces conventions s'imposent aux autorités compétentes pour fixer la tarification " ; qu'en vertu de ce texte, la Convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 n'ayant pu prendre effet qu'après son agrément par le ministre compétent, ce qui lui confère le caractère d'un acte administratif, méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs et viole la loi des 16-24 août 1790 et le décret du 16 fructidor an III, l'arrêt attaqué qui " écarte " certaines dispositions de cette convention collective instituant un système d'horaire d'équivalence pour le personnel éducatif appelé à assurer en chambre de " veille " la responsabilité d'une surveillance nocturne et condamne l'ADPEPI à verser des salaires non prévus par ladite convention collective, donnant ainsi effet à des dispositions conventionnelles non agréées ; que de plus, en procédant de la sorte, l'arrêt attaqué a également directement violé la décision ministérielle d'agrément, en méconnaissance de nouveau du principe de la séparation des pouvoirs et en violation de la loi des 16-24 août 1790 et du décret du 16 fructidor an III ; alors deuxièmement qu'en vertu de l'article 16 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 précité, ainsi que le faisait valoir l'ADPEPI dans ses conclusions d'appel, les dispositions de la convention collective précitée ne pouvant prendre effet qu'après avoir fait l'objet d'un agrément du ministre compétent, viole les dispositions d'ordre public dudit article 16 de la loi du 30 juin 1975, l'arrêt attaqué qui écarte certaines dispositions de cette convention collective instituant un système d'horaire d'équivalence pour le personnel éducatif appelé à assurer en chambre de " veille " la responsabilité d'une surveillance nocturne et condamne l'association à verser des salaires non prévus par cette convention collective, en donnant effet à des dispositions ne résultant pas d'une convention collective agréée ; alors troisièmement que l'article L. 212-2 du Code du travail résultant de la loi n° 93-1313 du 20 décembre 1993 dispose que des décrets fixent notamment les conditions de recours aux astreintes et prévoient qu'il peut être dérogé par convention ou accord collectif étendu ou par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement aux dispositions de ces décrets ; qu'il s'ensuit que, l'article L. 212-2 ne comportant pas lui-même aucune disposition afférente aux conditions de recours aux astreintes et aucun décret régissant les conditions de recours aux astreintes n'ayant encore été publié à la date des faits litigieux, viole le texte précité l'arrêt attaqué qui considère, en méconnaissance de la jurisprudence de la Cour de Cassation, que le régime d'équivalence institué par la Convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 serait inapplicable parce que ladite convention collective a fait l'objet d'un agrément par arrêté ministériel mais non d'une extension par arrêté ministériel ; que fait une fausse application de l'article L. 132-4 du Code du travail l'arrêt attaqué qui, pour vérifier si le système d'équivalence prévu par la Convention collective nationale du 15 mars 1966 est, au moins aussi favorable que le système légal, assimile à un travail éducatif le temps pendant lequel l'éducateur prend son sommeil, compare le régime conventionnel spécifique de l'éducateur, non pas au régime légal, mais à celui résultant de dispositions de la convention collective appliquées hors de leur champ d'application, omet de prendre en considération le fait qu'il est attribué aux éducateurs par la convention collective un congé supplémentaire de 18 jours par an, ainsi qu'une bonification indiciaire spécifique et des primes significatives, notamment pour tenir compte des sujétions d'internat dont les astreintes de nuit font partie intégrante ; et que, plus subsidiairement, ayant écarté l'application des dispositions conventionnelles relatives au système d'équivalence propre au personnel éducatif appelé à assurer en chambre de " veille " la responsabilité d'une surveillance nocturne, viole encore ladite Convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966, l'arrêt attaqué qui condamne l'employeur à la rémunération complète de chaque heure de surveillance nocturne, non selon le SMIC, mais selon les barèmes de la convention collective ainsi appliqués à des hypothèses non prévues par celle-ci ; que, de surcroît, méconnaît le principe " à travail égal, salaire égal " et viole les articles L. 140-1 et suivants du Code du travail l'arrêt attaqué qui consacre la solution selon laquelle le temps passé par un personnel éducatif à dormir la nuit dans une chambre de " veille " devrait être rémunéré au même tarif que le temps de travail effectif de jour d'un personnel éducatif ; alors, selon le moyen du département, qu'une convention collective applicable dans l'entreprise peut déroger aux dispositions de droit commun relatives à l'aménagement et à la répartition des horaires de travail et aux conditions de recours aux astreintes ; qu'une telle convention peut ainsi établir dans l'entreprise par dérogation au principe de l'assimilation des heures d'astreinte aux heures de travail effectif, un régime d'horaires d'équivalence des heures de veille effectuées par les salariés ; que tout en admettant l'applicabilité aux établissements de l'ADPEPI de la Convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966, la Cour d'appel a cependant décidé que l'article 11 de l'annexe 3 de cette convention établissant un régime d'horaires d'équivalence des heures de veille des personnels éducatifs, ne pouvait déroger au droit commun de l'assimilation des heures de veille aux heures de travail effectif ; qu'en statuant ainsi, elle a violé les articles L. 132-4, L. 212-2 et L. 212-4 du Code du travail et l'article 1134 du Code civil ;
Mais attendu, d'abord, qu'un horaire d'équivalence ne peut résulter, en dehors du cas où il est prévu par un décret conformément aux dispositions de l'article L. 212-4 du Code du travail, que d'une convention ou d'un accord dérogatoire conclu en application de l'article L. 212-2 du même code ; qu'une telle convention ou un tel accord ne peut être, d'une part, qu'une convention de branche ou un accord professionnel ou interprofessionnel étendu, d'autre part, qu'une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement soumis aux dispositions de l'article L. 132-26 du Code du travail ; qu'une convention collective agréée ne remplit pas ces conditions ; que la Cour d'appel ayant relevé que la Convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 n'avait fait l'objet que d'un agrément, a décidé, à bon droit, qu'elle ne pouvait valablement édicter un horaire d'équivalence ;
Attendu, ensuite, que la Cour d'appel a constaté, d'une part, que les salariés devaient effectuer des heures de présence la nuit dans une chambre spécialement mise à leur disposition sur le lieu du travail afin de répondre à tout moment à toute sollicitation émanant soit des pensionnaires de l'établissement, soit des veilleurs de nuit, d'autre part, que leur intervention pouvait recouvrir un aspect éducatif et répondait aux besoins et à l'activité de l'association qui est d'accueillir des mineurs et des jeunes adultes déficients intellectuels ; qu'en l'état de ces constatations, elle a exactement décidé que ces heures de surveillance de nuit au cours desquelles les salariés devaient se tenir à la disposition de l'employeur et se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles constituaient un temps de travail effectif qui devait être rémunéré comme des heures normales de travail en tenant compte, le cas échéant, des majorations pour heures supplémentaires prévues par la convention collective applicable sans que puisse être opposé aux salariés un régime conventionnel d'heures d'équivalence qui leur était moins favorable ;
Attendu, enfin, que le principe " à travail égal, salaire égal " ne saurait conduire à réduire la rémunération d'un salarié au motif qu'un autre salarié assurant un travail d'une valeur supérieure percevrait la même rémunération ;
D'où il suit que les moyens ne sont pas fondés ;
PAR CES MOTIFS :
DÉCLARE le pourvoi n° k 97-41.567 de l'ADPEPI irrecevable ;
(...)
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-neuf juin mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.
Écrit par : phil | lundi, 26 février 2007
Bonjour ,je voulais savoir si vous aviez des nouvelles du conseil d'état par rapport aux heures d'équivalence.
Merci
Écrit par : MARTINE | jeudi, 11 octobre 2007
je suis monitrice educatrice dans un foyer educatif depuis 20ans je travail la nuit 11h30 de presense 21h30 a 9h .de 22h30 a 6 h30 compte 3h .aujourd hui mon directeur veut regulariser notre situation. d'accord pour nous payer mais de 22h30 a 8h 30 et nous devons etre eveillees nous sommes des temps partiel , j'ai bien compris mais peut il nous imposer d'etre eveillees merci
Écrit par : magnan | mercredi, 17 octobre 2007
Magan, comme je l'ai déjà expliqué, les équivalences sont interdites pour les temps partiels! sur de gagner à 100 % au prud'homme @+
Écrit par : phil | mercredi, 17 octobre 2007
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