vendredi, 22 septembre 2006

Le Medef propose aux syndicats de discuter sur le contrat de travail

 

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Avec plus ou moins d'enthousiasme, les cinq principales centrales syndicales devraient se rendre à l'invitation que vient de leur adresser la présidente du Medef, Laurence Parisot.
Dans un courrier envoyé mercredi 20 septembre aux numéros un de la CFDT, de la CGT, de FO, de la CFTC et de la CGC, Mme Parisot propose la tenue d'une réunion au sommet dans les quinze jours, laquelle pourrait inaugurer un nouveau cycle de "refondation sociale", du nom des chantiers de négociation lancés en février 2000 par Ernest-Antoine Seillière et surtout Denis Kessler. Pour Mme Parisot, un tel rendez-vous permettrait de "marquer la capacité des partenaires sociaux à engager des discussions sur l'ensemble des sujets relevant de leur compétence, même dans une période électorale". Et, poursuit-elle dans son courrier, " de préparer les futures réformes qui pourraient concerner le fonctionnement du marché du travail".
Mme Parisot veut démontrer sa capacité à organiser le dialogue social en France. Son initiative intervient alors que le gouvernement s'apprête à en réformer les règles, en rediscutant notamment de la place respective accordée à la négociation et à la loi.

"L'ART ET LA MANIÈRE"
Trois thèmes sont proposés : "La remise à plat de l'assurance-chômage", "le contrat de travail", "la sécurisation des parcours professionnels". Si le dernier thème répond à une attente des syndicats, le Medef attend beaucoup de la discussion autour du contrat de travail, abordé sous l'angle de l'examen des "projets de contrat unique et des conditions de séparation (entre employeur et salarié)".
L'initiative de Mme Parisot a déjà rencontré l'assentiment de trois syndicats. François Chérèque, pour la CFDT, a fait savoir qu'il était "favorable". "Il est bon que les organisations patronales et syndicales confrontent leur conception de l'utilisation des contrats de travail et de la sécurisation des parcours professionnels", a-t-il indiqué. Idem pour la CGC comme pour la CFTC, attachée à la discussion sur le "nouveau statut du travailleur salarié".
Pour sa part, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a confié au Monde son scepticisme tout en affirmant que "l'objectif n'était pas de refuser l'invitation". "S'agit-il d'un affichage en période électorale qui ne laisserait pas de place à une négociation concrète ?", s'est-il interrogé.
Le plus réticent, Jean-Claude Mailly (FO), tient néanmoins à ne pas rester isolé. "Si tout le monde y va, on ira aussi, explique-t-il, mais je considère que ce n'est pas opportun et je me demande ce que l'on peut discuter sur le contrat de travail." Deux autres syndicats patronaux, l'UPA (artisans) et la CGPME (petites et moyennes entreprises) se sont dits "surpris" de ne pas avoir été associés à la conception de ce rendez-vous. De son côté, le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, a jugé qu'avec cette initiative les partenaires sociaux étaient "dans leur rôle". "Cette première réunion est plus destinée à faire un état des lieux qu'à négocier", a-t-il toutefois ajouté. Avant d'inviter Mme Parisot à "faire attention à l'art et à la manière".
Le Monde.

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23:06 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : medef, CFDT, CGT

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