vendredi, 02 juin 2006

Lundi de Pentecôte - 5 juin 2006

La CFDT maintient le cap

Le lundi de pentecôte doit être non travaillé

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Comme l’an passé, la CFDT s’oppose à la suppression du lundi de Pentecôte de la liste des jours fériés. Ce mode de financement de la dépendance est injuste parce qu’il repose essentiellement sur la contribution des salariés. De plus ce choix était motivé par une posture idéologique de remise en cause de la réduction du temps de travail.

La CFDT défend un financement solidaire de la dépendance sur l’ensemble des revenus.

Pour le 5 juin 2006, la CFDT maintient sa position : tout faire dans les entreprises pour que cette journée ne soit pas travaillée sans que cela coûte aux salariés.

Faute de revoir la loi pour instaurer un financement plus juste, les inégalités perdureront entre ceux qui ont cette journée prise en charge par leur employeur, ceux dont les organisations syndicales ont pu négocier la mise en œuvre et ceux qui n’auront que le choix de travailler ce jour.

L’objectif de la CFDT reste bien la mise à plat complète des conditions de financement de la dépendance.n

Déclaration de Rémi Jouan, secrétaire national © CFDT (communiqué de presse mis en ligne le 1er juin 2006)

Même la présidente du Medef, Laurence Parisot, dénonçait vendredi «l'incohérence économique» du gouvernement à propos de la journée de solidarité. ... elle s'est étonnée qu'on puisse «dire à la fois aux entreprises françaises "travaillez le lundi de Pentecôte" et décider par décret ministériel d'interdire les transports ce jour-là. [...]Cela veut dire que les entreprises doivent travailler, mais ne pourront pas livrer.» Pour Laurence Parisot, l'Etat donne en outre le mauvais exemple puisque «les Postes seront fermées et l'Education nationale n'accueillera pas les élèves.»

 


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