vendredi, 19 mai 2006
Historique de la journée dite de "solidarité"
Le 03 novembre 2003, après la canicule meurtrière de l’été 2003, le premier ministre décide que les salariés devront désormais travailler le lundi de pentecôte pour financer les aides aux personnes dépendantes et aux personnes handicapées. Compte tenu des délais de mise en œuvre cette loi est annoncée pour le premier juillet 2004.

Nous agissons pour formaliser une déclaration commune des organisations syndicales, elle s’est concrétisée le 20 novembre 2003.
Dans le même temps nous avons tenté de lancer une initiative commune pour réagir sur cette journée. Sans réponse, nous avons alors lancé notre propre pétition sur le sujet,
Le 27 novembre. Une expression de François CHEREQUE, « Pentecôte, l’injuste suppression », est diffusée dans le journal Libération du 11 décembre 2003. Il y dénonce le principe et la méthode.
Le 16 décembre 2003, une déclaration commune des organisations syndicales sur le sujet est diffusée,
Le 17 décembre une réaction commune des organisations syndicales et de la mutualité française. La même chose a été faite par les conseils d’administration de la CNAM, de la CNAV, de la MSA, de l’ACOSS.
Puis le débat parlementaire s’est déroulé, malgré autres interventions, articles, le retour de nos 50 000 pétitions nationales, le 30 juin «la loi relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées», est votée.
Le début d’année 2005, est marquée par les nombreuses manifestations sur les 35 heures (l’exemple de la suppression du lundi de pentecôte est à chaque fois évoqué) les 5 février, 10 mars, 4 avril.
Déclaration du BN le 22 février 2005 ;
Le 12 Avril 2005, La CFDT appelle ses militants, ses adhérents, à faire du lundi de la pentecôte, une journée d’initiatives et d’actions pouvant aller jusqu’à la grève.
A l’approche du 16 mai, la réalité de cette loi se concrétise pour les salariés, les déclarations se durcissent et les positions se cristallisent de nouveau.
Le 16 mai 2005, connaît un tel succès, que le premier ministre décide de mettre en place une commission parlementaire destinée à faire le bilan de cette journée.
Le 19 juillet 2005, présentation du rapport LEONETTI. Il reconnaît la nécessité de rechercher un effort mieux réparti sur l’ensemble des citoyens sans en tirer les conclusions nécessaires. La loi ne sera pas changée, seules les modalités d’applications seront assouplies.
Le 22 novembre 2005, la DRT édite une circulaire permettant le fractionnement de ces 7 heures de travail supplémentaires.
23:10 Publié dans Lundi de Pentecôte | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat










Commentaires
J'avoue être d'accord, cela fait toujours plaisir, toi qui connait les droits des salariés, tu pourrais éventuellement me renseigner sur les droits des assistants d'éducation?
Je trouve que le statut est assez injuste à bien des égards...
:o)
Écrit par : la chroniqueuse | dimanche, 21 mai 2006
pas de problème dès le week end terminé je m'occupe de ton cas @+
Écrit par : philippe | dimanche, 21 mai 2006
bonsoir "chroniqueuse" engagée, peux tu me préciser les questions sur les droits asistants éducation, j'ai mis un lien pour ton blog! @+
Écrit par : philippe | dimanche, 21 mai 2006
Ca y est je viens de mettre en ligne le guide des assistants d'education coté gauche en bas de page! bon courage
@+ Phil
Écrit par : philippe | dimanche, 21 mai 2006
Merci bcp...
Écrit par : la chroniqueuse | lundi, 22 mai 2006
C'est encore moi, en fait ce que j'aurais voulu savoir est simple. J'envisage de ne pas renouveler mon contrat qui expire octobre prochain, je voulais savoir comment toucher mes droits, enfin si je peux...
Écrit par : la chroniqueuse | lundi, 22 mai 2006
peux tu m'en dire un peu plus: tu étais en CDD? CDI? démission...
si fin de contrat tu as droit à l'indemnité d eprécarité, congés payés et aux ASSEDIC.
@+ phil
Écrit par : philippe | lundi, 22 mai 2006
En fait mon contrat est un CDD de trois ans, et se termine en octobre, on me propose de le renouveler mais je ne veux pas pour pouvoir me consacrer à 100% à mon concours. Je veux savoir si malgré tout j'ai droit aux assedic, et surtout en étant étudiante?
(merci encore)
Écrit par : la chroniqueuse | lundi, 22 mai 2006
Une fin de contrat à durée déterminée (CDD) ouvre droit aux Assedic même si tu as refusé un renouvellement de ce contrat ou une embauche définitive.
Si tu ne veux pas poursuivre ton contrat jusqu'à sa date de fin, il vaut mieux s'orienter vers une négociation avec ton employeur pour une rupture anticipée d'un commun accord de votre CDD. Non seulement tu seras en règle avec votre employeur mais tu seras admissible au chômage si tu remplis la durée d'activité exigée.
oui pour Assédic
Écrit par : philippe | lundi, 22 mai 2006
Merci beaucoup pour ces renseignements!!
Écrit par : la chroniqueuse | lundi, 22 mai 2006
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