dimanche, 09 avril 2006

Réunion sur le CPE à l'Elysée lundi, tractations en coulisses

PARIS - Les discussions sur le contrat première embauche sous l'oeil des caméras ont laissé ce week-end la place à des consultations tous azimuts en coulisses, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy cherchant chacun de leur côté le moins mauvais scénario de sortie de crise.

 

L'Elysée a fait savoir en fin de journée samedi que la décision serait prise lundi matin à l'issue d'une réunion présidée par Jacques Chirac en présence du Premier ministre et du président de l'UMP.

 

 

"ABROGATION N'EST PAS UN MOT GROSSIER"

 

 "En résumé, il y a deux solutions: le remplacement, dont les détails seront finalisés plus tard, ou ... pas de sortie de crise", estime un proche du président de l'UMP. "Plus une crise est longue dans le temps, plus les marges de manoeuvre se réduisent."

 

Ces atermoiements sur la forme et le fond laissent les syndicats de marbre, qui s'en tiennent à leur exigence de retrait pur et simple du CPE, et font le miel du Parti socialiste.

 

"Ce que l'on veut c'est que le CPE disparaisse et qu'il ne s'applique jamais. La méthode choisie pour que le CPE disparaisse et qu'il ne s'applique pas sera la bonne", a expliqué samedi François Chérèque(CFDT), mettant au même rang abrogation et retrait.

 

"Le mot abrogation n'est pas un mot grossier, un mot tabou, c'est le seul qui est adapté", a renchéri le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, en clôture des Etats généraux du PS, délocalisés à Rennes.

 

Sur le terrain, les anti-CPE ne relâchent pas la pression, soucieux de démontrer que les vacances de Pâques, qui ont débuté vendredi pour les académies de Paris et de Bordeaux, ne changeront pas la donne.

 

D'ores et déjà, l'UNEF, la FIDL et l'UNL ont appelé à une nouvelle journée de manifestations dans toute la France mardi.

 

Après une manifestation place Bellecour, la coordination étudiante s'est réunie samedi ...

medium_4_avril_206_035.jpg

Écrire un commentaire